Montant GMP 2019 : la garantie minimale de points AGIRC


La GMP garantissait aux cadres affiliés à l'AGIRC de bénéficier de 120 points de retraite complémentaire par an. Fonctionnement de cette garantie qui a été suprimée le 1er janvier 2019 avec la fusion de l'AGIRC et de l'ARRCO.  

La valeur du point Agirc ne sera pas revalorisée au 1er avril 2015

– GMP : Définition

Montant de la cotisation forfaitaire de la GMP

– Qui bénéficie de la GMP ?

– Qu’est devenue la GMP après la fusion AGIRC-ARRCO ?

GMP : Définition

La garantie minimale de points (GMP) permettait, jusqui’au 31 décmebre 2018, aux salariés du secteur privé disposant du statut cadre de bénéficier d’un nombre plancher de points auprès de l’AGIRC, le régime de retraite complémentaire des seuls cadres qui a été supprimé le 1er janvier 2019 à la suite de sa fusion avec l’ARRCO, le régime de retraite des non-cadres et des cadres. En deçà du plafond de Sécurité sociale (3.311 euros bruts par mois en 2018), les cadres ne versaient pas de cotisations AGIRC et n’acquièraient donc pas de points auprès de ce régime.

Grâce à la GMP, les « cols blancs » étaient ainsi assurés de disposer d’au moins 120 points AGIRC par an s’il travaille à temps plein. Pour les temps partiels, le nombre de points était calculé au prorata de la durée du travail. A titre d’exemple, un cadre qui travaillait l’équivalent de 50% d’un temps plein recevait 60 points AGIRC par an.

Montant de la cotisation forfaitaire de la GMP

Avant la fusion au 1er janvier 2019 de l’AGIRC et de l’ARRCO, l’ensemble des cadres français étaient assujettis à une cotisation forfaitaire destinée à financer la GMP. Son montant était fixé tous les ans par le conseil d’administration de l’AGIRC.

En 2018, la cotisation GMP s’était élevée à 72,71 euros par mois, dont 45,11 euros pris en charge par l’employeur et 27,60 euros par le cadre.

Qui bénéficie de la GMP ?

La GMP concernait uniquement les cadres affiliés à l’AGIRC. Il n’existe pas d’équivalent à l’ARRCO. Les non cadres ne bénéficiaient donc pas de la GMP et, en conséquence, ne versaient pas de cotisation forfaitaire.

En revanche, l’ensemble des cadres du privé étaient éligibles à la GMP qu’ils dépendent de l’Assurance Retraite, le régime de retraite de base des salariés et des agents non titulaires de la fonction publique, ou de la Mutualité sociale agricole (MSA), le régime de retraite de base des salariés agricoles.

Pour avoir droit à la GMP, le cadre devait percevoir une rémunération inférieure au salaire dit « charnière ». Ce dernier était légèrement supérieur au plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS). En 2018, le salaire charnière s’est situé à 3.664.82 euros par mois, soit le PMSS majoré de 353,82 euros. En valeur annuelle, il s’élevait à 43.977.84 euros (contre 39.732 euros pour le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) pour 2018). Le montant du salaire charnière était également déterminé chaque année par les administrateurs de l’AGIRC. Au final, 36,4% des cadres affiliés à l’AGIRC étaient éligibles à la GMP.

Qu’est devenue la GMP après la fusion AGIRC-ARRCO ?

La fusion de l’ARCCO et de l’AGIRC, instaurée par  l’accord signé le 30 octobre 2015 par les partenaires sociaux, gestionnaires des retraites complémentaires des salariés du privé, s’est traduit notamment par une remise à plat des cotisations. La cotisation forfaitaire GMP a ainsi être supprimée à partir du 1er janvier 2019 dans le cadre du nouveau régime unifié, baptisé AGIRC-ARRCO. Il n’y a plus de GMP puisque l’AGIRC n’existe plus.

Pour autant, les cadres qui ne sont pas partis à la retraite avant 2019 ne perdront pas leurs points AGIRC acquis grâce à la GMP. Au moment de la liquidation de leurs droits, ils seront intégrés dans le calcul de leur pension AGIRC-ARRCO.

Pour notamment financer les pensions issues de la GMP jusqu’à leur extinction, une contribution d’équilibre général (CEG) de 2,15% sur la tranche 1 (jusqu’à 1 PMSS) et de 2,70% sur la tranche 2 (de 1 à 8 PMSS) a été mise en place à partir de 2019. Elle est supportée aussi bien par les cadres que par les non-cadres.

A lire également :

Retraites : comment lire un relevé de carrière