Trimestre validé, réversion, les barèmes de retraite pour 2024

Par Jean-Philippe Dubosc
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Le montant du Smic a un impact sur plusieurs dispositifs ayant trait à la retraite, calculés à partir du salaire minimum.

 

Le salaire permettant de valider un trimestre

Dans le secteur privé, il faut gagner l’équivalent de 150 heures payées au Smic pour valider un trimestre de cotisation à la retraite de base. Avec un Smic horaire fixé à 11,65 euros bruts au 1er janvier 2024, un salaire de 1.747,50 euros bruts permet de valider un trimestre de cotisation vieillesse cette année.

Pour se voir octroyer une annuité complète de cotisation, soit quatre trimestres dans l’année, une rémunération annuelle brute d’au moins 6.990 euros bruts (1.747,50 euros x 4) est nécessaire en 2024.

Les plafonds de réversion

Les pensions de réversion sont attribuées aux conjoints survivants sous conditions de ressources dans les régimes de retraite de base du secteur privé (Assurance retraite, MSA). Les revenus annuels du veuf ou de la veuve ne doivent pas excéder 2.080 fois le Smic horaire. Ce qui équivaut à 24.232 euros en 2024.

Si le veuf ou la veuve vit en couple, le plafond annuel de ressources du ménage ne peut dépasser 1,6 fois le plafond exigé pour une personne seule. C’est-à-dire 38.771,20 euros en 2024.

Le plafond du minimum contributif

Dans le secteur privé, les assurés qui ont atteint l’âge légal de départ à la retraite (de 62 à 64 ans) et qui disposent du nombre de trimestres de cotisation demandé dans leur génération bénéficient du minimum contributif (ou MICO). Ce dispositif correspond à une retraite plancher.

Si le revenu cumulé des pensions de base et complémentaires n’atteint pas un certain plafond, le minimum contributif vient le compléter. Le montant cumulé étant revalorisé sur la base du Smic, il atteint 1.367,51 euros depuis le 1er janvier 2024.

Le cumul minimum vieillesse-activité

Depuis le 1er janvier 2015, les bénéficiaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), qui a remplacé le minimum vieillesse, sont autorisés à cumuler l’Aspa et un revenu d’activité. Le montant cumulé ne peut être supérieur à 0,9 fois le Smic pour un célibataire et à 1,5 fois le Smic pour une personne vivant en couple. Soit, par mois en 2024, 1.590,22 euros dans le premier cas et 2.650,37 euros pour le second.

L’assurance volontaire des parents au foyer

Les pères ou les mères qui ne travaillent pas pour élever leurs enfants ont la possibilité de cotiser volontairement à la retraite via l’Assurance volontaire des parents au foyer (AVPF). La cotisation due au titre de l’AVPF est calculée sur la base d’une assiette forfaitaire égale, par mois, à 169 fois le salaire horaire minimum en vigueur au 1er juillet de l’année civile précédente. L’assiette forfaitaire mensuelle applicable en 2024 au titre de l’AVPF s’élève ainsi à 1.946,88 euros.

L’assurance volontaire des chargés de famille

Les parents chargés de famille qui ne sont pas affiliés à un régime de retraite obligatoire peuvent, sous certaines conditions, s’assurer contre ce risque. Leur assiette trimestrielle de cotisation est égale à 507 fois le Smic horaire. Elle est ainsi fixée à 5.907 euros en 2024. Avec un taux de cotisation de 17,87%, le montant de la cotisation trimestrielle est fixé à 1.056 euros depuis le 1er janvier 2024.

 

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