Le versement d’un crédit d’impôt intervient soit en une seule fois durant l’été, soit en deux temps avec une avance de 60% le 15 janvier puis le solde fin juillet, soit immédiatement au moment de la dépense pour les services à la personne. Plus de 9 millions de foyers ont perçu l’avance de janvier. Conditions d’éligibilité, montants, dates, déclaration et modulation, voici le fonctionnement du dispositif.
Versement de crédit d’impôt : une avance en janvier, un solde à l’été
On dénombre trois modalités de remboursement d’un crédit d’impôt sur le revenu :
- le paiement en une seule fois, durant l’été ;
- le versement en deux fois, avec un acompte en janvier et le solde en juillet ;
- le versement immédiat au moment de la dépense pour les services à la personne, à l’exception des frais de garde des jeunes enfants, accessible sur option.
Il est possible de cumuler le versement en deux fois et le versement immédiat, en cas de recours simultané aux services à la personne, en tant que particulier employeur ou usager d’un prestataire ou d’un mandataire, et à un dispositif fiscal éligible à l’acompte de janvier.
Une partie des crédits d’impôt est ainsi versée en deux fois, dont un premier paiement anticipé dès le mois de janvier : il s’agit d’un acompte calculé à partir de la dernière déclaration de revenus, sur les revenus et charges de l’avant-dernière année, soit 2024 pour l’acompte de janvier 2026. Cet acompte est connu sous le nom d’avance, une quote-part du crédit d’impôt étant versée avant la détermination définitive du montant auquel le contribuable a droit.
Le solde du crédit d’impôt est versé durant l’été, à la fin du mois de juillet en 2026, si le contribuable y a droit.
Pourquoi ce paiement en deux temps ? Depuis janvier 2019, avec l’entrée en vigueur du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu (PAS), le calendrier de versement des réductions et crédits d’impôt par la Direction générale des finances publiques (DGFiP) a changé. Le taux de prélèvement à la source est calculé sans prise en compte ni des crédits d’impôt, ni des réductions d’impôt. L’article 1665 bis du Code général des impôts a donc instauré un mécanisme de compensation.
Un foyer qui a obtenu, au titre de 2024, une réduction d’impôt de 500 euros pour un don à une association et un crédit d’impôt de 1 500 euros pour l’emploi d’un salarié à domicile dispose d’un avantage total de 2 000 euros. Il perçoit 1 200 euros à la mi-janvier 2026, puis 800 euros à l’été 2026 si sa situation n’a pas changé.
📌 À noter
Il n’est pas possible de moduler son taux de prélèvement à la source en fonction des réductions et crédits d’impôt dont on bénéficie.
Les dates de restitution, tous motifs confondus, ainsi que les délais bancaires et les situations qui décalent le versement, sont détaillés dans notre article sur la date de remboursement impôt 2026.
Qui a droit à l’avance de 60% en janvier
L’acompte est versé sous deux conditions :
- avoir effectué une dépense la pénultième, c’est-à-dire l’avant-dernière année, soit en 2024 pour un versement en janvier 2026
- avoir effectué une dépense éligible au versement de l’acompte
Si ces deux conditions sont respectées, il n’y a aucune démarche particulière à accomplir pour en bénéficier. Les foyers concernés reçoivent un e-mail les informant de leur éligibilité, et un document précisant le montant et les modalités du versement apparaît dans leur espace Finances publiques quelques jours avant l’échéance.
L’avance est égale à 60% du montant du dernier crédit d’impôt connu de l’administration fiscale, soit 60% du crédit d’impôt calculé en 2025 sur la base des dépenses 2024 pour le versement de janvier 2026.
Pour bénéficier du versement dès la mi-janvier, il faut avoir renseigné ses coordonnées bancaires à l’administration fiscale. L’acompte n’est pas versé lorsque son montant est inférieur à 8 euros.
Les dépenses suivantes ouvrent droit à l’avance :
| Réduction ou crédit d’impôt | Article du CGI |
| Emploi d’un salarié à domicile et services à la personne | 199 sexdecies |
| Frais de garde des jeunes enfants | 200 quater B |
| Cotisations syndicales | 199 quater C |
| Dons aux œuvres, aux personnes en difficulté et aux partis politiques | 200 |
| Dépenses d’accueil en établissement pour personnes dépendantes | 199 quindecies |
| Investissements locatifs Denormandie, Duflot et Pinel | 199 novovicies |
| Investissements locatifs Scellier | 199 septvicies |
| Location meublée non professionnelle (Censi-Bouvard) | 199 sexvicies |
| Loc’Avantages, logements conventionnés Anah | 199 tricies |
| Investissements outre-mer dans le logement et travaux de confortation | 199 undecies A, b à e du 2 |
Rénovation, FIP FCPI, Sofica, les dépenses donnant droit à un versement en une fois
Certains dispositifs fiscaux, pour la plupart non récurrents, ne permettent pas de bénéficier de l’avance dès janvier. Pour ces dépenses ou investissements, il faut attendre l’été pour percevoir son versement en une fois.
Sont notamment concernés le crédit d’impôt pour l’adaptation du logement à la perte d’autonomie ou au handicap, le crédit d’impôt pour l’installation d’un système de charge de véhicule électrique, la réduction d’impôt pour frais de scolarité, la loi Malraux, le Girardin industriel, les souscriptions au capital de PME et de jeunes entreprises innovantes, les parts de FIP, de FIP Corse ou Outre-mer, de FCPI et de Sofica. Les investissements outre-mer dans le logement social et dans le cadre d’une entreprise, régis par les articles 199 undecies B et C, sont eux aussi exclus de l’avance.
Un contribuable qui bénéficie pour la première fois d’un avantage éligible se trouve dans la même situation. Le calendrier est alors le suivant :
- aucun don en 2024
- don à une œuvre d’un montant de 100 euros en novembre 2025, ouvrant droit à une réduction d’impôt de 66%, soit 66 euros
- absence d’acompte de réduction d’impôt au 15 janvier 2026
- déclaration de ce don en avril 2026, au moment de la déclaration des revenus de 2025
- restitution de 66 euros à l’été 2026
- acompte au 15 janvier 2027 basé sur le montant du versement 2025, soit 60% de 66 euros, ou 40 euros
Le calcul de l’avantage pour les frais de garde est détaillé dans notre article sur la déclaration des frais de garde d’enfants.
Le cas des foyers dont le taux de prélèvement est nul
Une règle distincte s’applique aux contribuables dont le taux de prélèvement à la source a été ramené à zéro. Leur avance correspond à 60% de la différence entre le montant de leurs avantages fiscaux et celui de l’impôt calculé avant imputation des réductions et crédits d’impôt.
Pour l’avance de janvier 2026, cette règle vise les foyers dont l’impôt sur les revenus de 2023 et de 2024 s’établit à zéro après imputation des avantages, ou n’a pas été mis en recouvrement, et dont le revenu fiscal de référence de 2024 reste inférieur à 29 315 euros par part.
Date de versement de l’acompte de crédit d’impôt en janvier 2026
La date de versement de l’acompte de 60% dépend du moyen de paiement utilisé par le fisc pour créditer la somme due. L’échéance est fixée au 15 janvier 2026 en cas de virement sur le compte bancaire, et dans la seconde partie du mois de janvier en cas de paiement par lettre-chèque, coupon à détacher et à encaisser comme un chèque. Les lettres-chèques sont distribuées par La Poste d’ici la fin janvier, la date de réception dépendant du délai d’acheminement.
Le virement est libellé « AVANCE CREDIMPOT » et l’opération est identifiée comme provenant de « DGFIP FINANCES PUBLIQUES ». Quelques jours peuvent séparer l’émission de l’inscription au compte, selon l’établissement bancaire. Le lecteur qui ne retrouve pas la somme sur son relevé trouvera les vérifications à mener dans notre article sur le remboursement d’impôts 2026.
Le versement par virement suppose d’avoir communiqué ses coordonnées bancaires à l’administration fiscale. Si cette dernière ne connaît pas le compte à créditer, elle verse l’acompte par lettre-chèque.
À noter La loi prévoit, à l’article 1665 bis du CGI, un versement au plus tard le 1er mars de l’année du calcul de l’impôt. La mi-janvier est la date retenue chaque année par l’administration.
L’avance a été versée, selon la DGFiP :
| Année | Foyers bénéficiaires | Montant moyen |
| 2026 | plus de 9 millions | 638 € |
| 2025 | un peu plus de 9 millions | 639 € |
| 2024 | 9 millions | 634 € |
| 2023 | 9 millions | 624 € |
| 2022 | 8,5 millions | 605 € |
| 2021 | 8,5 millions | 640 € |
| 2020 | 8,8 millions | 628 € |
| 2019 | 8,8 millions | 627 € |
Attention Le versement de mi-janvier n’est pas définitivement acquis au contribuable. Dans certaines situations, il faut procéder au remboursement de la somme au Trésor public durant l’été qui suit.
Remboursement du solde de crédit d’impôt à l’été 2026
Le second versement intervient durant l’été 2026. Il en va de même pour le versement en une fois des crédits d’impôt et des réductions d’impôt exclus de l’avance.
Les dates de remboursement de l’avantage fiscal pour 2026, confirmées par la DGFiP, sont le 24 juillet 2026 pour le premier virement et le 31 juillet 2026 pour le second, qui concerne les bénéficiaires n’ayant rien reçu la semaine précédente. Le libellé du virement est alors « REMB IMPOT REVENUS ». En cas de paiement par lettre-chèque, la remise à La Poste s’échelonne du 23 juillet au 20 août 2026, la réception intervenant courant août.
Ce versement estival s’effectue en fonction des informations portées à la connaissance du fisc dans la déclaration de revenus 2025 déposée en avril-mai 2026. En cas d’arrêt des dépenses éligibles en 2025, le montant de l’avance doit être remboursé au Trésor public.
Versement immédiat de crédit d’impôt pour les services à la personne
Le crédit d’impôt est versé immédiatement, au fur et à mesure des déclarations effectuées ou des demandes de paiement formulées par le prestataire, pour les utilisateurs de services à la personne. Ce service, optionnel et gratuit, permet de diminuer le reste à charge : le crédit d’impôt de 50% est immédiatement déduit de la somme à payer.
L’avance immédiate ne remplace pas le crédit d’impôt, elle en anticipe le versement, dans la limite de l’avantage auquel le foyer a droit. Son montant est plafonné à 6 000 euros par foyer fiscal, porté à 10 000 euros lorsqu’un membre du foyer est en situation de handicap.
Qui peut activer l’avance immédiate
Le crédit d’impôt est versé immédiatement pour les utilisateurs de services à la personne :
- depuis janvier 2022 pour les particuliers employeurs
- depuis juin 2022 pour les particuliers employeurs clients de mandataires tiers déclarants
- depuis juin 2022 pour les particuliers clients d’associations ou de sociétés prestataires
- depuis septembre 2022 pour les particuliers employant une garde d’enfants âgés de plus de 6 ans
Cette avance immédiate est accessible via le service Cesu+ pour la plupart des utilisateurs concernés, à l’exception des clients des prestataires de services à la personne, qui s’inscrivent sur une plateforme dédiée, sur le site particulier.urssaf.fr. L’accord du salarié est obligatoire en cas d’emploi direct. Chaque demande de paiement reçue sur le compte Cesu peut être validée ou contestée dans un délai de deux jours, au terme duquel elle est validée automatiquement.
Les situations encore exclues du dispositif
Trois publics en restent écartés : les parents qui font garder à domicile un enfant de moins de 6 ans, les bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie et ceux de la prestation de compensation du handicap. Ils continuent de percevoir leur crédit d’impôt selon le rythme classique, avance de 60% en janvier puis solde à l’été. L’ouverture de l’avance immédiate à ces situations est prévue au plus tard le 1er septembre 2027.
L’acompte de janvier coexiste avec l’avance immédiate pour les personnes qui y ont recours. Le montant de l’acompte fait l’objet d’une retenue correspondant à l’avance immédiate perçue l’année précédente. Un échange de données entre la DGFiP et l’Urssaf permet cette prise en compte automatique, sans démarche du contribuable. L’avance de janvier n’est pas modifiée pour les autres crédits et réductions d’impôt, qui ne sont pas dans le champ de l’avance immédiate.
Les dépenses effectuées dans ce cadre en 2025 sont reportées dans la déclaration de revenus remplie au printemps 2026, dont le détail figure dans notre article sur la déclaration des services à la personne.
Déclarer l’avance perçue
Une case de la déclaration de revenus est intitulée « Avance de 60% de réductions et crédits d’impôt versée en début d’année sur votre compte bancaire », ligne 8EA. Le montant indiqué correspond à la somme versée par les services des finances publiques en janvier 2026, à la mi-janvier par virement ou fin janvier par lettre-chèque, au titre de l’acompte sur crédit d’impôt ou réduction d’impôt.
Ce montant est prérempli en page 4 de la déclaration 2042 K, rubrique 7. La ligne 8EA, page 4, rubrique 8, ne concerne que le contribuable qui souscrit une déclaration 2042 vierge : il lui revient alors d’y reporter lui-même la somme perçue.
Le montant de l’avance immédiate de services à la personne perçue en 2025 est prérempli séparément, ligne 7HB. Il est ajouté au calcul du solde de l’impôt, puis vient en diminution du crédit d’impôt calculé sur les dépenses réelles de l’année. Le détail des autres cases figure dans notre article sur le formulaire 2042 RICI.
Versement indu : le remboursement de l’acompte en septembre
Certains contribuables ont reçu un acompte en janvier 2026 mais devront le rembourser au mois de septembre, ou en quatre échéances selon le montant du solde de leur impôt sur le revenu. En cause : l’analyse de la déclaration de revenus par l’administration fiscale a établi qu’ils n’y avaient pas droit. Ce cas d’indu correspond aux situations où un contribuable cesse de bénéficier d’un avantage fiscal en 2026 au titre de sa situation en 2025. Il s’agit, par exemple, de l’arrêt des dépenses pour frais de garde d’enfant après une entrée à l’école maternelle, de l’arrêt des cotisations syndicales en 2025, de la non-reconduction d’un don à un parti politique, ou de la fin de l’engagement de location d’un investissement immobilier de type Scellier, Duflot ou Pinel.
Le remboursement au fisc peut être partiel si la dépense 2025 a diminué par rapport à 2024, ou intégral si les dépenses se sont totalement arrêtées en 2025.
La somme n’est pas réclamée par un courrier distinct : elle s’ajoute au solde d’impôt à régler à l’automne, dont le montant et les échéances figurent sur l’avis d’impôt.
Moduler ou annuler l’avance de janvier 2027
L’administration fiscale met en place chaque automne un service en ligne pour éviter aux contribuables d’avoir à rembourser l’avance trop perçue, en cas d’arrêt ou de diminution des dépenses. Pour l’avance de janvier 2026, la demande devait être formulée au plus tard le 11 décembre 2025. Le service rouvre au cours du dernier trimestre 2026 pour l’avance de janvier 2027.
Moduler le montant de l’avance ou la supprimer s’effectue sur son compte fiscal en ligne sur Impots.gouv.fr. La démarche, étape par étape, est la suivante :
- se rendre sur Impots.gouv.fr et cliquer sur « Votre espace particulier », puis se connecter avec ses identifiants
- cliquer sur la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source »
- cliquer sur le bouton « Gérer votre avance de réductions et crédits d’impôt », situé à gauche
- dans la fenêtre qui s’ouvre, choisir parmi les trois options proposées : « Je souhaite conserver mon avance », « Je souhaite renoncer à mon avance », « Je souhaite modifier mon avance »
- en cas de modification, saisir dans le champ « Nouvelle base de réductions et crédits d’impôt » le montant total des avantages fiscaux estimés pour l’année 2026 ; le montant actualisé de l’avance à percevoir en janvier s’ajuste automatiquement
- cliquer sur le bouton « Valider »
Sans intervention du contribuable, l’avance calculée par le fisc est versée sur la base des dépenses éligibles effectuées en 2025 et déclarées en 2026. En cas de trop-perçu, la somme sera à rembourser à l’automne 2027.
Versement de crédit d’impôt : FAQ
Quand un crédit d’impôt est-il versé en 2026 ?
L’avance de 60% a été versée le 15 janvier et le solde intervient fin juillet, le 24 ou le 31. Les dispositifs exclus de l’avance sont réglés en une fois à l’été.
Comment savoir si l’on a droit à l’avance de janvier ?
Il faut avoir déclaré, au printemps de l’année précédente, une dépense relevant de l’un des dispositifs éligibles. Les foyers concernés reçoivent un e-mail de l’administration et un document récapitulatif dans leur espace Finances publiques.
À quoi correspond le libellé « AVANCE CREDIMPOT » ?
Ce libellé identifie le virement de l’avance de 60% sur les réductions et crédits d’impôt, émis à la mi-janvier. Il se distingue de « REMB IMPOT REVENUS », utilisé pour les restitutions de l’été.
Pourquoi n’ai-je pas reçu l’avance de janvier ?
Il peut y avoir trois explications : aucune dépense éligible en 2024, un premier recours à l’avantage fiscal en 2025, ou un montant calculé inférieur à 8 euros. L’absence de coordonnées bancaires connues entraîne pour un paiement par chèque, et non une absence de versement.
Faut-il déclarer l’avance de crédit d’impôt ?
Oui. Son montant est prérempli sur la déclaration 2042 K et doit être vérifié. Sur une déclaration 2042 vierge, il se reporte ligne 8EA.
L’avance de janvier est-elle définitivement acquise ?
Non. Elle est régularisée à l’été, en fonction des dépenses réellement engagées l’année précédente. Une baisse ou un arrêt de ces dépenses donne lieu à un remboursement à l’automne.
Peut-on renoncer à l’avance ?
Oui, au cours du dernier trimestre de l’année, dans le service « Gérer mon prélèvement à la source ». Il est également possible d’en réduire le montant plutôt que de l’annuler.
Avance en janvier, déclaration au printemps, solde ou reprise à l’été, régularisation à l’automne : le crédit d’impôt suit un calendrier qui se croise avec les autres échéances fiscales du foyer.
Pour situer ces versements parmi les autres dates à retenir, consulter notre calendrier fiscal 2026 : les dates limites des impôts des particuliers.
À propos de l'auteur
Olivier Brunet est cofondateur de ToutSurMesFinances.com et rédacteur en chef spécialisé en placements et fiscalité des particuliers. Présent au sein du média depuis sa création, il en est l’un des piliers éditoriaux. Il analyse les stratégies d’investissement, suit les évolutions fiscales et les problématiques patrimoniales avec une vision long terme, forgée par des années de pratique et de suivi des marchés.






