RSA, Redevance TV, prime, chèque alimentaire… Le programme de Macron pour 2022 en faveur du pouvoir d’achat

Par Olivier Brunet
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Le programme d’Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle de 2022, arrivé en tête du second tour avec 58,54% des suffrages, s’inscrit dans la continuité de celui du quinquennat qui s’achève. Résumé du programme de Macron et tout savoir sur la politique qu’entend mener le fondateur de La République En Marche ! (LREM) en faveur du pouvoir d’achat

Emmanuel Macron, réélu président de la République avec 18.779.641 voix, soit 58,54% des suffrages exprimés, a présenté son programme pour son second mandat le jeudi 17 mars lors d’une conférence de presse à Aubervilliers (93), près de Paris.

Programme d’Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle 2022, en résumé

Les propositions en matière de pouvoir d’achat et de finances personnelles présentées par le président de la République, réélu pour un second mandat, sont les suivantes, pour son second candidat :

  • suppression de la redevance TV
  • allègement des droits de succession par la majoration ou la création d’abattements fiscaux
  • obligation d’activité / d’actions d’insertion  pour les titulaires du RSA (revenu de solidarité active)
  • mise en place de la « solidarité à la source » pour les bénéficiaires d’aides sociales
  • triplement de la prime Macron à 3.000 euros
  • développement des dispositifs d’épargne salariale : intéressement, participation
  • versement d’un chèque alimentaire pour les foyers disposant des plus bas revenus
  • report de l’âge légal de départ en retraite de 62 à 65 ans
  • création d’un revenu d’études de 500 euros par mois pour les étudiants en situation de handicap

Globalement, sur la question du pouvoir d’achat, l’enjeu, pour Emmanuel Macron, est de favoriser la création d’emplois. « La première mesure de pouvoir d’achat, c’est tout faire, tout faire, tout faire, pour continuer à baisser le chômage », a-t-il déclaré lors de l’émission La France face à la guerre, le 14 mars, sur TF1.

RSA : 15 à 20h par semaine d’activité obligatoire pour les titulaires

Le RSA (revenu de solidarité active) doit faire l’objet d’une réforme pour Emmanuel Macron, celui-ci estimant qu’il faut assurer « un meilleur accompagnement et un meilleur équilibre entre les droits et les devoirs », a-t-il déclaré pendant sa conférence de presse du 17 mars 2022.

L’idée consiste à instaurer des contreparties à l’octroi de la prestation sociale aux titulaires, afin de favoriser leur retour à l’emploi. « Il faut un revenu de subsistance pour ces personnes, développe-t-il, et il faut pouvoir mieux accompagner chacune et chacun, reconnaître cette dignité et leur demander une part de devoirs, pour toutes celles et tous ceux qui le peuvent […], de leur permettre de pouvoir prendre leur part. Il y aura, dans cette réforme, l’obligation de consacrer 15 à 20 heures par semaine pour une activité permettant d’aller vers l’insertion professionnelle, soit de formation en insertion, soit d’emploi et d’être mieux accompagnement ».

Emmanuel Macron veut ainsi « généraliser pour ceux qui sont actuellement bénéficiaires du RSA » le principe applicable aux 18-25 ans accompagnés dans le cadre du contrat d’engagement jeune, dispositif d’accompagnement à la réinsertion qui remplace la garantie jeune depuis le 1er mars 2022.

Solidarité à la source, pour éviter le non-recours aux aides sociales

Pour « se battre contre les inégalités à la racine », Emmanuel Macron propose de réformer et simplifier l’octroi de plusieurs aides et allocations (il a cité le RSA, la prime d’activité, les APL, les allocations familiales) en mettant en place ce qu’il appelle la « solidarité à la source », inspirée du prélèvement de l’impôt à la source ou de la réforme du versement des aides au logement.

L’objectif vise à lutter contre :

  • le non-recours à ces aides
  • la fraude

Suppression de la redevance télé

Emmanuel Macron a annoncé son intention de supprimer la redevance TV, sachant que son montant pour 2022 est fixé à 138 euros en métropole et à 88 euros dans les départements d’Outre-mer.

« On doit continuer [à améliorer le pouvoir d’achat] pour que le travail paye mieux, a annoncé le candidat Macron lors de sa première réunion publique qui s’est tenue à Poissy (Yvelines), le lundi 7 mars 2022. Comment ? On supprimera des impôts qui restent, la redevance télé en fait partie. C’est cohérent avec la suppression de la taxe d’habitation [proposition phare de sa campagne de 2017, appliquée par étapes pendant son premier quinquennat], il faut aller au bout », ces deux impôts étant pour l’heure collectés en même temps.

Il a en outre annoncé son intention de poursuivre les baisses d’impôts, dans le prolongement de celles mises en œuvre durant son premier quinquennat. « Je les baisserai, vous pouvez me faire confiance car c’est ce que j’ai fait pendant les cinq ans qui viennent de s’écouler », a fait savoir le candidat Macron durant l’émission La France face à la guerre, le 14 mars, sur TF1.

Droits de succession : abattement en hausse et nouveaux abattements

Emmanuel Macron propose de porter le montant de l’abattement sur les droits de succession (part du patrimoine non imposée, ndlr) de 100.000 euros actuellement à 150.000 euros en ligne directe (entre parents et enfants) pour tenir compte de la hausse des prix de l’immobilier.

il souhaite également créer des abattements pour la transmission en faveur des neveux, nièces, petits-enfants et enfants de conjoints (il n’existe pas d’abattement spécifique pour ces derniers actuellement, ndlr). Leur montant n’est pas spécifié.

Enfin, le candidat de La République en Marche (LREM) a l’intention de maintenir le Pacte Dutreil pour la transmission d’entreprise (exonération de 75% de la valeur transmise sous conditions).

Baisses d’impôt de 7,5 milliards d’euros pour les ménages

Emmanuel Macron a annoncé une baisse globale d’impôts d’environ 15 milliards d’euros, dont 7,5 milliards d’euros pour les ménages, au travers notamment :

  • de la suppression de la redevance audiovisuelle
  • du relèvement de l’abattement sur les droits de succession de 100.000 à 150.000 euros en lige directe (entre parents et enfants)
  • de la baisse des charges pour les travailleurs indépendants

Prime de pouvoir d’achat ou prime Macron triplée à 3.000 euros

La prime exceptionnelle de pouvoir d’achat ou prime Macron a été instaurée fin 2018 en pleine crise des gilets jaunes et reconduite par deux fois, en 2020 et de juin 2021 à mars 2022. Emmanuel Macron a fait savoir, durant sa réunion publique à Poissy, qu’il entendait porter son montant de 1.000 à 3.000 euros.

« Dans mon projet, ce que je veux faire, si les Françaises et les Français me font confiance, c’est de pouvoir la tripler en montant, toujours sans charge ni impôt », a-t-il déclaré. Pour certains c’est l’équivalent de deux à trois mois supplémentaires, pour ceux qui ont une rémunération plus élevée ça peut être  [l’équivalent d’un] treizième mois. Le triplement de cette prime, c’est la possibilité pour un employeur […] qui n’a pas envie d’associer ses salariés au capital, […] de donner cette prime à son maximum ».

Le 17 mars, lors de sa conférence de presse, il a fait savoir qu’en cas de signature d’un accord d’intéressement, le montant maximum annuel de la prime Macron serait porté à 6.000 euros, contre 2.000 euros actuellement.

Chèque alimentaire pour favoriser l’achat de produits locaux, bio

Le chèque alimentaire durable pour les personnes en situation précaire, proposition de la convention citoyenne sur le climat qu’Emmanuel Macron s’est engagé à reprendre, avant de reporter sa mise en œuvre, figure parmi les premières annonces faites par le candidat LREM à l’élection présidentielle en matière de pouvoir d’achat.

« Ce que l’on doit faire, c’est mieux accompagner les classes populaires et les classes moyennes pour éviter la précarité alimentaire et les difficultés, a-t-il indiqué au cours de sa première réunion publique de campagne à Poissy (78). C’est pour ça, c’est le candidat qui vous parle, que nous allons mettre en mettre en place le chèque alimentaire […] qui permet d’accompagner [les ménages dans l’accès à] une alimentation de qualité, tout en luttant contre la précarité alimentaire ».

Emmanuel Macron ne s’est pas exprimé sur les contours du chèque alimentaire. On ne connaît encore ni les bénéficiaires potentiels, ni les produits éligibles, ni le montant alloué, ni sa durée.

L’objectif est de favoriser l’achat de produits locaux, durables ou bio. Annoncé en décembre 2020, le chèque alimentaire n’a finalement pas été intégré à la loi de finances pour 2022, qui prévoit le budget de l’État pour l’année en cours. Le gouvernement a souhaité, à la rentrée 2021, reporter sa mise en place « pour permettre une évaluation fine des scénarios possibles, et s’assurer que la solution mise en œuvre soit la plus pertinente pour permettre l’accès à une alimentation durable aux personnes qui en ont besoin ».

Réforme des retraites : report de l’âge légal à 65 ans

« Il n’y a pas d’indépendance sans force économique. Il nous faudra donc travailler plus ». C’est avec cette petite phrase de sa lettre aux Français, publiée le 3 mars 2022, qu’Emmanuel Macron a annoncé indirectement la couleur en matière de réforme des retraites.

« Il faut décaler l’âge légal et le passer à 65 ans », a-t-il clairement énoncé lors de son passage sur TF1 le 14 mars.

« Il est normal, surtout compte tenu de la nature des comptes publics, de la réalité, que nous travaillions plus, a-t-il développé le 17 mars lors de sa conférence de presse. La réforme que propose est différente de celle de 2017, parce que les conditions économiques ne sont pas les mêmes, […] parce que je tire aussi les enseignements de ce qui n’avait pas été compris ».

Jugeant fin 2021 que les conditions n’étaient pas réunies pour mener cette réforme avant la fin de son quinquennat, il entend cette fois la réaliser en abandonnant l’idée d’un régime unique.

Sa nouvelle réforme prévoirait, outre le report progressif de l’âge légal de départ en retraite à 65 ans :

  1. la suppression des régimes spéciaux (qui seraient conservés pour les retraits actuels). « Je veux mettre fin aux régime spéciaux pour tous les nouveaux entrants », a-t-il fait savoir sur TF1 le 14 mars
  2. l’assouplissement du cumul emploi-retraite, en permettant de se créer de nouveaux droits au travers des cotisations correspondantes
  3. la mise en place d’une pension de retraite de 1.100 euros minimum pour une carrière complète.
  4. la prise en compte des « différences dans les carrières »

L’idée d’une simplification du système autour de trois régimes de retraite, un pour les salariés du privé, un pour la fonction publique et un pour les indépendants, un temps évoquée, ne figurerait donc pas dans son projet.

Ma Prime Adapt’ : prise en charge de 70% des coûts d’adaptation du logement à la perte d’autonomie

Sur le modèle de Ma Prime Rénov’ dans la rénovation énergétique, Emmanuel Macron propose de créer un dispositif unique d’aide financière à l’adaptation du logement à la perte d’autonomie et au vieillissement, autour d’une aide qui serait baptisée Ma Prime Adapt’. Sa vocation est de prendre charge « jusqu’à 70% des coûts des travaux d’adaptation », en fonction des ressources du foyer.

Propositions et mesures diverses du candidat Macron

  • déploiement d’une « offre abordable de véhicules en mettant en place des mécanismes de leasing pour accompagner ménages les plus modestes »
  • réformer le compte épargne-temps afin de le rendre « portable, monétisable et universel »
  • poursuite du développement de l’intéressement et de la participation (épargne salariale)
  • aide financière aux modes de garde étendue jusqu’au 12 ans de l’enfant (6 ans actuellement), via le CMG (complément de libre choix du mode de garde)
  • revalorisation de 50% de l’allocation de soutien familial (ASF) pour les mères célibataires, de 116,11 à 174 euros
  • triplement de l’amende pour outrage sexiste, en vigueur depuis le 24 mars 2020, puni d’une amende actuellement fixé à 750 euros
  • extension du Pass Culture dès le collège
  • continuer à développer les bilans de santé préventifs pris en charge à 100%
  • meilleures rémunérations pour les enseignants acceptant de mener de nouvelles missions (aide aux devoirs, accompagnement plus personnalisé des élèves, y compris sur le temps périscolaire)
  • mesures de simplification : lancement d’une e-carte vitale
  • maintien du Pacte Dutreil pour la transmission d’entreprise

Résultat d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle de 2022

Emmanuel Macron a été réélu président de la République avec 18.779.641 voix, soit 58,54% des suffrages exprimés et 38,52% des citoyens inscrits sur les listes électorales, d’après les résultats définitifs communiqués par le ministère de l’Intérieur. Il affrontait Marine Le Pen, qui a recueilli 13.297.760 voix (41,46% des suffrages exprimés, 27,28% des inscrits).

Il était arrivé en tête du 1er tour de l’élection présidentielle de 2022, avec 9.785.578 voix, soit 27,84% des suffrages exprimés, sur la base de résultats définitifs (source ministère de l’Intérieur). Il affrontera Marine Le Pen, candidate soutenue par le Rassemblement national, arrivée en deuxième position avec un score de 23,15%.

Emmanuel Macron est arrivé en tête dans les régions suivantes :

  • Auvergne-Rhône-Alpes : 27,75% (MLP : 22,28%)
  • Bretagne : 32,79% (MLP : 20,65%)
  • Centre-Val de Loire : 28,53% (MLP : 25,86%)
  • Normandie : 29,26% (MLP 27,14%)
  • Nouvelle-Aquitaine : 27,63% (MLP 22,80%)
  • Pays de la Loire : 33,28% (MLP 20,78%)
  • Île-de-France : 30,19% (MLP 12,97%)
  • Français établis hors de France : 45,09% (MLP 5,29%)

L’Île-de-France est la seule région de France métropolitaine où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête avec 30,24% des suffrages exprimés, juste devant Emmanuel Macron. Globalement, Emmanuel Macron obtient ses meilleurs résultats dans le grand-ouest du pays, ainsi que dans les grandes villes.

Marine Le Pen est arrivée en tête dans les régions suivantes :

  • Bourgogne-Franche-Comté : 27,35% (EM : 26,32%)
  • Corse : 28,58% (EM 18,11%)
  • Grand-Est : 29,54% : (EM 27,28%)
  • Hauts-de-France : 33,35% (EM 25,40%)
  • Occitanie : 24,62% (EM 23,48%)
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) : 27,59% (EM 23,34%)

Dans les départements d’outre-mer, Mélenchon a survolé le scrutin avec une majorité de suffrages exprimés en Guadeloupe, Martinique, Guyane et 40,26% des voix à la Réunion. Marine Le Pen est arrivée en tête à Mayotte (42,67%), Emmanuel Macron n’arrivant qu’en troisième position (16,94%).

Déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron

Composition du patrimoine d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron est à la tête d’un patrimoine net de 551.546,89 euros au 1er mars 2022, selon sa déclaration de situation patrimoniale, publiée le 8 mars par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Son patrimoine personnel et les biens communs de son couple sont les suivants (source HATVP, calculs ToutSurMesFinances.com, effectués hors prise en compte des à-valoir versés par les éditions XO) :

Le patrimoine de l’actuel président de la République est composé (hors dettes) :

  • à 68,3% de liquidités (comptes courants, livrets réglementés ou non, disponibles à tout moment)
  • à 31,7% de placements financiers, PEL inclus, sachant que la composition de son contrat d’assurance vie n’est pas connue.

Il ne détient aucun bien immobilier en son nom propre, ni en commun au sein de son couple, ni au travers de sociétés civiles immobilières.

Enrichissement d’Emmanuel Macron depuis 2017

Emmanuel Macron a, par rapport à sa déclaration de mars 2017 :

  • quadruplé le montant de ses liquidités, celles-ci passant de 113.361,30 à 460.105,50 euros
  • diminué ses placements financiers de 3,9%
  • réduit son endettement bancaire de plus de la moitié (-59%), soit 124.322,10 euros remboursés
  • augmenté son patrimoine net personnel et commun à son couple de 516.033,72 euros

Salaire de Macron en tant que président de la République

Emmanuel Macron perçoit une rémunération mensuelle brute en tant que président de la République d’environ 15.200 euros, soit 13.500 euros net avant prélèvement à la source et de 8.500 euros net d’impôt, soit environ 510.000 euros net sur l’ensemble de son quinquennat et 493.000 euros sans tenir compte des mois de mars et avril 2022.

D’après sa déclaration d’intérêts et d’activités, sa rémunération au titre de son mandat présidentiel lui a procuré le revenu net imposable suivant (incluant la comptabilisation de l’avantage en nature de son logement à l’Élysée) :

  • 2021 : 196.314 euros
  • 2020 : 196.314 euros
  • 2019 : 196.094 euros
  • 2018 : 195 570 euros
  • 2017 : 115 426 euros
  • TOTAL : 899 718 euros

Ci-dessous, un bref rappel ci-dessous des mesures présentées il y a cinq ans, dans le cadre de sa campagne présidentielle de 2017.

Programme 2017 d’Emmanuel Macron sur le pouvoir d’achat

Emmanuel Macron a remporté l’élection présidentielle de 2017 face à Marine Le Pen, avec plus de 20,7 millions de voix, soit 66,1% des suffrages exprimés et 43,63% des inscrits, selon les résultats définitifs du ministère de l’Intérieur. Au cours de sa campagne, le vainqueur du premier tour de l’élection présidentielle avec 24,01% des suffrages exprimés a affirmé plusieurs fois vouloir devenir « le président du travail ». « Pour libérer le travail, je veux qu’il soit moins cher, je veux qu’il paye mieux. […] Donc tous les travailleurs, quel que soit leur statut ou leur catégorie gagneront en pouvoir d’achat durant notre quinquennat », a clamé l’époux de Brigitte Macron, lors de son meeting de campagne à Lyon du 4 février 2017.

Les principales mesures présentées en 2017 par celui qui est devenu le huitième président de la Vème République, étaient les suivantes :

Salaires et travail, au cœur de son programme pour la présidentielle 2017

  • hausse du salaire net grâce à la baisse des cotisations, hausse de la CSG afin de réduire la différence entre le salaire brut et le salaire net
  • mesure ci-dessus financée par une hausse générale de 1,7 point de la CSG (contribution sociale généralisée) sur les salaires, certaines pensions de retraite, les revenus du patrimoine (revenus fonciers) et les placements financiers (livrets imposables, dividendes, assurance vie, PEA, plus-values)
  • lutte contre les discriminations à l’embauche par une systématisation des politiques de testing (source l.ivre Révolutions, page 143)
  • droit universel aux allocations chômage, en l’étendant aux travailleurs indépendants et aux démissionnaires (page 131 de son livre coût de 1,5 milliard d’euros par an)
  • diminution du plafond d’indemnisation du chômage, actuellement fixé à plus de 7000 euros par mois
  • augmentation de 50% de la prime d’activité
  • opposition au revenu universel et au principe du Smic jeunes (Salaire transitoire inférieur au Smic alors proposé par le Medef).

Sécurité sociale et santé

Pour Emmanuel Macron, la généralisation du droit à l’assurance chômage implique que la protection sociale soit « de moins en moins financée par des cotisations et de plus en plus par l’impôt », ce qui explique son financement par la hausse de la CSG.

Les propositions en matière de dépenses de santé étaient les suivantes :

  • faire évoluer le modèle de rémunération de la consultation chez le médecin
  • remboursement à 100% les prothèses dentaires et auditives

Retraites : vers un régime unique

  • « refondation » du système de retraite, via la création d’un système de retraite à la carte
  • rapprocher les différents régimes (35 actuellement) en « quelques années » afin de construire « un régime universel de retraite », avec des « règles communes de calcul des pensions ».
  • prise en compte de la situation des aidants familiaux dans le calcul de l’âge de départ à la retraite (source : lettre du 18 avril 2017 à la Confédération Française des Retraités)
  • revalorisation du minimum vieillesse de 100 euros par mois.

Impôts : réforme fiscale et stabilité au programme

Le cadrage budgétaire du projet d’Emmanuel Macron a été présenté le 24 février 2017, avant la présentation de l’ensemble de son programme, le 2 mars.Ses propositions fiscales étaient les suivantes :

  • stabilité fiscale pendant le quinquennat, principe posé dans son livre Révolution
  • baisse de la taxe d’habitation, via une exonération progressive pour 80% des ménages. à l’horizon 2020
  • rétablissement d’un prélèvement forfaitaire sur les placements financiers, via un « prélèvement forfaitaire unique au taux de l’ordre de 30%, prélèvements sociaux inclus, pour tous les revenus du capital : intérêts, loyers, dividendes, plus-values » (Source interview Les Echos).
  • réforme et allègement de l’ISF, recentré sur l’immobilier

Ecologie

  • augmentation progressive de la fiscalité sur le gazole « pour qu’elle rejoigne en fin de quinquennat celle sur l’essence »
  • accompagnement des ménages en faveur de l’abandon des véhicules diesel avec la mise en place d’un « prime à la conversion » de 1000 euros, valable pour l’achat d’un véhicule neuf ou d’occasion, pour les propriétaires de voitures diesel construits avant 2001
  • transformation du crédit d’impôt transition énergétique (Cité) en prime « immédiatement perceptible »

Mesures diverses

  • versement d’un pass culturel 500 euros pour les jeunes le jour de leurs 18 ans (France Culture, 27 janvier 2017).
  • augmentation de 100 euros par mois de l’AAH (Allocation adulte handicapé).
  • renforcement du droit à l’oubli pour les emprunteurs qui ont souffert de maladies graves au moment de la souscription de leur assurance de prêt. « Les malades de cancers et de l’hépatite C n’auront plus à le mentionner dès 5 ans après leur rémission (contre 10 ans aujourd’hui) », affirme-t-il dans son programme. Il propose aussi de l’étendre à de nouvelles maladies.
  • mise en place d’un système de « contravention lourde et payable immédiatement » pour consommation de cannabis en lieu et place de la pénalisation systématique. Emmanuel Macron juge une telle mesure « bien plus dissuasive qu’une hypothétique peine de prison dont tout le monde sait qu’elle ne sera jamais exécutée » page 194 de son livre). De même, en cas de vol « sans aucune autre circonstance aggravante », il préconise une peine d’amende « lorsque le butin est inférieur à une certaine valeur ».
  • augmentation du prix du tabac, en vue de porter le prix à 10 euros par paquet (déclaration sur RTL, 3 mars 2017)
  • création d’ici la fin du quinquennat d’un billet d’avion à prix aidé (trajet métropole-collectivité) pour les Français issus de l’outre-mer en particulier pour les étudiants et les entrepreneurs.

 

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