Immobilier : mandat de vente simple, exclusif… quelles différences ?


Mandat exclusif, semi-exclusif ou simple... Différentes formules permettent de déléguer à un agent immobilier la recherche d'un acheteur. Laquelle choisir pour vendre sa maison ou son appartement dans les meilleures conditions ?  

Les mandats de vente proposés dans les agences immobilières

Au moment de vendre son logement, l’objectif est simple : trouver un acheteur dans les meilleurs délais et au meilleur prix. Pour y parvenir, les professionnels de l’immobilier proposent plusieurs mandats, chacun avec ses avantages et inconvénients.

Attention : Chaque agence peut nommer les mandats qu’elle propose comme elle le souhaite. Il est donc indispensable de bien comprendre leurs caractéristiques avant de signer.

• Mandat exclusif

Le contrat est confié à un professionnel, et un seul. En échange de quoi, celui-ci met tout en œuvre pour dénicher un acquéreur. Pendant la période d’engagement, impossible de s’adresser à quelqu’un d’autre ou de déposer une annonce sur Leboncoin ou PAP.fr. L’ordre de vente peut néanmoins être partagé au sein d’un réseau d’agences immobilières.

Point fort de cet arrangement, il suscite davantage de motivation chez l’agent immobilier qu’un mandat simple. Il dure habituellement trois mois, sans possibilité de le remettre en cause en cours de route. Ce délai peut se négocier pour le raccourcir. Une fois l’exclusivité passée, le contrat peut être dénoncé à tout moment par le client, dans le respect d’un délai de prévenance de quinze jours. A l’inverse, si le mandat prévoit une tacite reconduction de trois mois par exemple, le contrat peut être dénoncé par le client, comme le rappelle la Cour de cassation dans un arrêt rendu le 3 novembre 2016.

Attention : Si vous dérogez au mandat exclusif, il faut payer les honoraires prévus (6 à 7% du prix en agence, 3 à 5% dans les réseaux de mandataires).

Une fois la transaction conclue chez le notaire, la commission convenue dans le mandat doit être payée. La promesse de vente peut cependant faire porter cette charge sur l’acquéreur.

• Mandat semi-exclusif

Pour garder un peu de liberté tout en responsabilisant l’agent, le mandat semi-exclusif s’avère un bon compromis. Un seul professionnel s’occupe de la vente mais trouver un acheteur sans recourir à ses services reste possible, en passant une annonce sur un site de vente entre particuliers notamment. Et ce sans risquer de devoir dédommager l’agent, à moins qu’une clause n’indique le contraire.

Problème : l’acheteur peut avoir vent de l’annonce de deux façons. Et si l’agent lui met la main dessus en premier, il lui fait normalement signer un bon de visite l’interdisant de conclure la transaction sans son intermédiaire. Conséquence, la commission devra être acquittée quoiqu’il arrive.

Attention : Traditionnellement, les mandats précisent que si vous trouvez un acheteur par vos propres moyens, vous devez le signaler.

• Mandat simple

Avec ce contrat, vous confiez la vente à de multiples professionnels tout en passant des annonces. Vous payez des honoraires seulement si l’une des agences fait aboutir la transaction.

L’annonce est ainsi plus largement exposée. Du moins en théorie, puisque les professionnels, conscients que la vente a de bonnes chances de leur échapper, se mobilisent moins. Autre souci, il est plus difficile de défendre son prix de vente lorsqu’on a trouvé un acheteur potentiel. Celui-ci peut faire jouer la concurrence entre agences pour faire baisser la note.

Attention : La règle du mandat semi-exclusif concernant un acheteur ayant signé un bon de visite prévaut également en mandat simple.

 

Mandat de vente : les informations indispensables

– Votre identité ;
– Les coordonnées des agences mandatées ;
– La durée du mandat ;
– Le prix de vente ;
– Le montant des honoraires d’agence.

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