Retraite : les taux des cotisations des salariés


Comme tous les actifs, les salariés du secteur privé doivent obligatoirement verser des cotisations vieillesse. Les taux et assiettes de cotisation ne sont pas les mêmes entre les régimes de retraite de base et de retraite complémentaire.

Cotisations vieillesse obligatoires en France

En France, toute activité (salariée ou non salariée) déclarée est obligatoirement assujettie à des cotisations sociales qui financent le système de protection sociale, dont les cotisations vieillesse pour la retraite. En ce qui concerne les salariés employés par des entreprises et des associations, elles sont prélevées par leur employeur, tous les mois, directement sur leur salaire. Celui-ci reverse les cotisations aux différents organismes concernés (Assurance maladie, Cnav, Agirc-Arrco…). Le salarié n’a donc aucune démarche à effectuer.

Les cotisations vieillesse obligatoires servent à financer immédiatement les pensions des retraités selon le principe de la solidarité intergénérationnelle (répartition). Elles permettent également aux cotisants de se constituer des droits à la retraite.

Chez les salariés du privé, les cotisations vieillesse de base versées leur permettent de valider des trimestres de retraite, dans la limite de quatre trimestres par an. Dans les régimes de retraite de base en annuités, l’assuré doit en effet respecter sa durée d’assurance, soit un certain nombre de trimestres de cotisations, qui varie selon son année de naissance, pour percevoir à la retraite une pension de base complète (sans décote).

Les cotisations vieillesse complémentaires permettent, elles, d’acquérir des points de retraite qui seront convertis, à la liquidation des droits, en pensions complémentaires (qui viendront compléter les pensions de base).

Que ce soit pour les cotisations vieillesse de base ou complémentaires, il existe une part salariale (due par le salarié) et une part patronale (due par l’employeur). Les taux des deux parts sont différents. La part patronale des cotisations est prise en compte dans le calcul des droits à la retraite du salarié.

Taux des cotisations retraite de base 2018-2019-2020

Pour la retraite de base, les salariés du privé (ainsi que les agents non titulaires de la fonction publique) sont affiliés à l’Assurance retraite, la branche d’assurance vieillesse du régime général (RG) de la Sécurité sociale. Il existe deux sortes de cotisations vieillesse au régime général : les cotisations d’assurance vieillesse « plafonnées » et celles « déplafonnées ».

Les premières portent sur le salaire brut à hauteur d’un plafond de la Sécurité sociale (PSS). Le montant du PSS est revalorisé chaque année au 1er janvier. Au-delà de ce plafond, le salaire brut n’est pas soumis à cotisations. La fraction supérieure au PSS ne génère donc pas de droits à la retraite.

Les cotisations d’assurance vieillesse « déplafonnées » s’appliquent, elles, sur la totalité du salaire brut. Elles ne créent aucun droit à la retraite et servent uniquement à financer le système de retraite.

Que ce pour les cotisations « plafonnées » ou « déplafonnées », l’assiette de cotisation comprend la rémunération, mais aussi les indemnités de congés payés ainsi que les éventuelles primes (d’ancienneté, de 13ème mois, de performance…) et avantages.

Les taux de cotisation au RG n’ont pas évolué depuis le 1er janvier 2017. En revanche, l’assiette des cotisations vieillesse déplafonnées varie compte tenu de la revalorisation annuelle du PSS.

À noter : les salariés à temps partiel ont la possibilité, avec l’accord de leur employeur, de cotiser sur une assiette équivalente à celle dont ils disposeraient s’ils travaillaient à temps plein. Par ailleurs, il faut savoir que certaines professions – artiste de spectacle, mannequin, acteur de complément (figurant, silhouette, doublure), journaliste et profession médicale salariée à temps partiel – se voient appliquer des taux de cotisation de vieillesse de base spécifiques.

Taux des cotisations au régime général 2020

Taux de cotisation 2020 à l’assurance vieillesse plafonnée

  • Pour les salariés
    Taux de la part salariale : 6,90% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.428 euros bruts par mois)
    Taux de la part patronale : 8,55% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.428 euros bruts par mois).
  • Pour les artistes de spectacle, mannequins, acteurs de complément
    Taux de la part salariale : 4,83% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.428 euros bruts par mois)
    Taux de la part patronale : 5,99% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.428 euros bruts par mois).
  • Pour les journalistes
    Taux de la part salariale : 5,52% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.428 euros bruts par mois)
    Taux de la part patronale : 6,84% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.428 euros bruts par mois).
  • Pour les professions médicales à temps partiel
    Taux de la part salariale : 4,83% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.428 euros bruts par mois)
    Taux de la part patronale : 5,99% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.428 euros bruts par mois).

Taux de cotisation 2020 à l’assurance vieillesse déplafonnée

  • Pour les salariés
    Taux de la part salariale : 0,40% sur la totalité du salaire brut
    Taux de la part patronale : 1,90% sur la totalité du salaire brut.
  • Pour les artistes de spectacle, mannequins, acteurs de complément
    Taux de la part salariale : 0,28% sur la totalité du salaire brut
    Taux de la part patronale : 1,33% sur la totalité du salaire brut.
  • Pour les journalistes
    Taux de la part salariale : 0,40% sur la totalité du salaire brut
    Taux de la part patronale : 1,52% sur la totalité du salaire brut.
  • Pour les professions médicales à temps partiel
    Taux de la part salariale : 0,40% sur la totalité du salaire brut
    Taux de la part patronale : 1,90% sur la totalité du salaire brut.

Taux des cotisations au régime général 2019

Taux de cotisation 2019 à l’assurance vieillesse plafonnée

  • Pour les salariés
    Taux de la part salariale : 6,90% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.377 euros bruts par mois)
    Taux de la part patronale : 8,55% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.377 euros bruts par mois).
  • Pour les artistes de spectacle, mannequins, acteurs de complément
    Taux de la part salariale : 4,83% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.377 euros bruts par mois)
    Taux de la part patronale : 5,99% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.377 euros bruts par mois).
  • Pour les journalistes
    Taux de la part salariale : 5,52% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.377 euros bruts par mois)
    Taux de la part patronale : 6,84% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.377 euros bruts par mois).
  • Pour les professions médicales à temps partiel
    Taux de la part salariale : 4,83% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.377 euros bruts par mois)
    Taux de la part patronale : 5,99% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.377 euros bruts par mois).

Taux de cotisation 2019 à l’assurance vieillesse déplafonnée

  • Pour les salariés
    Taux de la part salariale : 0,40% sur la totalité du salaire brut
    Taux de la part patronale : 1,90% sur la totalité du salaire brut.
  • Pour les artistes de spectacle, mannequins, acteurs de complément
    Taux de la part salariale : 0,28% sur la totalité du salaire brut
    Taux de la part patronale : 1,33% sur la totalité du salaire brut.
  • Pour les journalistes
    Taux de la part salariale : 0,40% sur la totalité du salaire brut
    Taux de la part patronale : 1,52% sur la totalité du salaire brut.
  • Pour les professions médicales à temps partiel
    Taux de la part salariale : 0,40% sur la totalité du salaire brut
    Taux de la part patronale : 1,90% sur la totalité du salaire brut.

Taux des cotisations au régime général 2018

Taux de cotisation 2018 à l’assurance vieillesse plafonnée

  • Pour les salariés
    Taux de la part salariale : 6,90% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.311 euros bruts par mois)
    Taux de la part patronale : 8,55% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.311 euros bruts par mois).
  • Pour les artistes de spectacle, mannequins, acteurs de complément
    Taux de la part salariale : 4,83% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.311 euros bruts par mois)
    Taux de la part patronale : 5,99% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.311 euros bruts par mois).
  • Pour les journalistes
    Taux de la part salariale : 5,52% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.311 euros bruts par mois)
    Taux de la part patronale : 6,84% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.311 euros bruts par mois).
  • Pour les professions médicales à temps partiel
    Taux de la part salariale : 4,83% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.311 euros bruts par mois)
    Taux de la part patronale : 5,99% jusqu’à un PSS (de 1 à 3.311 euros bruts par mois).

Taux de cotisation 2018 à l’assurance vieillesse déplafonnée

  • Pour les salariés
    Taux de la part salariale : 0,40% sur la totalité du salaire brut
    Taux de la part patronale : 1,90% sur la totalité du salaire brut.
  • Pour les artistes de spectacle, mannequins, acteurs de complément
    Taux de la part salariale : 0,28% sur la totalité du salaire brut
    Taux de la part patronale : 1,33% sur la totalité du salaire brut.
  • Pour les journalistes
    Taux de la part salariale : 0,40% sur la totalité du salaire brut
    Taux de la part patronale : 1,52% sur la totalité du salaire brut.
  • Pour les professions médicales à temps partiel
    Taux de la part salariale : 0,40% sur la totalité du salaire brut
    Taux de la part patronale : 1,90% sur la totalité du salaire brut.

Taux des cotisations retraite complémentaire 2018-2019-2020

Jusqu’au 31 décembre 2018, les non-cadres et les cadres étaient affiliés à l’Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés (Arrco). Les cadres cotisaient, en plus, à l’Association générale des institutions de retraite des cadres (Agirc).

Le 1er janvier 2019, les deux régimes de retraite complémentaire ont fusionné en vue de mutualiser leurs réserves financières et sauver ainsi l’Agirc au bord de la faillite à cause du vieillissement de la population et d’une politique d’attribution des droits un peu trop généreuse par le passé. Le nouveau régime complémentaire unifié a été baptisé Agirc-Arrco.

Désormais, les non-cadres et les cadres disposent des mêmes tranches de cotisation. Les taux, également identiques, ont été augmentés. La fusion a aussi entraîné la suppression et la transformation des autres cotisations.

Attention : le taux de cotisation porte sur le taux de calcul des points multiplié par le taux d’appel. Celui-ci est passé au 1er janvier 2019 de 125% à 127%. En d’autres termes : sur 127 euros cotisés, 100 euros servent à l’achat de points. Les 27 euros restants sont destinés au financement du régime.

Les cotisations sont supportées à 40% par les salariés et à 60% par les employeurs. Toutefois, ces derniers peuvent décider de cotiser davantage si leur convention de branche professionnelle ou leur accord d’entreprise le prévoit.

Comme pour la retraite de base, les salariés à temps partiel peuvent demander, avec l’aval de l’employeur, à cotiser sur une assiette correspond à un temps plein.

Taux de cotisation 2020 à la retraite complémentaire

Taux de cotisation Agirc-Arrco 2020

La tranche 1 correspond au salaire à hauteur d’un PSS. La tranche 2 équivaut à la fraction du salaire comprise entre un et huit PSS.

  • Taux de la tranche 1 (entre 1 et 3.428 euros bruts par mois) : 3,15% pour la part salariale, 4,72% pour la part patronale
  • Taux de la tranche 2 (entre 3.428 euros bruts et 27.424 euros bruts par mois) : 8,64% pour la part salariale, 12,95% pour la part patronale.

Taux de cotisation CEG 2020

La contribution d’équilibre général (CEG) a remplacé le 1er janvier 2019 la contribution à l’Association pour la gestion du fonds de financement de l’Agirc et de l’Arrco (AGFF) qui finançait les pensions complémentaires à taux plein (sans coefficient de minoration) avant l’âge de départ de l’Agirc-Arrco (fixé entre 65 et 67 ans selon l’année de naissance de l’assuré), la contribution d’équilibre temporaire (CET) destinée à la résorption du déficit de l’ex-Agirc et la contribution à la garantie minimum de points (GMP) qui permettait aux cadres qui percevaient des salaires à peine supérieurs au PSS (jusqu’à 3.664,82 euros par mois en 2018) d’acquérir 120 points Agirc par an.

  • Taux CEG de la tranche 1 (entre 1 et 3.428 euros bruts par mois) : 0,86% pour la part salariale, 1,29% pour la part patronale
  • Taux CEG de la tranche 2 (entre 3.428 euros bruts et 27.424 euros euros bruts par mois) : 1,08% pour la part salariale, 1,62% pour la part patronale.

Taux de cotisation CET 2020

La contribution d’équilibre technique (CET) a été instaurée depuis le 1er janvier 2019. Contrairement à l’ex-contribution d’équilibre temporaire (CET) qui a été supprimée, la nouvelle CET n’est pas supportée uniquement par les cadres, mais aussi par les non-cadres. En revanche, elle est redevable seulement par les salariés dont le salaire excède le PSS. Attention : la CET s’applique sur la totalité du salaire dans la limite de huit PSS.

Taux CET (entre 1 et 27.424 euros bruts par mois) : 0,14% pour la part salariale, 0,21% pour la part salariale.

Taux de cotisation Apec 2020

La cotisation Apec est destinée au financement de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). Elle est versée uniquement par les salariés ayant le statut cadre. Elle s’applique sur la totalité du salaire dans la limite de quatre PSS.

Taux Apec (entre 1 et 13.712 euros bruts par mois) :

  • 0,024% de part salariale
  • 0,036% de part patronale.

Taux de cotisation 2019 à la retraite complémentaire

Taux de cotisation Agirc-Arrco 2019

  • Taux de la tranche 1 (entre 1 et 3.377 euros bruts par mois) : 3,15% pour la part salariale, 4,72% pour la part patronale
  • Taux de la tranche 2 (entre 3.377 euros bruts et 27.016 euros bruts par mois) : 8,64% pour la part salariale, 12,95% pour la part patronale.

Taux de cotisation CEG 2019

  • Taux CEG de la tranche 1 (entre 1 et 3.377 euros bruts par mois) : 0,86% pour la part salariale, 1,29% pour la part patronale
  • Taux CEG de la tranche 2 (entre 3.377 euros bruts et 27.016 euros bruts par mois) : 1,08% pour la part salariale, 1,62% pour la part patronale.

Taux de cotisation CET 2019

Taux CET (entre 1 et 27.016 euros bruts par mois) : 0,14% pour la part salariale, 0,21% pour la part salariale.

Taux de cotisation Apec 2019

Taux Apec (entre 1 et 13.508 euros bruts par mois) :

  • 0,024% de part salariale
  • 0,036% de part patronale.

Taux des cotisations 2018 à la retraite complémentaire

Taux de cotisation Arrco 2018

Les cotisations Arrco étaient redevables par les non-cadres et par les cadres. La tranche 1 correspondait au salaire à hauteur d’un PSS et la tranche 2 à la fraction du salaire compris entre un et trois PSS

  • Taux Arrco tranche 1 (entre 1 et 3.311 euros bruts par mois) : 3,10% de part salariale, 4,65% de part patronale.
  • Taux Arrco tranche 2 (entre 3.311 et 9.933 euros bruts par mois) : 8,10% de part salariale, 12,15% de part patronale.

Taux de cotisation Agirc 2018

Les cotisations Agirc étaient redevables seulement par les cadres. La tranche B équivalait à la fraction du salaire comprise entre un et quatre PSS et la tranche C à celle comprise entre quatre et huit PSS. La part patronale de la tranche C varie selon les entreprises, sachant qu’elle ne peut excéder 20%.

  • Taux Agirc tranche B (entre 3.311 et 13.224 euros bruts par mois) : 7,80% de part salariale, 12,75% de part patronale
  • Taux Agirc tranche C (entre 13.224 et 26.448 euros bruts par mois) : 0,36% de part salariale, part patronale variable + 0,19%.

Taux de cotisation AGFF 2018

Les cotisations AGFF étaient redevables par les non-cadres et par les cadres au titre de l’Arrco et par les seuls cadres au titre de l’Agirc.

  • Taux AGFF sur la tranche 1 Arrco (entre 1 et 3.311 euros bruts par mois) : 0,80% de part salariale, 1,20% de part patronale
  • Taux AGFF de la tranche B Agirc (entre 3.311 et 13.224 euros bruts par mois) : 0,90% de part salariale, 1,30% de part patronale
  • Taux AGFF de la tranche C Agirc (entre 13.224 et 26.448 euros bruts par mois) : 0,90% de part salariale, 1,30% de part patronale.

Taux de cotisation CET 2018

La cotisation CET était redevable uniquement par les cadres. Elle s’appliquait sur la totalité du salaire dans la limite de huit fois le PSS.

Taux CET sur le salaire des cadres jusqu’à huit PSS (entre 1 et 26.448 euros bruts par mois) :

  • 0,13% part salariale,
  • 0,22% part patronale.

Montant forfaitaire GMP 2018

Pour les cadres dont le salaire était inférieur au plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), fixé à 39.732 euros en 2018, la cotisation GMP était annuelle et non mensuelle.

  • Montant forfaitaire mensuel : 27,60 euros de part salariale, 45,11 euros de part patronale
  • Montant forfaitaire annuel : 331,20 euros de part salariale, 541,32 euros de part patronale.

Taux de cotisation Apec 2018

La cotisation CET était redevable uniquement par les cadres. Elle s’appliquait sur la totalité du salaire dans la limite de quatre fois le PSS.

Taux Apec sur le salaire des cadres jusqu’à quatre PSS (entre 1 et 13.224 euros bruts par mois) :

  • 0,024% de part salariale
  • 0,036% de part patronale.

Tableau des taux de cotisation retraite 2019

CotisationAssiettePart salarialePart patronaleTotal
Sources : Circulaire Cnav du 7 février 2017, Agirc-Arrco
Assurance vieillesse plafonnéeDe 1 à 3.377 euros6,90%8,55%15,45%
Assurance vieillesse déplafonnéeTotalité du salaire0,40%1,90%2,30%
Agirc-Arrco tranche 1De 1 à 3.377 euros3,15%4,72%7,87%
Agirc-Arrco tranche 2De 3.377 à 26.448 euros8,64%12,95%21,59%
CEG tranche 1De 1 à 3.377 euros0,86%1,29%2,15%
CEG tranche 2De 3.377 à 26.448 euros1,08%1,62%2,70%
CETDe 1 à 27.016 euros0,14%0,21%0,35%
ApecDe 1 et 13.508 euros0,024%0,036%0,06%

Tableau des taux de cotisation retraite 2018

CotisationAssiettePart salarialePart patronaleTotal
Sources : Circulaire Cnav du 7 février 2017, Agirc-Arrco
Assurance vieillesse plafonnéeDe 1 à 3.311 euros6,90%8,55%15,45%
Assurance vieillesse déplafonnéeTotalité du salaire0,40%1,90%2,30%
Arrco tranche 1De 1 à 3.311 euros3,15%4,72%7,87%
Arrco tranche 2De 3.311 à 9.933 euros8,10%12,15%21,25%
Agirc tranche BDe 3.311 à 13.244 euros7,80%12,75%20,55%
Agirc tranche CDe 13.244 à 26.488 euros0,36%Variable + 0.19%20,55% maximum
AGFF Arrco tranche 1De 1 à 3.311 euros0,80%1,20%2%
AGFF Arrco tranche 2De 3.377 à 9.933 euros0,90%1,30 %2,20%
AGFF Agirc tranche BDe 3.311 à 13.2440,90%1,30%2,20%
AGFF Agirc tranche CDe 13.244 à 26.488 euros0,90%1,30%2,20%
CET AgircDe 1 à 26.488 euros0,13%0,22%0,35%
GMP pour cadre avec salaire inférieur à 3.664.82 euros353,82 euros moins le montant de la tranche B27,60 euros45,11 euros72,71 euros
ApecDe 1 à 13.244 euros0,024%0,036%0,06%

Réforme des retraites : ce qui change pour les cotisations des salariés

Emmanuel Macron a promis, durant la campagne présidentielle, l’instauration d’un système universel de retraites dans lequel un euro cotisé donnera les mêmes droits, quel que soit le statut professionnel de l’assuré (salarié, fonctionnaire, indépendant). Dans ce système par répartition – dans lequel les actifs financeront, via leurs cotisations vieillesse, les pensions des retraités comme aujourd’hui -, les règles de cotisation seront presque identiques entre les assurés (les indépendants vont continuer à moins cotiser dans un premier temps pour éviter qu’ils ne subissent une hausse brutale de leurs charges).

Le système universel, qui sera mis en place en 2025, fonctionnera en points. Il se substituera à terme aux 42 régimes de retraite actuels. Pour les salariés, il n’y aura donc plus un régime de retraite de base (l’Assurance retraite) en annuités (trimestres) et un régime de retraite complémentaire (l’Agirc-Arrco) en points, mais un seul régime en points.

Les futurs taux de cotisation

Il y aura deux taux de cotisation pour les salariés du secteur privé, dont 60% sera pris en charge par l’employeur et 40% par le salarié :

  • Un taux de 25,31% sur la rémunération à hauteur de trois plafonds de la Sécurité sociale (PSS), soit environ 10.000 euros bruts par mois
  • Un taux de 2,81% sur l’ensemble de la rémunération brute

Le premier taux plafonné permettra d’acquérir des points de retraite, tandis que le second taux déplafonné ne générera pas de droits, mais servira à financer des dispositifs de solidarité, tel que le minimum de pension à 1.000 euros par mois. Du coup, les salariés, dont la rémunération excède trois PSS, ne cotiseront pas à la retraite sur la fraction de leur salaire supérieure à 10.000 euros bruts par mois. En revanche, ils seront toujours assujettis à la cotisation de solidarité de 2,81% sur cette fraction.

Les salariés concernés par les nouveaux taux

Le projet de loi ordinaire instaurant le système universel de retraites, présenté le 24 janvier 2020 en Conseil des ministres, prévoit que la première génération à être concernée par le futur système sera celle née à compter du 1er janvier 1975. Les assurés cotiseront à compter de 2025 selon les nouveaux taux et assiettes et acquerront des points en fonction de la valeur d’achat du point en vigueur à ce moment-là. Leurs droits acquis jusqu’au 31 décembre 2024 seront préservés. Ils devraient être calculés au moment de leur départ à la retraite (et non au 1er janvier 2025 comme prévu initialement) selon les règles actuelles : les 25 meilleures années de salaire pour les salariés du secteur privé ou les six derniers mois de traitement pour les fonctionnaires. Seront ajoutés les points acquis à partir de 2025.

Si la retraite des assurés nés avant le 1er janvier 1975 sera calculée selon les règles actuellement en vigueur, ils vont cotiser quand même aux nouveaux taux et assiettes à partir de 2025. Le projet de loi ne dit pas ce qu’il adviendra des points générés. Il semblerait qu’au moment de la liquidation, on comparera ce que le salarié aurait touché sans la réforme des retraites et ce qu’il percevrait en ajoutant les points acquis à partir du 1er janvier 2025 aux droits acquis jusqu’au 31 décembre 2014. C’est le montant le plus élevé des deux formules de calcul qui serait choisi.

Dans le projet de loi, il est indiqué que les jeunes qui entreront sur le marché du travail à partir de 2022 seront soumis aux nouvelles règles de cotisation. En d’autres termes, les salariés nés à compter du 1er janvier 2004 se verront appliquer un taux de 28,12% de cotisation vieillesse sur leur salaire jusqu’à trois PSS (dont 2,81% non génératrices de droits), et de 2,81% (idem) au-delà de trois PSS.

Examiné à compter du 17 février 2020 à l’Assemblée nationale, le projet de loi ordinaire devrait être définitivement voté en juin ou fin juillet prochains.