Trimestre cotisé, trimestre validé : quelle différence ?

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Pour partir en retraite et toucher une pension à taux plein, il est nécessaire de valider un certain nombre de trimestres. Même si vous n'avez pas accumulé assez de trimestres cotisés, vous pouvez tout de même en avoir validé suffisamment. Explications.

Il existe une différence entre les trimestres de retraite réellement cotisés et ceux "réputés cotisés"

Pour pouvoir partir en retraite avec une pension à taux plein, vous devez avoir atteint un nombre minimal de trimestres validés. Ce nombre est fixé à 166 trimestres (41,5 ans) pour les générations nées en 1955, 1956 et 1957. Il va augmenter d'un trimestre tous les trois ans à partir de la génération née en 1958 pour atteindre 172 (43 ans) pour les actifs nés à compter du 1er janvier 1973. Le détail des durées de cotisation exigées selon l'année de naissance figure en pied de cet article. 

Cette durée de cotisation ne signifie cependant pas que vous devez avoir obligatoirement cotisé, et donc travaillé, sur une telle période. Car c'est le nombre de trimestres validés, et non cotisés, qui est pris en compte pour déterminer le montant de votre pension de retraite.

Trimestre cotisé = trimestre travaillé

Un trimestre est considéré cotisé si vous avez effectivement versé vos cotisations vieillesse.

Dans la fonction publique et les régimes dits « spéciaux » (EDF, SNCF, RATP, Banque de France...), il s'agit de la durée effective de services. Si un fonctionnaire travaille sur une durée de 90 jours, il dispose d'un trimestre de cotisation.

Dans le secteur privé, le trimestre dépend de la rémunération. Jusqu'au 1er janvier 2014 , il fallait gagner l'équivalent de 200 heures payées au Smic pour cotiser un trimestre. Depuis cette date, il suffit d'avoir perçu 150 heures Smic. Sur une année entière, vous pouvez accumuler seulement 4 trimestres cotisés, même si votre rémunération dépasse 600 heures Smic (150 X 4).

Trimestres validés = trimestres cotisés + trimestres assimilés (et équivalents)

Pour trouver le nombre de trimestres validés, il faut additionner les trimestres cotisés aux trimestres assimilés. Un trimestre assimilé correspond à une période durant laquelle vous n'avez pas travaillé, et donc pas cotisé, mais qui est tout de même prise en compte pour déterminer la durée d'assurance.

Les trimestres assimilés sont additionnés aux trimestres cotisés si besoin est. Une personne qui justifie du nombre de trimestres requis dans sa classe d'âge (166 pour les actifs nés en 1955, par exemple) ne peut pas bénéficier de trimestres supplémentaires au titre des trimestres assimilés et ainsi bénéficier d'une « surcote ». Une partie des trimestres réputés cotisés entrent également dans les trimestres retenus pour l'octroi du départ anticipé au titre des « carrières longues ».

Les trimestres assimilés sont accordés sous certaines conditions :
- Maternité (8 trimestres par enfant dans le privé, 4 trimestres par enfant dans le privé) ;
- Maladie (1 trimestre pour 60 jours d'indemnités) ;
- Invalidité et accident du travail avec incapacité de 66% (trimestres durant lesquels une rente est versée) ;
- Chômage (1 trimestre par 50 jours indemnisés) ;
- Service militaire (dans la limite de 4 trimestres).

Durée de cotisation exigée pour chaque génération
Année de naissance Trimestres exigés
1948 ou avant 160
1949 161
1950 162
1951 163
1952 164
1953, 1954 165
1955, 1956, 1957 166
1958, 1959, 1960 167
1961, 1962, 1963 168
1964, 1965, 1966 169
1967, 1968, 1969 170
1970, 1971, 1972 171
1973 172

 

Les trimestres équivalents

Dans certains cas spécifiques, un actif peut bénéficier de trimestres équivalents pour le calcul de sa durée d’assurance retraite. Ils sont notamment accordés aux aides familiaux dans l’agriculture, le commerce et l’artisanat. Les trimestres équivalents sont également retenus pour les périodes d’activité à l’étranger.

Attention : Les trimestres équivalents ne sont pas retenus pour le calcul du taux de la pension de retraite.


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