Le simulateur officiel disponible sur impots.gouv.fr permet d’évaluer le montant de l’impôt sur le revenu et d’anticiper le taux de prélèvement à la source. Ce guide explique le fonctionnement de l’outil, aide à comprendre les résultats affichés et rappelle les limites de l’exercice de simulation.
À quoi sert le simulateur d’impôt 2026 ?
16,3 millions de simulations de calcul de l’impôt sur le revenu ont été réalisées en 2024 via l’outil officiel disponible sur le site impots.gouv.fr, selon le dernier rapport d’activité de l’administration fiscale. Ce recours massif au simulateur de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) démontre le besoin d’anticipation des contribuables avant la déclaration annuelle des revenus. L’outil permet, en effet, de répondre à plusieurs usages bien précis.
Anticipation du montant à payer ou du remboursement à venir
Effectuer une simulation d’impôt permet d’obtenir une estimation du solde de l’impôt 2026 portant sur les revenus de 2025. Trois situations peuvent se présenter :
- Un montant d’impôt sur le revenu à payer : si les prélèvements à la source effectués en 2025 ont été inférieurs à l’impôt réellement dû, un reliquat sera à régler. Selon le montant, cette somme sera prélevée par l’administration fiscale en une fois en septembre 2026 ou étalée sur quatre échéances (de septembre à décembre 2026), pour les montants supérieurs à 300 euros.
- Un montant de la somme à rembourser par l’administration fiscale : à l’inverse, si les acomptes ou les retenues à la source ont été trop élevés, ou si des réductions et crédits d’impôt ont été acquis, le contribuable bénéficie d’un remboursement. Ce trop-perçu est reversé par virement bancaire au cours de l’été 2026 (fin juillet ou début août).
- Un montant nul : dans certaines situations, il n’y a ni complément d’impôt à payer, ni remboursement à attendre. C’est le cas pour les contribuables non imposables, ou pour les foyers dont les prélèvements à la source retenus en 2025 sont égaux à l’impôt finalement dû.
L’intérêt de l’anticipation : réaliser une simulation dès le début d’année permet de connaître le montant d’impôt dû ou la somme à restituer par le fisc afin de mieux gérer sa trésorerie personnelle. En cas de solde important à payer, il devient possible d’ajuster son épargne de précaution (Livret A, LDDS, LEP…) en conséquence. Inversement, la confirmation d’un remboursement permet de valider l’impact de dépenses réalisées l’année précédente (frais de garde d’enfants, emploi à domicile, dons).
Arbitrage entre l’abattement de 10% et les frais réels
Utiliser le simulateur officiel disponible sur impots.gouv.fr permet, pour les personnes en activité, de calculer l’option la plus intéressante dans la déclaration de revenus pour la déduction des frais professionnels entre :
- l’abattement forfaitaire de 10% (appliqué par défaut)
- et la déduction des frais réels (appliquée sur option)
Simulation des frais réels : mode opératoire
Pour faire le meilleur choix, il faut :
- compiler toutes les dépenses réalisées au cours de l’année écoulée au titre des frais professionnels. Cette étape nécessite de connaître les règles de déduction spécifiques à chaque poste de dépense. À ce titre, il est utile de consulter les modalités de calcul et les exemples de déduction des frais de repas et des frais kilométriques afin de ne rien omettre lors de la saisie.
- réunir toutes les pièces justificatives (qui serviront pour la déclaration de revenus)
- lancer deux simulations (à effectuer avant de remplir sa déclaration de revenus annuelle) : une avec l’abattement de 10% calculé automatiquement par le simulateur et une seconde en optant pour la déduction des frais réels.
Analyse du gain fiscal entre les deux options
Le simulateur permet de connaître l’économie d’impôt réalisée en comparant les résultats des deux simulations effectuées. Pour cela, il convient de regarder la ligne « Montant restant à payer au titre de l’année 2025 ». Il faut ensuite noter les deux résultats sur un papier libre ou sur un fichier de type Excel : le simulateur ne permet pas de comparer directement les deux résultats.
Si le montant de l’impôt net est inférieur lors de la seconde simulation, l’option des frais réels s’avère avantageuse. Dans ce cas, il est recommandé de se préparer à la phase suivante, en s’informant précisément pour savoir comment déclarer ses frais réels dans les cases correspondantes du formulaire officiel, le moment venu.
Réintégration des remboursements et allocations de l’employeur
⚠️ Afin que la simulation soit rigoureuse pour le calcul de l’option pour les frais réels, il ne faut pas oublier de réintégrer dans les revenus imposables les éventuelles allocations pour frais professionnels ou remboursements de frais kilométriques ou d’autres frais professionnels versés par l’employeur. En effet, l’option pour les frais réels impose de déclarer ces sommes, contrairement à l’abattement forfaitaire de 10% où elles sont exonérées. L’omission de cette donnée fausse le calcul rendu par le simulateur et donc, in fine, l’arbitrage effectué en conséquence.
Ajustement du prélèvement à la source et des acomptes
L’outil officiel ne calcule pas le taux actuel mais celui qui sera appliqué automatiquement à partir du 1er septembre 2026. Il constitue tout de même un outil d’aide à la décision pour piloter son taux de prélèvement à la source.
Anticiper le nouveau taux de référence de septembre
Une fois la simulation réalisée, le résultat affiche le taux de prélèvement à la source applicable à compter de septembre 2026, calculé sur la base des revenus 2025.
Ce taux est celui que l’administration fiscale transmettra automatiquement à l’employeur à l’automne 2026. Connaître cette donnée dès le début de l’année permet de déceler immédiatement un écart avec le taux actuellement prélevé sur les revenus (salaires, retraites).
Pour les couples mariés ou pacsés, le simulateur permet également d’obtenir le futur taux foyer de prélèvement à la source (ou taux commun). Cette visibilité offre l’opportunité d’ouvrir une discussion au sein du couple sur la pertinence de conserver ou non le taux individualisé. S’ils souhaitent confirmer ce choix, les conjoints peuvent se rendre dans leur espace finances publiques (anciennement appelé espace particulier), au sein de la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ». Pour mieux cerner les enjeux, consulter notre article sur le prélèvement à la source pour un couple marié ou pacsé.
Ajuster son taux dès le début d’année pour optimiser sa trésorerie
Si la simulation fait apparaître un taux de prélèvement à la source futur nettement inférieur au taux actuellement appliqué, notamment en cas de baisse de revenus, il est inutile d’attendre le mois de septembre pour en bénéficier.
Le contribuable peut s’appuyer sur le résultat du simulateur pour demander, dès le début de l’année, une modulation à la baisse de son taux dans la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source » sur impots.gouv.fr. Cela permet de bénéficier d’un gain de trésorerie immédiat.
Piloter le montant des acomptes pour les revenus sans collecteur
Pour les travailleurs indépendants (titulaires de revenus de type bénéfices industriels et commerciaux – BIC – ou non commerciaux – BNC), les auteurs ou les bénéficiaires de revenus fonciers, l’impôt est prélevé directement sur le compte bancaire sous la forme d’acomptes. Le simulateur permet d’estimer la charge fiscale liée à ces revenus spécifiques qui s’appliquera à compter du 1er septembre 2026.
En cas de fortes variations entre ces revenus en 2025 et ceux, prévisionnels, de 2026, il convient d’utiliser ces résultats pour mettre à jour le montant ou la périodicité de son acompte mensuel ou trimestriel d’impôt contemporain sur son espace finances publiques. Cette démarche évite de payer des acomptes décalés par rapport à la réalité de l’activité.
Simulation de l’impact d’un investissement ou d’un versement (PER, dons)
Le simulateur ne sert pas uniquement à constater l’impôt dû : il permet d’évaluer a posteriori ou par anticipation l’efficacité fiscale de certains placements ou dépenses.
Mesurer l’économie d’impôt générée par le PER
Le versement sur un plan d’épargne retraite individuel (PER individuel) est déductible du revenu imposable dans la limite des plafonds en vigueur. En saisissant le montant versé en 2025 dans la case correspondante du simulateur (6RS pour le déclarant 1, 6RU pour le déclarant 2, 6RT pour une personne à charge), le contribuable peut estimer la baisse de son impôt.
La visualisation de l’économie n’est cependant pas instantanée. Il faut effectuer deux simulations :
- une avec le(s) versement(s) sur le PER individuel
- une sans le(s) versement(s) sur le PER individuel
Il faut ensuite :
- noter le résultat de l’impôt restant à payer des deux simulations (sur papier libre ou sur un tableur Excel)
- calculer la différence entre les deux, pour connaître le gain fiscal correspondant
Ce gain fiscal dépend directement de sa tranche marginale d’imposition (TMI). Plus la tranche est élevée (30%, 41% ou 45%), plus l’économie d’impôt est importante pour un même montant versé.
📌 Bon à savoir
Pour que le simulateur tienne compte de la déduction d’un versement sur un PER, il est impératif de renseigner le plafond de déduction disponible (cases 6PS et 6PT à retrouver sur le dernier avis d’imposition reçu). Si ces cases restent vides, aucune simulation ne sera possible.
Évaluer le coût réel d’un don aux associations
Le simulateur permet de vérifier l’effet des réductions d’impôt pour dons aux organismes d’intérêt général ou aux personnes en difficulté.
Pour obtenir un résultat fiable, il convient de ventiler les montants versés selon les catégories prévues par le simulateur :
- dons à 75% de réduction d’impôt dans la case 7UD
- dons à 66% de réduction d’impôt dans la case 7UF
L’outil calcule alors automatiquement l’allègement fiscal correspondant, permettant au donateur de connaître son « reste à charge » effectif (la différence entre la somme versée et la réduction d’impôt induite) pour l’année 2025.
📌 Pour les dépenses de l’année 2025, le simulateur intègre également des dispositifs exceptionnels, comme la réduction d’impôt de 75% pour la sauvegarde du patrimoine religieux (case 7UJ) ou celle en faveur de l’aide aux victimes du cyclone Chido à Mayotte (case 7UO). Il est nécessaire de bien distinguer ces versements des dons classiques lors de la saisie pour bénéficier du calcul au taux majoré de 75%.
Vérifier l’impact des dispositifs d’investissement immobilier
Pour les contribuables ayant réalisé un investissement locatif (de type Pinel, Denormandie ou Malraux), le simulateur aide à vérifier le montant de la réduction d’impôt annuelle. Attention : pour accéder aux cases spécifiques de l’investissement locatif, il est impératif d’utiliser le modèle complet du simulateur.
Saisir les données relatives à l’opération (année de réalisation, montant de l’investissement) dans les cases correspondantes permet de s’assurer que l’avantage fiscal est correctement pris en compte dans le calcul du solde final.
C’est également un bon moyen de vérifier :
- le respect ou le dépassement éventuel du plafond annuel de la réduction d’impôt (valable pour le Pinel et le Denormandie)
- le respect du plafonnement global des niches fiscales, généralement fixé à 10 000 euros par an.
Mesurer les conséquences d’une déclaration rectificative
Le simulateur constitue un support d’analyse appréciable pour le contribuable constatant une omission ou une erreur après la validation de sa déclaration initiale. Plutôt que d’engager immédiatement une démarche de correction officielle, l’utilisateur peut tester les modifications en amont.
En renseignant l’intégralité des données corrigées dans l’outil, il devient possible de comparer le nouveau résultat obtenu avec le montant figurant sur l’avis d’imposition issu de la déclaration d’origine. Cette simulation permet de mesurer précisément le supplément d’impôt à acquitter ou, à l’inverse, le montant du remboursement attendu. Ce calcul préalable apporte une visibilité sur les conséquences financières d’une future déclaration rectificative, avant toute validation auprès de l’administration fiscale.
Quand le simulateur d’impôt 2026 sera-t-il disponible ?
Le simulateur d’impôt 2026 sur les revenus de 2025 a été mis en ligne exceptionnellement dès le 13 novembre 2025, pour permettre aux contribuables concernés par la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR), un impôt qui vise à instaurer un taux minimum d’imposition de 20% pour les plus aisés.
À cette occasion, les deux versions du simulateur (simplifié et complet) ont été mises à disposition du public.
Pourquoi le simulateur 2026 est-il encore provisoire ?
Le simulateur de l’impôt 2026 sur les revenus 2025 est actuellement proposé sur impots.gouv.fr dans une version provisoire. En l’absence de texte définitif de la loi de finances au moment de sa mise en ligne, l’outil de calcul ne tient compte :
- ni de nouvelles mesures fiscales au titre des revenus et charges 2025 ;
- ni d’une éventuelle revalorisation du barème de l’impôt en fonction de l’inflation.
Les paramètres de calcul sont pour le moment identiques à ceux utilisés pour l’imposition des revenus 2024. Le simulateur est susceptible de connaître des modifications au cours des prochaines semaines, sous réserve du vote de la loi de finances pour 2026.
Calendrier habituel de mise à jour de l’administration fiscale
Habituellement, le simulateur officiel de calcul de l’impôt sur le revenu est actualisé chaque année autour de la mi-janvier, afin de tenir compte des modifications de la dernière loi de finances. L’outil de l’année précédente est alors déplacé en archives dans la sous-rubrique « Simulateurs des années précédentes ».
Pour l’année 2026, plusieurs versions successives sont attendues :
- le 20 janvier 2026 (selon nos informations) : une mise à jour intégrant des modifications à la marge ;
- une version ultérieure : à une date encore indéterminée, pour tenir compte des dispositions de la loi de finances pour 2026, sous réserve de son adoption, incluant le barème définitif de l’impôt.
À titre de comparaison, le simulateur avait été actualisé le 7 mars en 2025, en raison de la publication tardive de la loi de finances au Journal officiel.
Quel simulateur d’impôt 2026 utiliser ?
Le choix de l’outil de calcul est déterminant pour obtenir un résultat au plus proche de la réalité fiscale de chacun. L’administration met à disposition deux parcours de simulation distincts selon la nature des gains et des charges du foyer fiscal.
Le simulateur officiel de la DGFiP (impots.gouv.fr)
La DGFiP propose un outil de calcul en libre accès sur son portail officiel. Utiliser le simulateur du service public garantit une parfaite conformité avec les moteurs de calcul utilisés par le fisc avant l’émission des avis d’imposition. L’accès s’effectue sans identification préalable, ce qui assure l’anonymat des données saisies. Dès la page d’accueil du simulateur, le contribuable doit choisir entre deux versions en fonction de la complexité de sa situation.
Modèle simplifié ou modèle complet : lequel choisir ?
Le choix du modèle dépend de la composition des revenus et des charges du ménage :
- Le modèle simplifié : il s’adresse aux foyers dont les ressources se limitent aux salaires, pensions, retraites ou revenus de capitaux mobiliers (intérêts, dividendes). Il permet également de renseigner les charges les plus courantes, telles que les pensions alimentaires versées, les dons aux associations ou les frais de garde de jeunes enfants.
- Le modèle complet : cette version est indispensable dès lors que la situation fiscale du foyer présente des spécificités. Il convient de retenir ce modèle pour la saisie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), des bénéfices non commerciaux (BNC), des recettes de location meublée non professionnelle (LMNP) ou des revenus agricoles. Le modèle complet est également le seul à permettre la prise en compte de certains dispositifs de défiscalisation, comme les investissements locatifs (lois Pinel, Denormandie, Malraux).
⚠️Une erreur de sélection initiale du modèle du simulateur impose de recommencer la saisie à zéro, car les informations renseignées ne sont pas transférables d’une version à l’autre (perte des données saisies).
Pourquoi privilégier l’outil officiel aux simulateurs privés
Bien que de nombreux sites Internet proposent leurs propres outils de calcul, le simulateur de la DGFiP demeure la référence. Sa fiabilité repose sur une mise à jour selon les dernières évolutions législatives, conformément à l’interprétation des textes faites par l’administration fiscale. L’outil public offre la garantie de rester neutre, par opposition aux simulateurs privés, qui ont parfois pour vocation la collecte de coordonnées ou la promotion de produits financiers.
Enfin, il procure une correspondance exacte avec la déclaration de revenus, en utilisant les mêmes numéros de cases et les mêmes libellés, ce qui facilite grandement le passage à l’acte déclaratif au printemps.
Guide pas à pas : comment faire sa simulation d’impôt 2026
La réalisation d’une simulation précise nécessite une saisie rigoureuse pour refléter fidèlement la situation du foyer fiscal. Idéalement, mieux vaut suivre l’ordre des cases du simulateur :
- pour éviter des oublis dans la saisie et la perte de temps
- pour se préparer à la déclaration de revenus, le classement des rubriques du simulateur étant calqué sur celui des formulaires déclaratifs
Accès au service de simulation
Pour accéder à l’outil de calcul, il convient d’abord, depuis la page d’accueil du portail impots.gouv.fr, de se diriger vers la rubrique dédiée aux Particuliers.
Dans la liste des services disponibles, sélectionner le bouton « Simuler mes impôts ». Cette action permet d’ouvrir une page qui récapitule tous les simulateurs fiscaux officiels disponibles, où il faut choisir le simulateur de l’impôt sur le revenu, puis cliquer sur Accéder au simulateur. À l’issue de ce dernier clic, l’interface propose de choisir entre le modèle simplifié et le modèle complet du simulateur.
Étape 1 : choix du modèle de calcul (simplifié ou complet)
L’interface nécessite de sélectionner la version de calcul la plus appropriée au profil fiscal du foyer parmi les deux suivantes :
- Le modèle simplifié : suffisant si le foyer perçoit uniquement des salaires ou des pensions et pour renseigner les charges les plus courantes (pensions alimentaires, versements PER, dons, emplois à domicile).
- Le modèle complet : indispensable dès que la situation présente des spécificités. Cette version permet notamment la saisie des revenus d’activités non salariées et des investissements immobiliers locatifs de type Pinel, Denormandie, Malraux ou Loc’Avantages ou dans les petites et moyennes entreprises (dispositif IR-PME, souscription d’actions de jeunes entreprises innovantes, de foncières solidaires, etc.).
Une attention particulière doit être portée à cette étape : en cas d’erreur de sélection, aucune passerelle n’existe entre les deux versions, ce qui oblige l’utilisateur à reprendre l’intégralité du parcours depuis le début.
Étape 2 : renseignement de la situation du foyer fiscal
Cette phase sert à définir le nombre de parts de quotient familial (ou nombre de parts fiscales).
Les principaux éléments à saisir sont les suivants :
- État civil : sélection de la case correspondant à la situation (célibataire, divorcé ou séparé, veuf ou veuve, marié ou pacsé)
- Année de naissance : important pour certains dispositifs liés à l’âge
- Parent isolé pour bénéficier d’une demi-part supplémentaire
- Personnes à charge : saisie du nombre d’enfants mineurs ou majeurs rattachés pour le bénéfice de parts ou demi-parts supplémentaires.
Étape 3 : saisie des revenus 2025 ligne par ligne
Cette étape consiste à reporter les montants perçus durant l’année. L’exactitude du résultat dépend de la saisie des montants nets imposables :
- Salaires : report des sommes en cases 1AJ (déclarant 1) ou 1BJ (déclarant 2). Il est recommandé de s’appuyer sur le cumul figurant sur le bulletin de paie de décembre 2025.
- Pensions de retraite : saisie des montants en cases 1AS (déclarant 1) ou 1BS (déclarant 2).
- Revenus de capitaux mobiliers : vérification des intérêts perçus (pour les titulaires de comptes bancaires rémunérés, de comptes sur livret ordinaires, de dépôts et comptes à terme, de certains plans d’épargne logement) à renseigner en case 2TR.
- Plus-values mobilières : saisie des éventuels gains de cession de titres en case 3VG.
- Revenus fonciers : indiquer les recettes brutes en cas d’option pour le régime micro-foncier (case 4BE) et les revenus fonciers nets en cas d’option pour le régime réel (case 4BA).
Étape 4 : ajout des charges déductibles et réductions d’impôt
Une fois les revenus renseignés, l’outil permet, dans la rubrique « CHARGES » de soustraire certaines dépenses ou de saisir des dépenses permettant de bénéficier de réductions et crédits d’impôt :
- Épargne retraite : report des versements effectués en case 6NS (sur un PER) ou en cas 6RS (sur un plan d’épargne retraite populaire – Perp) pour le déclarant 1
- Dons aux œuvres : saisie des montants en case 7UD (organismes d’aide aux personnes en difficulté) ou 7UF (associations d’utilité publique, organismes d’intérêt général).
- Frais de garde d’enfants : renseigner les dépenses pour les enfants de moins de 6 ans en case 7GA (pour le premier enfant).
À la fin de la rubrique « CHARGES », il faut indiquer le prélèvement à la source déjà payé. L’information est disponible dans la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source » de l’espace Finances publiques sur impots.gouv.fr, dans la section « Consulter l’historique de tous vos prélèvements (cliquer sur 2025 pour visualiser le montant total annuel).
Étape 5 : validation et accès au résultat détaillé
Après validation en bas de la page (ou de la dernière page pour la version complète), le simulateur génère un récapitulatif complet des éléments renseignés, affiche une évaluation du montant de l’impôt dû et d’autres données importantes sur la situation fiscale du foyer :
- Le revenu fiscal de référence (RFR) : un indicateur clé, dont le montant sert à déterminer l’éligibilité à de nombreuses aides et dispositifs accessibles sous conditions de ressources.
- Le revenu net imposable : la base de calcul des revenus soumis au barème de l’impôt.
- Le solde à payer ou le remboursement à venir : indication du montant final dû ou de la somme qui sera restituée par l’administration fiscale.
- Le taux de prélèvement à la source : estimation du nouveau taux applicable à compter de septembre 2026.
Cette page de sortie permet :
- de contrôler la cohérence du calcul et d’identifier d’éventuels oublis
- de corriger ou d’ajouter certains éléments pour réaliser un second calcul, en cliquant sur le bouton « RETOUR »
- de consulter le total des crédits et réductions d’impôt
- de visualiser le montant des éventuels prélèvements sociaux dus sur les revenus du patrimoine et de placements
- et d’analyser certaines données utiles pour se projeter sur la nouvelle année fiscale
Comment interpréter le résultat du simulateur d’impôt ?
Décryptage des résultats du calcul
Le simulateur décompose l’imposition du foyer fiscal selon une logique identique à celle du calcul de l’impôt en conditions réelles. Pour bien comprendre le résultat, voici la signification des lignes affichées à l’écran :
- Droits simples : montant de l’impôt brut calculé selon le barème progressif de l’impôt (sur la base du barème applicable aux revenus de 2024 à ce jour), avant divers ajustements.
- Décote : réduction d’impôt automatique accordée aux foyers dont l’impôt est inférieur à certains seuils.
- Impôt proportionnel : impôt correspondant au prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux de 12,8% sur les revenus du capital (intérêts, dividendes, plus-values de cession de valeurs mobilières).
- Impôt avant réductions et crédits d’impôt : dette fiscale après décote, mais avant déduction des avantages (dons, emploi à domicile, etc.).
- Impôt sur le revenu net : montant final de l’imposition pour l’année écoulée, avant prise en compte du prélèvement à la source retenu par l’employeur, la caisse de retraite ou France Travail.
- Montant restant à payer au titre de l’année 2025 : solde à payer après prise en compte du prélèvement à la source déjà réglé
Connaître son taux marginal d’imposition (TMI) pour optimiser sa fiscalité
Le simulateur permet de connaître son taux marginal d’imposition (TMI), qui correspond au niveau auquel est taxé tout revenu additionnel soumis au barème de l’impôt sur le revenu (IR). Cette donnée est un indicateur de pilotage utile :
- Pour évaluer l’imposition des revenus supplémentaires concernés par le barème de l’IR.
- Pour déterminer l’économie d’impôt générée par un ou plusieurs versements sur un PER. Plus le TMI est élevé (30%, 41% ou 45%), plus l’avantage fiscal lié à la déduction des versements est, en principe, important.
Parallèlement au TMI, le simulateur affiche le plafond de déduction disponible pour l’épargne retraite. Cette information permet d’ajuster les futurs versements sur un PER avant la fin de l’année civile.
Quelle est la valeur juridique du résultat obtenu ?
Le résultat du simulateur est une estimation purement indicative. Bien que l’outil repose sur le moteur de calcul officiel, le document récapitulatif produit n’est pas un avis d’imposition, ni un avis de situation déclarative à l’impôt sur le revenu (Asdir). Il ne peut être utilisé comme justificatif de revenus auprès d’un tiers (banque, bailleur) et n’engage pas l’administration fiscale, notamment en cas d’erreur de saisie de la part de l’utilisateur.
À lire sur le même sujet : tout comprendre au fonctionnement de l’impôt sur le revenu (IRPP) en France.
Anticiper 2027 : utiliser le simulateur comme outil de pilotage
Ce n’est pas la vocation première du simulateur 2026, qui n’est pas un outil prospectif. Cependant, l’utilisation du calculateur officiel permet de se projeter sur l’imposition de l’année suivante en renseignant les revenus et charges prévisionnels de 2026.
Le simulateur permet de tester des scénarios de calcul de l’impôt pour 2027, basés sur le droit actuel.
⚠️ Précautions pour une projection sur 2027 :
- Barème de l’impôt : dans un contexte de faible inflation, le barème actuel constitue une base d’estimation cohérente avec un résultat obtenu qui restera proche de la réalité, sauf changements significatifs de législation dans la future loi de finances pour 2027.
- Stabilité fiscale : une projection crédible sur 2027 repose sur l’hypothèse d’une reconduction à l’identique des règles, seuils et montants en vigueur pour le calcul de l’impôt 2026. Or, ces paramètres ne sont pas encore connus, la loi de finances pour 2026 n’étant pas encore adoptée. De plus, l’absence de majorité à l’Assemblée nationale est susceptible de conduire à des compromis politiques conduisant à la remise en cause ou au plafonnement de certains avantages fiscaux.
- Calendrier législatif : pour une projection fiable, il convient de rappeler que les règles définitives applicables aux revenus 2026 ne seront actées qu’en toute fin d’année. Toute simulation effectuée avant cette échéance demeure donc purement hypothétique et doit être utilisée avec prudence.
Ce qu’il faut retenir pour réussir sa simulation d’impôt
- Disponibilité : le simulateur officiel 2026 a déjà été mis en ligne par la DGFiP en novembre, avec les paramètres de l’année précédente. Il fera l’objet d’une actualisation après la parution éventuelle du budget de l’État pour 2026.
- Fiabilité : l’utilisation de l’outil officiel du site impots.gouv.fr garantit la prise en compte du barème en vigueur au moment de la saisie. Le simulateur intègrera les dispositions d’une future loi de finances, si elle est adoptée, quelques jours après la parution du texte de loi, incluant une éventuelle revalorisation des tranches d’imposition.
- Choix du modèle : le simulateur simplifié suffit pour les salaires, les retraites et les charges les plus courantes (pensions alimentaires, versements PER, dons aux œuvres) ; le modèle complet est requis pour les indépendants, pour les revenus LMNP et les dispositifs de défiscalisation (immobilier, PME).
- Document utile : l’utilisation du dernier bulletin de paie de l’année concernée par la simulation (par exemple celui de décembre 2025 pour l’impôt 2026) est nécessaire pour saisir le revenu net imposable exact.
- Valeur légale : le résultat obtenu est une estimation indicative qui ne remplace pas l’avis d’imposition.
🗓️ Une fois la simulation terminée, il convient de se référer au calendrier de la déclaration 2026 pour anticiper les dates limites de validation.
FAQ : réponses aux questions fréquentes sur le simulateur d’impôt 2026
Peut-on faire une simulation d’impôt 2026 anonymement ?
Tout calcul effectué est anonyme : aucune donnée saisie n’est enregistrée par l’administration fiscale. De plus, il n’est pas nécessaire de se connecter à son espace finances publiques pour l’utiliser.
La simulation est-elle gratuite sur le site officiel ?
Oui. Le simulateur officiel mis à disposition par la Direction générale des finances publiques (DGFiP) est entièrement gratuit.
Pourquoi le simulateur m’indique-t-il un impôt à 0 euro ?
Un résultat nul est généralement la conséquence d’une situation de non-imposition ou de l’application d’un mécanisme correcteur. Les cas les plus fréquents sont :
- Le niveau de revenus : l’impôt est nul si les revenus nets imposables sont inférieurs au seuil de la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu (après application de l’abattement forfaitaire de 10% ou des frais réels).
- Le mécanisme de la décote : ce dispositif de lissage vise à corriger l’impôt brut des foyers aux revenus modestes ou intermédiaires, ce qui peut ramener le montant de l’impôt à zéro.
- L’application d’avantages fiscaux : la prise en compte de réductions ou de crédits d’impôt (dons, emploi à domicile, garde d’enfants) peut compenser l’impôt brut calculé et aboutir à un solde nul.
Enfin, aucun impôt n’est réclamé si le montant calculé est inférieur au seuil de mise en recouvrement de 61 euros.
Le simulateur 2026 prend-il en compte l’inflation ?
L’indexation du barème (et de nombreux seuils associés) sur l’inflation est une décision actée chaque année par la loi de finances. Sa prise en compte dans le simulateur dépend de l’état d’avancement législatif du texte. Pour le simulateur 2026, la version actuelle repose pour l’heure sur le barème 2025 applicable aux revenus de 2024 (donc sans indexation). Il faudra attendre une prochaine mise à jour intégrant les dispositions de la loi de finances pour 2026, qui n’a pas été adoptée à ce jour.
Est-il possible d’enregistrer le résultat de la simulation ?
Le simulateur officiel ne permet pas d’enregistrer les données saisies d’une session à l’autre. Une fois la page fermée, toutes les informations sont effacées pour garantir l’anonymat. Pour conserver une trace du calcul, l’utilisateur doit éditer un récapitulatif au format PDF ou imprimer la page de résultat avant de quitter son navigateur.
