Trimestre validé, réversion, les barèmes de retraite pour 2019


Le relèvement de 1,5% du Smic en 2019 a un impact sur plusieurs dispositifs ayant trait à la retraite, calculés à partir du salaire minimum.

un homme avec une calculatrice

 SOMMAIRE

Le salaire permettant de valider un trimestre

Les plafonds de réversion

Le plafond du minimum contributif

Le cumul minimum vieillesse-activité

L’assurance volontaire des parents au foyer

L’assurance volontaire des chargés de famille

 

Le salaire permettant de valider un trimestre

Dans le secteur privé, il faut gagner l’équivalent de 150 heures payées au Smic pour valider un trimestre de cotisation à la retraite de base. Avec un Smic horaire passé de 9,88 euros à 10,03 euros bruts, un salaire de 1.504,50 euros bruts permet de valider un trimestre de cotisation vieillesse en 2019, contre 1.482 euros bruts en 2018. Pour se voir octroyer une année complète de cotisation, soit quatre trimestres, une rémunération annuelle brute d’au moins 6.018 euros (1.504,50 x 4) sera nécessaire en 2019.

Les plafonds de réversion

Les pensions de réversion sont attribuées aux conjoints survivants sous conditions de ressources dans les régimes de retraite de base du secteur privé (Assurance retraite, MSA, Sécurité sociale des indépendants). Les revenus annuels du veuf ou de la veuve ne doivent pas excéder 2.080 fois le Smic horaire. Ce qui équivaut à 20.862,40 euros en 2019 (20.550,40 euros en 2018).

Si le veuf ou la veuve vit en couple, le plafond de ressources du ménage ne peut dépasser 1,6 fois le plafond exigé pour une pesonne seule. C’est-à-dire 33.379,84 euros en 2019.

 

Le plafond du minimum contributif

Dans le secteur privé, les assurés qui ont atteint l’âge légal de départ à la retraite (62 ans) et qui disposent du nombre de trimestres de cotisation demandé dans leur génération bénéficient du minimum contributif (ou MICO). Ce dispositif correspond à une retraite plancher. Si le revenu cumulé des pensions de base et complémentaires n’atteint pas un certain plafond, le minimum contributif vient le compléter. Le montant cumulé étant revalorisé sur la base du Smic, il est passé de 1.160,04 euros en 2018 à 1.177,44 euros en 2019.

Le cumul minimum vieillesse-activité

Depuis le 1er janvier 2015, les bénéficiaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), qui a remplacé le minimum vieillesse, sont autorisés à cumuler l’Aspa et un revenu d’activité. Le montant cumulé ne peut être supérieur à 0,9 fois le Smic pour un célibataire et à 1,5 fois le Smic pour une personne vivant en couple. Soit, par mois en 2019, 1.369,09 euros dans le premier cas et 2.281,33 euros pour le second.

L’assurance volontaire des parents au foyer

Les pères ou les mères qui ne travaillent pas pour élever leurs enfants ont la possibilité de cotiser volontairement à la retraite via l’Assurance volontaire des parents au foyer (AVPF). La cotisation due au titre de l’AVPF est calculée sur la base d’une assiette forfaitaire égale, par mois, à 169 fois le salaire horaire minimum en vigueur au 1er juillet de l’année civile précédente, soit 9,88 euros. L’assiette forfaitaire mensuelle applicable en 2019 au titre de l’AVPF s’élève donc à 1.669,72 euros.

L’assurance volontaire des chargés de famille

Les parents chargés de famille qui ne sont pas affiliés à un régime de retraite obligatoire peuvent, sous certaines conditions, s’assurer contre ce risque. Leur assiette trimestrielle de cotisation est égale à 507 fois le Smic horaire. Elle est ainsi fixée à 5.085,21 euros en 2019.

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