Comment déclarer les intérêts de livrets bancaires et de PEL en 2020


Les intérêts des livrets bancaires et compte bancaires rémunérés doivent être déclarés aux impôts dans la déclaration de revenus. Les informations sont dans la plupart des cas déjà inscrites dans le formulaire. Il faut toutefois effectuer certaines vérifications.

Livrets bancaires, comptes à terme : comment déclarer vos intérêts

Déclaration de revenus des livrets fiscalisés et PEL

Les intérêts des placements et comptes bancaires n’échappent pas à la déclaration 2020 des revenus 2019. Il est obligatoire de déclarer les revenus tirés :

Ces intérêts doivent figurer soit :

Première chose à faire pour bien remplir ou vérifier sa feuille d’impôt, déterminer de manière certaine le mode d’imposition des intérêts des livrets bancaires fiscalisés, comptes à terme et éventuellement d’un plan épargne logement (PEL) si celui-ci a plus de 12 ans ou s’il a été ouvert depuis le 1er janvier 2018.

Les cases à remplir ou à vérifier dans la déclaration

Quatre cases de la déclaration de revenus concernent un contribuables ayant perçu des intérêts bancaires en 2019 :

  1. Case 2TR : intérêts et autres produits de placement à revenu fixe
  2. Case 2BH : revenus déjà soumis aux prélèvements sociaux avec CSG déductible si option barème
  3. Case 2CK : prélèvement forfaitaire non libératoire déjà versé
  4. Case 2OP : vous optez pour l’imposition au barème de l’ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers et de vos gains de cession de valeurs mobilières

Ces cases se situent :

  • à l’étape 3 de la déclaration en ligne (revenus et charges), dans la rubrique « Vos revenus », à la sous-rubrique « revenus des valeurs et capitaux mobiliers »
  • sur la feuille d’impôt 2042 ou 2042 K, en page 3 du formulaire

Le montant des intérêts perçus en 2019 est à reporter ou à vérifier en case 2TR. «
Vous devez indiquer en case 2TR les produits de placement à revenu fixe : intérêts des livrets bancaires fiscalisés, produits des comptes de dépôt et des comptes à terme », précise l’administration fiscale dans sa notice d’aide à la déclaration.

Si ces revenus ont déjà été soumis aux prélèvements sociaux (ce qui est normalement le cas de tous les intérêts soumis au PFU), la somme correspondante est à déclarer (ou déjà préremplie) case 2BH. Cette case permet de ne pas payer deux fois des prélèvements sociaux. Elle a une autre utilité si le contribuable  n’opte pas pour l’imposition au barème de l’impôt sur le revenu : elle permet de bénéficier de la CSG déductible l’année suivante.

La case 2OP sert à choisir l’imposition au barème de l’impôt de l’ensemble des revenus financiers (revenus de capitaux mobiliers, gains de cession de valeurs mobilières, gains et intérêts de certains contrats d’assurance vie) en lieu et place de l’imposition au PFU, si cette option est plus favorable.

Dans tous les cas de figure (imposition forfaitaire ou au barème de l’impôt), il faut notifier ou vérifier dans la case 2CK le montant du prélèvement forfaitaire non libératoire versé, si vous n’en êtes pas dispensé. Cette démarche permettra d’éviter de supporter deux fois un prélèvement de 12,8% sur ces revenus.

Imposition à la flat tax par défaut

Les intérêts bancaires 2019 font partie des « produits de placement à revenu fixe » imposés au PFU (prélèvement forfaitaire unique), aussi appelé flat tax, depuis le 1er janvier 2018.

Les intérêts perçus sont, dans le cadre de ce régime fiscal, soumis par défaut à un prélèvement forfaitaire au taux de 12,8%. Ainsi, tout le monde est soumis au même taux d’imposition quelle que soit sa tranche d’imposition.

Ce prélèvement est retenu à la source par la banque pour le compte du fisc lors du versement des intérêts. Ainsi, le titulaire perçoit des intérêts nets d’impôt. Cette retenue à la source, qui revient à un acompte d’impôt, se nomme prélèvement forfaitaire non libératoire (PFNL).

L’imposition est définitive à ce titre : le titulaire du compte n’est pas prélevé une seconde fois lorsqu’il reçoit son avis d’imposition (pas de double imposition).

Sous conditions de ressources, un contribuable a la possibilité d’obtenir une dispense de l’acompte d’impôt sur le revenu. Pour cela, il faut avoir envoyé une attestation à son établissement payeur (la banque):

  • avant le 30 novembre 2018 pour les intérêts 2019 imposables en 2020
  • avant le 30 novembre 2019 pour les intérêts 2020 imposables en 2021
  • avant le 30 novembre 2020 pour les intérêts 2021 imposables en 2022

Cette dispense d’acompte est réservée aux contribuables dont le revenu fiscal de référence (RFR) du foyer ne dépasse pas :

  • 25.000 euros pour une personne célibataire
  • ou 50.000 euros pour un couple marié ou pacsé.

Sur option annuelle à activer dans la déclaration de revenus, les intérêts peuvent être imposés au barème de l’impôt sur le revenu au lieu de la flat tax. Cette option est globale : elle concerne tous les revenus financiers (intérêts, dividendes) et les plus-values de l’année. Il est donc impossible d’être imposé séparément au PFU pour les intérêts bancaires et à la flat tax pour une plus-value de cession.

Imprimé fiscal unique (IFU) et intérêts bancaires

L’imprimé fiscal unique est un formulaire (formulaire 2561, Cerfa 11428*21) adressé par la banque qui récapitule différentes informations servant à la déclaration de revenus, dont la sommes des intérêts bancaires préremplis dans la déclaration de revenus.

Certaines erreurs sont possibles dans la déclaration de revenus : pour s’assurer que les montants indiqués sont les bons, on peut se référer à l’imprimé fiscal unique (IFU) adressé par la ou les banques du titulaire des comptes rémunérés.

L’IFU est envoyé en début d’année par la banque, généralement en février-mars.

Les livrets d’épargne exonérés d’impôt

L’imposition des intérêts de livrets et comptes à terme ne concerne pas certaines catégories de livrets d’épargne. C’est notamment le cas des Livrets A, Livrets de développement durable (LDD), Livrets d’épargne populaire (LEP), Livrets d’épargne entreprise (LEE) ou Livrets Jeunes. Tous ces produits sont exonérés d’impôt sur le revenu : les intérêts perçus n’ont pas à être déclarés dans la déclaration de revenus.0

Les comptes épargne logement (CEL) et les plan épargne logement (PEL) bénéficient également de ce traitement fiscal de faveur, hormis :

  • les PEL de plus de 12 ans
  • les PEL ouverts depuis le 1er janvier 2018
  • les CEL ouverts depuis le 1er janvier 2018