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Il n’est pas simple de gérer au quotidien ses dépenses au quotidien. Pour ne plus être à découvert, mieux vaut calculer son budget mensuel, à l’aide d’un tableau Excel. Voici nos conseils pour établir son budget dans une feuille de calcul en listant précisément revenus et dépenses.

 

Comment calculer son budget

 

1. Faire son budget avec un tableau Excel
2.L'épargne
3.Faire le bilan à la fin du mois


Faire son budget avec un tableau Excel

Des découverts à la fin du mois qui se répètent ? Peut-être serait-il judicieux d’élaborer un budget mensuel. L’objectif étant de suivre l’évolution de ses finances et ainsi de pouvoir ajuster ses dépenses tous les mois en fonction de ses revenus pour ne plus finir dans le rouge. En connaissant ses vos ressources et dépenses au jour le jour, vous pourrez davantage anticiper, gérer les imprévus, éviter les frais de découvert et épargner régulièrement afin de faire fructifier vos économies.

Pour ce faire, le mieux reste de lister les revenus et les dépenses du ménage : salaire, loyer, alimentation ou encore les impôts, tout doit être reporté. Il est conseillé d’utiliser un tableau Excel ou encore une application sur son smartphone (Bankin’, Linxo, Expense Manager, Budgea …) afin d’être le plus rigoureux possible. En effet, pour calculer un budget au plus juste, il faut tout noter précisément dans des catégories.

Exemples de tableau de gestion de budget
- Tableau n°1 de lafinancepourtous.com
- Tableau Excel n°2 de la Caf
- Tableau Excel n°3 de femmesdebordees.fr

Les revenus, ressources

Avant de lister minutieusement ses dépenses, il faut connaître ses revenus : de combien d’argent est-ce que je dispose par mois ? Cette base est essentielle puisqu’elle déterminera les dépenses que vous pourrez vous permettre, notamment celles qui ne sont ni fixes ni obligatoires.

Les revenus correspondent à l’ensemble des ressources perçues durant une période donnée, ici mensuelle :

• Le salaire net (et non le brut) ainsi que les éventuelles primes (d’intéressement, de transport, chèques déjeuner ou tickets restaurants) et le 13ème mois. Pour les travailleurs non-salariés, il faut prendre en compte le revenu d’activité réduit des frais et dépenses liés à leur activité et des cotisations sociales.
• Les pensions de retraite de base et complémentaire : une éventuelle pension de réversion versée au conjoint survivant doit également être comptabilisée.
• Les aides des caisses de retraite : les caisses de retraite attribuent des aides en complément des pensions pour les retraités modestes, comme des aides à la rénovation du logement par exemple.
• La pension d’invalidité
• Les indemnités chômage ou journalières en cas de maladie versées par Pôle emploi ou la Sécurité sociale dans le second cas.
• Les prestations sociales ou allocations versées par des organismes et administrations de l’Etat, les communes ou encore les départements. On place par exemple dans cette catégorie toutes les allocations et aides financières versées par la Caisse d’allocations familiales (Caf) : allocations familiales, prime d’activité, RSA, …
• Les aides au logement (APL et autres)
• Bourses : au mérite, étudiante, …
• Une pension alimentaire, de compensation suite à un divorce
• L’aide d’un proche : si un parent vous verse une pension tous les mois, il faut le reporter dans cette catégorie.
• Les revenus fonciers : les propriétaires d’un bien mis en location perçoivent des revenus fonciers issus des loyers qui sont à indiquer dans cette catégorie.

Une fois ce tour d’horizon fait, il ne reste plus qu’à faire le calcul de la totalité de vos revenus mensuels avant de passer aux dépenses.

Les dépenses fixes ou contraintes

Cette catégorie regroupe l’ensemble des dépenses mensuelles à échéance et montant fixes dont un ménage ne peut se passer, c’est pourquoi on parle de dépenses contraintes. Cette catégorie est importante car elle détermine une grande partie des dépenses qu’un foyer va supporter sur un mois entier. On y place ainsi :

Le logement

• Le loyer
• Internet, téléphone, voire abonnement au câble
• L’électricité et le gaz
• L’eau
• Les charges de copropriété, qui sont calculées sur l’année mais dont le coût peut être calculé par mois. Par exemple, si les charges annuelles prévisionnelles se montent à 600 euros, vous savez par avance que vous aurez 50 euros tous les mois de charges à payer.

Les assurances

• Assurances auto, habitation et autres : très souvent, les compagnies d’assurance proposent des échéances de paiement mensuelles, mais il arrive aussi qu’un règlement en une seule fois de la cotisation soit proposé. Dans ce cas, même démarche que pour les charges de copropriété, il peut être judicieux de diviser le total par douze et ainsi de savoir combien coûtent ses assurances par mois.
• La mutuelle santé

Les impôts

• Impôts locaux : taxe d’habitation et taxe foncière pour les propriétaires du logement
• Impôt sur le revenu (à convertir en mensualités pour les contribuables qui règlent leur dû par tiers provisionnel)
Les emprunts
• Mensualités d’un crédit à la consommation
• Les mensualités d’un prêt immobilier
Autres
• Frais de scolarité : école, collège, lycée, ou encore l’université ou une grande école
• Forfait smartphone et autres téléphones mobiles
• Garde d’enfants
• Pensions alimentaires
• Santé : par exemple, si vous suivez un traitement régulier qui n’est pas pris en charge à 100% par la Sécurité sociale et votre complémentaire santé.

Les dépenses courantes

Moins fixes que les dépenses obligatoires, les dépenses courantes demeurent des frais que l’on a à débourser tous les mois. D’un montant davantage variable, on ne peut toutefois pas s’en passer.

Alimentation

• Nourriture : on reporte ici le montant des courses effectuées dans le mois.
• Repas du midi au travail
• Cantine des enfants

Transports

• Carburant : les détenteurs de véhicules y notent les frais d’essence ou de gazole mensuels.
• Frais de péages autoroutiers
• Abonnement à des transports en commun : bus, tramway, métro, train, …

Autres

• Coiffeur
• Esthéticienne
• Sport
• Activités extra-scolaires des enfants

• Les dépenses occasionnelles et de loisirs

Elles sont d’un montant et d’une récurrence plus variables que les dépenses contraintes et courantes. Si besoin, ce sont les dépenses dont on peut plus facilement se passer ou reporter dans le temps. On y regroupe :

Loisirs

• Culture : musées, cinéma, …
• Loisirs : bowling, cours de dessin, …
• Restaurants
• Sport et activités sportives non régulières

Autres

• Habillement
• Entretien et révision de la voiture
• Voyages et vacances
• Equipements divers : par exemple, en cas de panne d’un appareil électroménager, s’il faut le remplacer ou encore la décoration de la chambre d’enfant à revoir (peinture, …).
• Santé : les dépenses occasionnelles de santé, comme la consultation d’un généraliste, d’un dentiste ou encore d'un ophtalmologiste.

Selon son mode de vie et ses besoins, il ne faut pas hésiter à ajouter d’autres catégories dans son tableau de gestion de budget. Puis, de même que pour les revenus, effectuer le total des dépenses.

L’épargne

L’argent placé sur des livrets bancaires est ce que l’on appelle une épargne disponible. Ainsi, en cas de pépin ou de besoin occasionnel comme des vacances ou des impôts à payer, le fait d’avoir un matelas financier peut s’avérer utile. Il est donc judicieux de ne pas négliger cette source de revenus : Livret A, Livret de développement durable solidaire (LDDS), Livret d’épargne populaire (LEP), …

Par ailleurs, le fait de tenir à jour son épargne permet de mieux calculer et gérer son budget. Ainsi, si le solde de son épargne fond à vue d’œil d’un mois à l’autre, c’est que son budget est mal géré au quotidien. A l’inverse, si le montant et la fréquence des dépôts augmentent de mois en mois, cela prouve que les dépenses se réduisent et sa capacité d’épargne est en hausse. L’épargne est en résumé un bon indicateur de gestion de son budget mensuel.

On indique ainsi sur son tableau le solde disponible de son épargne en début de mois, ses dépôts, retraits et le solde en fin de mois.

Si vous possédez des produits financiers qui ne sont pas liquides, autrement dit dont l’argent n’est pas disponible immédiatement, rien ne sert de reporter tous les mois le solde puisque cela ne servira pas à élaborer votre budget mensuel. Une catégorie pourra éventuellement être créée pour suivre l’argent déposé sur ce type de placements.

Faire le bilan à la fin du mois

Ne reste plus qu’à faire la différence entre le total des ressources et celui des dépenses : vous obtenez le montant de votre reste à vivre. C’est à partir de ce montant que vous pourrez notamment déterminez votre capacité d’épargne : si à la fin du mois, il vous reste 700 euros, vous pouvez facilement mettre de côté 300 à 400 euros.

En renseignant aussi précisément vos ressources et dépenses, vous pouvez également constater quels sont les postes de dépenses les plus importants dans le mois et ainsi ajuster votre budget prévisionnel en conséquence pour le mois à venir, en jouant sur une diminution de certaines dépenses courantes ou occasionnelles.

Enfin, vous pouvez suivre l’évolution de votre budget mensuel au fil des mois et ainsi voir si vous devenez vertueux ou si vous continuez d’être dans le rouge malgré tout. Si tel est le cas, le recours à un gestionnaire financier pourrait s’avérer utile.