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Les aides financières se comptent par dizaines en France. Chacun, selon sa situation, peut prétendre à percevoir ces coups de pouces. Les conditions sont susceptibles de varier selon les allocations, primes et organismes en charge de leur versement.

Aides financières

- Les aides financières pour les familles

> Allocations familiales de la CAF et de la MSA
> Prestation d’accueil du jeune enfant (Paje)
> Allocation de rentrée scolaire (ARS)
> Allocation de soutien familial (ASF)
> Réduction d’impôt au titre des frais de scolarité
> Bourse de collège et bourse de lycée
> Aides liées aux transports
> Prime de Noël, AVF, aide juridictionnelle... Ces autres aides à destination des familles

- Les aides financières pour les jeunes, étudiants

> Les aides pour le logement étudiant
> Les aides pour les jeunes en alternance ou apprentis
> Les aides pour les jeunes demandeurs d’emploi et leur insertion
> Aides liées aux transports
> Crous, bourse, Pass Culture... Ces soutiens financiers ponctuels

- Les aides financières pour les demandeurs d’emploi

> Aide financière à la recherche du premier emploi (Arpe)
> Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE)
> Les allocations pour les chômeurs en fin de droits
> Les aides à la mobilité pour un entretien
> Aide pour la garde d’enfant
> Aides liées aux transports
> Cinéma, théâtre, musée, piscine : les aides liées aux loisirs

- Aides financières pour la création d’entreprise

> Aide à la reprise ou à la création d’entreprise (Arce)
> Aide forfaitaire à la création et reprise d'entreprise pour les travailleurs handicapés
> Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’une entreprise (Accre)

- Aides financières pour les personnes handicapées

> Allocation d’éducation à l’enfant handicapé (AEEH)
> Allocation aux adultes handicapés (AAH)
> Allocation supplémentaire d’invalidité (ASI)
> Réduction d’impôt pour primes de contrat d’épargne handicap ou de rente survie
> Aides liées aux transports

- Aides financières pour les retraités et personnes âgées

> Aides pour les personnes âgées
> Aides pour les personnes âgées dépendantes ou en perte d’autonomie
Aides au logement pour les retraités
> Aides liées aux transports
> Crédits et réductions d’impôts
> Aides pour la santé

- Aides financières pour le logement

> APL, ALS, ALF : trois types d’allocations logement
> PLAI, PLUS, PLS : les aides au logement locatif social
> Les prêts à l’accession
> Les aides à la rénovation énergétique
> Les aides fiscales

- Mes-aides.gouv.fr pour vérifier l’éligibilité aux aides financières

Les aides financières pour les familles

Que ce soit en matière de logement, de scolarité ou encore de transports, les familles en difficulté (que ce soit une famille nombreuse ou monoparentale) peuvent bénéficier de nombreuses aides sociales et financières.

Allocations familiales de la CAF et de la MSA

Les allocations familiales, distribuées par les caisses d’allocations familiales (CAF) et les caisses de mutualité sociale agricole (MSA), sont des aides sociales accordées aux familles allocataires ayant au moins deux enfants à charge.

Lorsque les parents sont déjà allocataires de la CAF, les allocations familiales sont versées automatiquement à la naissance du second enfant. Il suffit d’informer la CAF du changement de situation, par courrier ou en ligne. Les parents non allocataires doivent remplir un dossier de demande.

Depuis juillet 2015, les allocations familiales sont calculées en fonction de la composition et des ressources du foyer. Leur montant varie notamment en fonction de la tranche de revenus dans laquelle il se situe.

La revalorisation de cette aide a lieu en principe chaque année, en fonction de l'inflation hors tabac de l'année civile de référence. Son versement a lieu en début de chaque mois. Depuis le 1er avril 2018, les allocations familiales pour deux enfants sont de 131,16 euros, pour trois de 299,20 euros et de 146,60 euros supplémentaires pour chacun des enfants suivants. Ces montants, applicables pour les allocations non modulées selon le revenu, sont en vigueur jusqu'au 31 mars 2019.

IMPORTANT : les allocations sont suspendues à compter du moment où le foyer n’a plus qu’un seul enfant de moins de 20 ans à charge. L’interruption du versement est effective à la fin du mois qui précède le changement de situation.

Prestation d’accueil du jeune enfant (Paje)

La Paje (prestation d’accueil du jeune enfant) est une allocation de la Caisse d’allocations familiales. Elle vise à aider les parents à financer les dépenses liées à l’entretien et à l’éducation d’un jeune enfant dans les premières années suivant sa naissance.

Cette aide regroupe plusieurs prestations, comme la prime de naissance ou à l’adoption, le complément libre de choix du mode de garde (CMG) ou et la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE). Certaines sont attribuées sous conditions de ressources. D’autres font simplement l’objet d’une modulation selon le niveau de revenus du foyer bénéficiaire.

La Paje, cumulable avec les allocations familiales, est versée tous les mois à partir du mois suivant la naissance du bébé et jusqu'au mois précédant ses 3 ans. En bénéficient aussi les couples adoptants, quel que soit l’âge de l’enfant dans la limite toutefois de ses 20 ans.

Allocation de rentrée scolaire (ARS)

L’allocation de rentrée scolaire (ARS) est une aide financière qui s’adresse aux familles à faibles revenus ayant au moins un enfant scolarisé et âgé de 6 à 18 ans. Son but : prendre en charge une partie du coût élevé des dépenses liées à la rentrée.

Elle est versée chaque année au mois d’août aux familles éligibles par la Caisse d'allocations familiales (CAF) et la Mutualité sociale agricole (MSA). Pour en bénéficier, il faut donc respecter certaines conditions de ressources, variables en fonction du nombre d'enfants éligibles à cette aide.

Pour la rentrée 2018, son montant a varié entre 367,73 euros pour les enfants âgés de 6 à 10 ans et 401,47 euros pour ceux âgés de 15 à 18 ans. Le plafond de ressources s’élevait à 24.453 euros pour un enfant à charge, et à 35.739 euros pour trois enfants à charge (il fallait ajouter 5.643 euros de plafond supplémentaire pour chaque enfant en plus).

Allocation de soutien familial (ASF)

Plusieurs dispositifs d’aides financières ont été conçus à l’attention du parent (père ou mère) isolé. Et d’abord l’Allocation de soutien familial (ASF). Cette aide s’adresse aussi bien à une famille monoparentale qu’au couple qui a recueilli un enfant. Il faut en faire la demande auprès de sa Caisse d’allocations familiales (CAF) ou de sa Mutualité sociale agricole (MSA).

Les modalités d’attribution de l’ASF varient selon les situations (enfant orphelin ou non reconnu, absence de pension alimentaire, paiement irrégulier de cette aide alimentaire...). Jusqu’au 31 mars 2019, l’allocation mensuelle s’élève à 115,87 euros par enfant à charge lorsqu’il est élevé par un seul parent. Une somme qui grimpe à 1.454,47 euros lorsqu’il est recueilli et privé de l’aide de ses deux parents.

Important : parmi les autres aides auxquelles peut faire appel cette catégorie de population, citons l’aide à la garde d’enfants pour enfants isolé (Agepi, versée par Pôle Emploi), le plafond majoré pour la Prestation d’accueil du jeune enfant (Paje, versée par la CAF) ou le coup de pouce fiscal proportionnel au nombre d’enfants à charge.

Réduction d’impôt au titre des frais de scolarité

Au moment de déclarer leurs revenus, les parents qui ont un ou plusieurs enfants peuvent bénéficier d'un avantage fiscal pour frais de scolarité, sous forme de réduction d'impôt.

Cette réduction est réservée aux parents d’enfants qui suivent des études dans le secondaire ou dans le supérieur. Il n'y a pas de limite en fonction du nombre d'enfants. En revanche, le Fisc vérifiera que la progéniture est bien à la charge des déclarants.

Bourse de collège et bourse de lycée

Le ministère de l’Éducation nationale propose notamment deux aides financières destinées à favoriser la scolarité des élèves du secondaire : la bourse de collège et la bourse de lycée. Toutes deux sont accordées sous conditions de ressources des parents. Des plafonds sont aussi à respecter.

La bourse de collège

Accordée pour une année scolaire en fonction des ressources de la famille et du nombre d'enfants à charge tels qu'ils figurent sur l'avis d'impôt sur le revenu, la bourse de collège est à demander dans un délai imparti après la rentrée des classes. Que votre enfant soit scolarisé dans un collège public, dans un collège privé sous contrat ou dans une classe de niveau collège du Centre national d'enseignement à distance (Cned), vous pouvez y prétendre.

La demande de bourse peut s’effectuer en ligne. Son versement s’effectue en trois fois, tous les trimestres. Pour l’année scolaire 2018-2019, son montant était fixé à 105 euros pour l’échelon 1, 288 euros pour l’échelon 2 et 453 euros pour l’échelon 3.

La bourse de lycée

À l’instar de la bourse de collège, la bourse de lycée est accordée pour une année scolaire et versée trimestriellement. Pour y prétendre, votre enfant doit être scolarisé dans un lycée d'enseignement public, dans un lycée privé sous contrat ou habilité à recevoir des boursiers nationaux ou dans un établissement régional d'enseignement adapté (EREA). Un formulaire de demande de bourse est à remplir et à retourner au secrétariat du lycée. Cela peut aussi se faire via le site du ministère.

Elle est attribuée sous conditions de ressources, selon six échelons (depuis la rentrée 2016-2017). Ces derniers déterminent son montant en prenant en compte le nombre d’enfants à charge composant le foyer et les revenus des parents. Ainsi le montant annuel était compris entre 435 euros (échelon 1) et 921 euros (échelon 6) pour l’année scolaire 2018-2019.

Aides liées aux transports

Quand un enfant prend les transports en commun pour rejoindre son établissement scolaire, il peut bénéficier de subventions locales, généralement attribuées sous forme d’abonnements à tarif réduit ou de prise en charge financière partielle.

En Île-de-France, les collégiens et les lycéens peuvent bénéficier de tarifs et de forfaits spéciaux sur le réseau RATP. Avec le forfait annuel Imagine R, ils voyagent de façon illimitée dans des zones choisies de la région en utilisant tous les modes de transport (métro, RER, Bus tramway et train). Le Ticket jeunes Week-end est un forfait journalier utilisable uniquement un samedi, un dimanche ou un jour férié.

Pour payer moins cher leurs billets SNCF, les 12-27 ans profitent d’une carte (remplaçante de la carte 12-25 ans depuis le 25 septembre 2012) qui permet de bénéficier de réduction sur les trains allant jusqu’à 60%. Sans oublier la carte familles nombreuses, non cumulable avec la Carte jeune, dans qui offre nombre d’avantages commerciaux en plus des réductions de 30 à 75% sur le tarif des billets de train.

Prime de Noël, AVF, aide juridictionnelle... Ces autres aides à destination des familles

Les familles en difficulté peuvent compter sur le versement d’aides financières exceptionnelles.

La prime de Noël

Pour les familles bénéficiaires de l’Allocation de solidarité spécifique (ASS) ou de l'Allocation équivalent retraite (AER), c'est le Pôle Emploi qui effectuera le versement de la prime de Noël à partir du milieu du mois de décembre.

L’aide pour les vacances familiales (AVF)

Quelle que soit la caisse d’allocations familiales, l’Aide pour les vacances en famille (AVF) est accordée aux ménages aux revenus modestes et moyens qui bénéficient déjà de prestations familiales. Pour la distribuer, la CAF tient compte des ressources du foyer, du nombre de parts du foyer, ainsi que le quotient familial.

L’allocation veuvage

Cette aide est destinée aux conjoints survivants modestes et trop jeunes pour percevoir une pension de réversion, c’est-à-dire une fraction de la pension de vieillesse que leur époux ou épouse défunt(e) touchait ou aurait dû toucher si il ou elle était parti(e) à la retraite. Pour percevoir l’allocation veuvage, le conjoint doit respecter plusieurs critères.

L’aide juridictionnelle

Que ce soit pour un divorce, un litige avec un voisin ou un accident, l’aide juridictionnelle est attribuée aux ménages qui perçoivent de faibles ressources et qui souhaitent faire valoir leurs droits devant la justice. Son attribution est soumise à des conditions de revenus et de situation familiale.

Les aides financières pour les jeunes, étudiants

Différentes aides financières sont accessibles aux étudiants et aux jeunes en alternance ou à la recherche d’un emploi. Petit tour d’horizon.

Les aides pour le logement étudiant

Que ce soit pour les étudiants, ou plus généralement pour les jeunes, les conditions d’octroi des aides au logement varient guère par rapport aux conditions générales exigées de tous.

L’Aide personnalisée au logement (APL) pour les jeunes

L’APL (aide personnalisée au logement) est réservée aux logements faisant l’objet d’une convention avec l’État. Cette allocation varie en fonction du montant du loyer, des ressources dont dispose le demandeur (et non celles des parents), de la nature du logement ainsi que du lieu d’habitation. Les critères d’attribution varient selon les régions.

La demande s’effectue au moment de l’emménagement sur le site de la CAF (il faut penser à se munir du bail de location pour bien remplir le dossier). Il faut compter en général deux mois avant le premier versement.

La garantie Loca Pass

Ouverte aux moins de 30 ans et aux salariés du secteur privé non agricole, la garantie Loca Pass est un système de caution gratuite qui a pour objectif de prendre en charge les impayés de loyers à la place de l’occupant. La demande doit être faite auprès de l’organisme d’Action logement le plus proche.

Le montant maximum de la garantie est égal à neuf mois de loyers et charges, dans la limite de 2.000 euros par mois.

Garantie Visale

Cousine de l’aide Loca Pass, la garantie Visale est aussi une caution locative à destination des jeunes locataires visant à couvrir les impayés de loyers. Dans ce cas, c’est Action Logement qui verse les sommes dues au bailleur, avant de se faire rembourser par la suite par le locataire. Dématérialisée, la demande se fait sur Internet.

Les aides pour les jeunes en alternance ou apprentis

L’aide mobili-jeune

L’aide mobili-jeune est destinée aux alternants de moins de 30 ans en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation dans une entreprise du secteur privé. Attribuée par Action Logement, elle a pour but de prendre en charge une partie du loyer acquitté par le jeune.

Elle est versée pendant toute la formation en alternance pour une durée maximale de trois ans. Son montant varie entre 10 et 100 euros par mois. Il dépend du salaire touché par l’alternant : la rémunération doit être égale ou inférieure au Smic brut.

Les aides régionales

Chaque région de France propose une ou plusieurs aides aux apprentis. Citons, par exemple, l’aide au transport, à l'hébergement et à la restauration, mais aussi l’aide au premier équipement. Pour tout renseignement, rendez-vous sur le site du conseil régional.

Certaines régions proposent aux CFA un fond social d’aide aux apprentis. Sa principale fonction est de soutenir ponctuellement l’apprenti en situation de difficultés financières.

Les aides pour les jeunes demandeurs d’emploi et leur insertion

La Garantie jeunes

La Garantie jeunes est un dispositif destiné à aider les jeunes de 16 à moins de 26 ans en situation de précarité. Mise en place par la Mission locale la plus proche, cette aide financière, d’une durée d’un an (renouvelable une seule fois), consiste en un accompagnement intensif vers l’emploi associé à une aide financière. Le montant maximal de l’allocation se monte à 480,02 euros par mois.

Le RSA Jeune

Les jeunes de moins de 25 ans, y compris les chômeurs et les étudiants, peuvent bénéficier du revenu de solidarité active (RSA) à condition de justifier d'une période d'activité minimale. Pour ce faire, le demandeur doit avoir travaillé à temps plein pendant au moins 2 ans (soit 3.214 heures) au cours des 3 dernières années précédant sa demande. Pour une personne seule, le montant du RSA Jeune est de 550,93 euros par mois.

Prime d’activité

La prime d’activité est un complément de revenu en vigueur depuis le 1er janvier 2016. Cette aide est accordée, sous conditions de revenus, aux travailleurs salariés ou indépendants majeurs ainsi qu’à certains étudiants salariés et apprentis. Son versement est assuré, sur demande, par la Caisse d’allocations familiales (CAF) ou la Mutualité sociale agricole (MSA).

Après une revalorisation exceptionnelle maximum de 20 euros mensuels en octobre 2018, une nouvelle majoration sera appliquée progressivement sur 3 ans en 2019, 2020 et 2021 à raison de 20 euros mensuels supplémentaires chaque année.

IMPORTANT : selon l’article 57 de la loi Rebsamen du 17 août 2015, il ne faut pas être élève, étudiant, stagiaire ou apprenti pour toucher la prime d’activité. Mais ce même article prévoit que cette condition n’est pas applicable à ceux qui touchent au moins 918,35 euros par mois en 2018. Un jeune en stage ou en apprentissage peut donc toucher l’aide dès lors que ce revenu dépasse ce seul.

Aides liées aux transports

Aide SNCF

La SNCF propose des tarifs réduits aux étudiants et aux apprentis. Sur les TER, elle propose notamment un abonnement préférentiel pour voyager entre le domicile et le lieu d’études.

Sa Carte Jeune (50 euros) permet aux 12-27 ans de bénéficier, sous conditions, de réductions sur les trains (TGV, TER, Intercités), mais aussi de réductions sur des destinations européennes.

Le Forfait Étudiant, lancé en 2017, permet de combiner les dispositifs de réduction régionaux et nationaux.

Aides spécifiques à l’Île-de-France

Les étudiants de moins de 26 ans peuvent souscrire un abonnement au forfait annuel Forfait Navigo Imagine R Etudiant (342 euros, soit plus de 57 % de réduction par rapport au Navigo Annuel).

Les moins de 26 ans en insertion professionnelle peuvent, eux, bénéficier sous certaines conditions de chèques mobilité. D’un montant de 4 ou 8 euros, il permet d’acheter à moindre coût des billets pleins tarifs. Les jeunes en formation ont même la possibilité de bénéficier de la gratuité de leur titre de transport durant cette période.

Citons enfin le Ticket Jeunes week-end, un forfait qui permet aux moins de 26 ans de se déplacer en illimité en Île-de-France un samedi, dimanche ou jour férié.

Aide au permis de conduire

Les jeunes de 16 à 25 ans peuvent bénéficier d’une aide au permis de conduire dont les mensualités ne peuvent excéder 30 euros par jour (d’où le nom de «permis à un euro par jour»).

Les plus modestes peuvent prétendre à une bourse au permis de conduire, versée par les collectivités locales.

Crous, bourse, Pass Culture... Ces soutiens financiers ponctuels

Les étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur et ne bénéficiant pas d’une bourse peuvent demander une aide d’urgence annuelle attribuée, sous conditions, par le centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous). Il faut envoyer au Crous un courrier simple contenant le dossier rempli et signé. En cas d’accord, l’aide est versée pendant les neuf mois de l’année universitaire.

Des bourses, autres que celles attribuées sur la base de critères sociaux, peuvent être accordées aux étudiants. C’est le cas, notamment, de l’aide au mérite pour étudiant boursier (d’un montant de 900 euros annuels), de l’aide à la mobilité internationale ou encore des bourses privées.

Certaines communes proposent aussi une aide financière aux étudiants en situation de précarité à travers le Revenu minimum étudiant (RME). Chaque ville est libre de fixer ses critères d’attribution. La demande doit être transmise à la mairie ou au centre communal d’action sociale (CCAS).

L'allocation pour la diversité dans la fonction publique est destinée à soutenir financièrement les candidats les plus méritants à préparer certains concours de la fonction publique. Elle est accordée sous conditions de ressources et de mérite. Son montant est fixé à 2.000 euros pour l’année.

Les jeunes de plus de 18 ans, désireux d’avoir un accès amélioré aux offres culturelles existantes autour d’eux, peuvent bénéficier d’une aide financière via le Pass Culture. Une phase de test est actuellement en cours dans cinq départements, avant une généralisation en 2019.

À noter que les indemnités de stage bénéficient d’une exonération d’impôt jusqu’à un Smic annuel.

Les aides financières pour les demandeurs d’emploi

Qu’ils soient en recherche d’un premier emploi, en projet de création ou de reprise d’une entreprise ou en fin de droits au chômage, les demandeurs d’emploi peuvent bénéficier, sous certaines conditions, d’aides ou d’allocations.

Aide financière à la recherche du premier emploi (Arpe)

Les jeunes diplômés de l’enseignement secondaire et supérieur aux faibles ressources peuvent percevoir une aide à la recherche du premier emploi (Arpe). Ce coup de pouce financier est attribué pendant quatre mois sous conditions d’âge et de ressources. Son montant varie notamment en fonction du type de diplôme obtenu.

Attention : non seulement vous ne pouvez pas bénéficier de l'Arpe si vous recherchez un job d'été, mais vous ne pourrez pas non plus cumuler cette aide avec le RSA, la Garantie jeunes ou un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation.

IMPORTANT : le projet de loi de finances pour 2019 (PLF 2019) prévoit la suppression de l’Arpe au 1er janvier 2019. En réalité, elle ne sera plus accessible aux diplômés à partir du 1er janvier 2019, sans remise en cause des droits acquis pour les bénéficiaires en cours ou potentiels de l’aide ayant obtenu leur diplôme avant le 1er janvier 2019.

Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE)

Anciennement appelée allocation chômage, l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) apporte un soutien financier aux personnes en situation de chômage involontaire. L’inscription se fait désormais uniquement par Internet sur le site de Pôle emploi, lequel en débloque le versement.

Il faut répondre à sept de conditions pour bénéficier de l’ARE. Si le montant de l’aide est calculé différemment selon le salaire de référence, il ne peut pas être inférieur à 29,06 euros depuis le 1er juillet 2018 (28,86 euros avant cette date) ni supérieur à 75 % du salaire journalier de référence.

Les allocations pour les chômeurs en fin de droits

Allocation de solidarité spécifique (ASS)

L’ASS (Allocation de solidarité spécifique) est une aide financière destinée aux chômeurs en fin de droits, quel que soit leur âge, qui ont travaillé au moins cinq ans durant les dix années précédant leur inscription à Pôle emploi.

Leur versement est également soumis à ces conditions de ressources. Il intervient par période de six mois renouvelables et s’interrompt lorsque le demandeur d’emploi atteint l’âge de départ à la retraite (62 ans) et dispose de tous ses trimestres de cotisation à la retraite.

Revenu de solidarité active (RSA)

Les chômeurs dont les allocations chômage ont expiré et qui n’ont pas le droit à l’ASS (Allocation de solidarité spécifique) peuvent demander à bénéficier du revenu de solidarité active (RSA) auprès de la Caisse d’allocations familiales. Des conditions de ressources sont, là aussi, exigées.

Il faut avoir au moins 25 ans pour toucher cette aide, versée par la CAF par période de trois mois. Son montant s’élève à 535,17 euros pour une personne seule sans enfant jusqu'au 31 mars 2018.

Important : il existe un RSA Jeune accessible dès 18 ans pour les jeunes ayant travaillé au moins 2 ans à temps plein durant les 3 années précédant la demande de RSA (le chômage indemnisé ne compte pas).

Aide personnalisée au retour à l’emploi (Apre)

L’Apre (aide personnalisée de retour à l'emploi), versée par le département et Pôle Emploi, concerne les chômeurs bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA). Elle vise à aider les demandeurs d’emploi non indemnisés à débuter ou reprendre une activité en prenant en charge une partie de leurs frais professionnels. La demande est à formuler auprès de la Caisse communale d’action sociale (CCAS), de la Caisse départementale d’action sociale (CDAS) ou de Pôle Emploi.

Prime transitoire de solidarité (PTS)

La PTS (prime transitoire de solidarité), réservée aux chômeurs seniors en fin de droits qui justifient de tous leurs trimestres de retraite mais qui n’ont pas encore atteint l’âge légal (62 ans), n’est plus attribuée depuis le 31 décembre 2017. Reste que le bénéficiaire (né entre le 1er janvier 1954 et le 31 décembre 1955) la perçoit jusqu’à la liquidation de sa retraite.

Les aides à la mobilité pour un entretien

Plusieurs aides financières existent pour faciliter la vie de toute personne engagée dans la recherche active d’un emploi. Parmi elles figure l’aide aux entretiens d’embauche, qui prend en charge les frais de déplacements (kilomètres ou transport en commun) afin de se rendre aux rendez-vous.

Citons également l’aide aux frais de repas ainsi que d’hébergement lors d’une reprise d’activité. Pôle Emploi propose aussi des bons de transport (pour le train et l’avion) et des bons de réservation (tarifs privilégiés sur le train ou l’avion).

Aide pour la garde d’enfant

Une aide à la garde d’enfant pour parents isolés peut être attribuée aux parents isolés d’enfants de moins de 10 ans, pour lesquels une reprise d’emploi ou une entrée en formation génère des coûts de garde.

Aides liées aux transports

Réductions pour les transports publics

Certains départements ou certaines régions offrent, sous conditions, la gratuité des transports publics (bus, tramway, métro) aux demandeurs d’emploi. Par précaution, les bénéficiaires devront toujours avoir en leur possession un justificatif de situation.

Les chômeurs franciliens, titulaires de l’Allocation de solidarité spécifique (ASS) mais pas de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), peuvent prétendre au forfait "Solidarité Transports".

Toujours en Île-de-France, un chèque mobilité peut être proposé aux demandeurs d’emploi âgés de 16 à 26 ans et habitant en Île-de-France. Il s’obtient avec prescription de la part d’une Mission locale.

Réductions pour le train

Notez qu’il n’existe pas à proprement parler de tarifs SNCF pour les demandeurs d’emploi. Mais les chômeurs, tout comme les salariés, ont droit à un billet de congé annuel. Pour se le procurer, rendez-vous en gare.

Aide au permis de conduire

Pôle Emploi propose aux demandeurs d’emploi une aide pour passer le permis de conduire B, si l’absence de permis constitue un obstacle à l’embauche. D’un montant de 1.200 euros, elle est directement versée à l’auto-école en trois fois par virement. Les justificatifs doivent être fournis au plus tard douze mois après l’attribution de l’aide.

Cinéma, théâtre, musée, piscine : les aides liées aux loisirs

Les demandeurs d’emploi peuvent profiter de nombreux avantages dans les domaines de la culture, des loisirs ou du sport. Dans tous les cas, un justificatif (attestation ou carte de demandeur d’emploi) est demandé.

Certains cinémas proposent des tarifs réduits pour les chômeurs, tout comme les théâtres parisiens ou en régions (pour la plupart, ce sont des théâtres publics subventionnés). Tous les grands musées de la capitale (Le Louvre, Orsay, Beaubourg, la Cité des sciences ou encore le Palais de la découverte) sont gratuits pour les chômeurs, tout comme les parcs zoologiques parisiens (zoo de Vincennes, ménagerie du Jardin des plantes). Ce qui n’est pas toujours le cas dans les grandes villes.

Pour la piscine aussi, les prix sont réduits pour les personnes au chômage. Il faut simplement se renseigner auprès de l'Office de tourisme ou de la mairie.

Aides financières pour la création d’entreprise

De nombreux dispositifs d’accompagnement, aides financières et subventions sont à la disposition de ceux qui souhaitent créer une entreprise.

Aide à la reprise ou à la création d’entreprise (Arce)

L’Arce (aide à la reprise ou à la création d’entreprise) correspond au versement sous forme de capital d’une partie des droits à l’Aide au retour à l’emploi (ARE) restant dus. Son montant équivaut à 45% du reliquat des droits à indemnisation.

Pour bénéficier de l’Arce, le demandeur doit remplir un formulaire et l’adresser à l’agence Pôle emploi dont il dépend.

Aide forfaitaire à la création et reprise d'entreprise pour les travailleurs handicapés

Le handicap n’est pas une barrière à l’entreprenariat. Ainsi, un demandeur d’emploi handicapé désireux de monter sa boîte ou de reprendre une entreprise peut bénéficier d’une aide financière de l’Agefiph (Association pour la gestion du fonds d’insertion professionnelle des handicapés). Son montant correspond à un forfait de 5.000 euros. Attention : elle n'est accordée que lorsque l'apport personnel est au moins égal à 1.500 euros.

Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’une entreprise (Accre)

L’Accre (Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’une entreprise) s’adresse aux demandeurs d’emploi de 18 à 26 ans qui créent ou qui rachètent une entreprise. Ce dispositif consiste en une exonération de charges sociales pendant les douze premiers mois d’activité et le maintien de minimas sociaux. Cela permet d’acquérir quatre trimestres de retraite sans même avoir cotisé.

Cet avantage prend la forme d'un prêt sans intérêt d'un montant de 1.000 à 10.000 euros, remboursable sur une période d'un à cinq ans. Mais pour profiter, le revenu professionnel du bénéficiaire de l'Accre généré dans l'année ne doit pas excéder 120% du Smic annuel (quel que soit le revenu du demandeur).

Important : conformément à une promesse d’Emmanuel Macron, l’Accre ne devrait plus être réservée aux demandeurs d’emploi, mais à tous les repreneurs et créateurs à compter du 1er janvier 2019.

Aides financières pour les personnes handicapées

Allocation aux adultes handicapés (AHH), allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), aides aux transports... Zoom sur les allocations et les aides financières à destination des personnes en situation de handicap.

Allocation d’éducation à l’enfant handicapé (AEEH)

L’AEEH (Allocation d’éducation à l’enfant handicapé) est une aide financière versée par la CAF ou l’organisme débiteur des prestations familiales. Son objectif : compenser les frais d'éducation et de soins apportés à un enfant handicapé (le montant varie selon son taux d’incapacité). L'allocataire doit avoir à sa charge un enfant handicapé âgé de moins de 20 ans. L'attribution de l'AEEH de base et de ses compléments éventuels ne fait pas obstacle au versement des autres prestations familiales.

IMPORTANT : le gouvernement envisage la majoration, dès 2019, du montant du complément mode de garde pour les familles ayant un enfant bénéficiaire de l’AEEH.

Allocation aux adultes handicapés (AAH)

Cette aide financière a été créée par la loi du 30 juin 1975 pour donner un minimum de ressources aux personnes handicapées adultes âgées d’au moins 20 ans (sauf exception). Le nombre de ses bénéficiaires a doublé entre 1990 et 2017. Versée par la CAF ou par la MSA, l'Allocation aux adultes handicapés (AAH) elle est octroyée en contrepartie du respect de certains critères d’incapacité, d’âge, de résidence et de ressources. Son montant mensuel est passée à 860 euros pour une personne seule le 1er novembre 2018. Une nouvelle augmentation aura lieu en novembre 2019.

Allocation supplémentaire d’invalidité (ASI)

Les personnes invalides, disposant de revenus modestes et qui n’ont pas encore atteint l’âge de départ à la retraite, peuvent percevoir une aide financière qui vient en complément de certaines prestations : l'allocation supplémentaire d'invalidité (ASI).

Outre l’âge, il faut aussi respecter des conditions de ressources pour être éligible à cette aide. La démarche autour de l’obtention de l’ASI varie selon que le demandeur relève ou non du régime général de la Sécurité sociale. Son montant équivaut à la différence entre le plafond de ressources et les revenus de l’allocataire.

Réduction d’impôt pour primes de contrat d’épargne handicap ou de rente survie

Les cotisations versées à la souscription de certaines formes de contrats d'assurance vie (contrat d'épargne handicap) ou d'assurance décès (contrat de rente survie du type Unapei - Axa) au profit d'une personne handicapée, ainsi que les éventuels versements suivants (primes périodiques) permettent sous certaines conditions de bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu égale à 25% du montant versé. Attention : la réduction d’impôt peut être remise en cause si vous ne respectez pas la durée effective du contrat (au moins égale à six ans).

Aides liées aux transports

Il existe plusieurs aides financières pour faciliter le déplacement des personnes en situation de handicap. Dans le cadre d’une recherche d’emploi, une prestation sera à demander soit à l’Agefiph (pour un demandeur d’emploi, salarié en milieu ordinaire ou étudiant de l’enseignement supérieur en stage obligatoire) soit au Fiphfp (pour un adulte agent de la fonction publique).

Versée par le département, la Prestation de compensation du handicap (PCH) couvre, quant à elle, l’aide pour l’aménagement d’un véhicule lié au handicap. Elle n’est plus soumise à une condition de taux d’incapacité, ni quasiment plus de ressources. Son attribution est personnalisée.

Les personnes handicapées résidant à Paris ou ailleurs en Île-de-France depuis au moins trois ans bénéficient, sous conditions, de la gratuité (vous devez être détenteur du Pass Paris Access’, le nouveau nom du Navigo Emeraude Améthyste) ou d'un tarif réduit dans les transports en commun.

Aides financières pour les retraités et personnes âgées

Afin d’alléger les dépenses liées au maintien à domicile et au logement ou en cas de retraite insuffisante, de nombreux organismes proposent diverses aides financières pour les retraités et les personnes âgées, adaptées pour chaque situation.

Aides pour les personnes âgées

Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa)

Attribuée sous conditions de ressources, l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa, qui remplace le minimum vieillesse) est une prestation financière mensuelle versée aux retraités de 65 ans et plus qui touchent de faibles ressources. Son montant va être réhaussé de 35 euros au 1er janvier 2019 pour les personnes seules pour atteindre 868 euros par mois. Pour les couples, le coup de pouce atteindra 54 euros, portant ainsi l’allocation à 1.348 euros. Des augmentations similaires sont prévues début 2020.

Allocation simple d’aide sociale pour personnes âgées

Pour bénéficier de l'allocation simple d'aide sociale, il faut avoir 65 ans minimum (ou 60 ans si vous êtes reconnu inapte au travail). Il est aussi nécessaire d’avoir fait l’objet d’un rejet de pension de retraite ou de demande de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Les conditions en vigueur sont identiques à celles en vigueur pour l’Aspa. Son montant s’élève au maximum à 803,20 euros pour une personne seule et 1.246,97 euros pour un couple.

Les seniors souffrant d’invalidité, mais ne touchant pas de retraite et dont la demande d’Aspa a été rejetée, sont éligibles à l'allocation supplémentaire d'invalidité (ASI).

Aides pour les personnes âgées dépendantes ou en perte d’autonomie

Allocation personnalisée d’autonomie (APA)

L'APA (Allocation personnalisée d'autonomie) est une aide financière destinée aux personnes âgées de 60 ans et plus en perte d'autonomie. Elle est versée, sans conditions de revenus, par les conseils départementaux. Il faut distinguer l’APA à domicile et l’APA en maison de retraite, qui ont des règles d’attribution et de calcul différentes.

Aide-ménagère à domicile

L'aide-ménagère à domicile est réservée aux personnes âgées qui ne sont pas éligibles à l’Allocation personnalisée d'autonomie (APA), mais qui rencontrent tout de même des difficultés dans la réalisation de tâches du quotidien (ménage, aide à la toilette...). Elle est attribuée par votre département ou par votre caisse de retraite, sous conditions de ressources et d’âge.

Portage de repas

Les personnes âgées n’ayant plus, pour des raisons de santé, les capacités de cuisiner elles-mêmes bénéficient de dispositifs d'aide sociale. Ceux-ci prennent la forme de portage de repas à domicile ou d’un accès à un foyer restaurant proposé éventuellement par la commune.

Prestation de compensation du handicap (PCH)

Cette aide s’adresse aux personnes handicapées de moins de 75 ans (cette barrière d’âge pourrait être supprimée) et dont le handicap est survenu avant l’âge de 60 ans. La prestation de compensation du handicap (PCH) est versée par le conseil départemental. Son attribution est liée à des conditions d’âge, ressources et de niveau de handicap.

Aides au logement pour les retraités

Les personnes âgées peuvent toucher, sous conditions de ressources, des aides au logement déduites de leur loyer ou du prix de l’établissement dans lequel se trouve le bénéficiaire de l’aide. Une demande d’aide personnalisée au logement (APL) ou d’allocation de logement sociale (ALS) peut être faite auprès de la Caisse d’allocations familiales (CAF) ou de la Mutualité sociale agricole (MSA, pour les retraités de ce régime).

Aide technique ou financière, de nombreux dispositifs viennent aussi en aide aux seniors dont le logement n’est pas adapté à l’avancée en âge. Propriétaires ou locataires peuvent bénéficier d’un financement de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) pour, par exemple, la pose de volets roulants, de chemins lumineux ou de toilettes avec rampe. Les régions, les départements ou encore les mairies proposent aussi des aides, subventions ou prêts locaux à l’adaptation du logement.

Les personnes âgées aux revenus modestes ou handicapées qui ne peuvent rester à domicile dans un environnement inadapté sont en droit de demander l’aide sociale d’hébergement (ASH). Pour en bénéficier, il faut vivre dans une maison de retraite acceptant l’ASH ou avoir une retraite trop petite pour payer la facture de la maison de retraite. C’est le conseil départemental détermine le montant de cette allocation.

Aides liées aux transports

Aide à la mobilité des personnes âgées

L’aide au transport des personnes âgées est une assistance à la mobilité réservée aux plus de 65 ans. Accordée par le département, elle peut prendre plusieurs formes (titres de transport gratuits, carte de réduction, réseau de transport dédié). Pour tout renseignement, tournez-vous vers le service des seniors du centre communal d’action sociale (CCAS) de votre domicile.

Les aides dans les transports en commun d’Île-de-France

La RATP propose aux plus de 65 ans habitant Paris (depuis au moins trois ans) le Pass Paris Seniors (l’ancienne carte Émeraude-Améthyste) sous conditions de ressources. Gratuit, il permet de se déplacer sur l’ensemble du réseau francilien. La demande doit être faite auprès du centre d’action sociale de la ville de Paris.

Le Pass Paris Access’, lui, permet aux personnes handicapées de voyager gratuitement sur les 5 zones du réseau francilien.

Sortir Plus, une aide pour les retraités Agirc-Arcco

Les personnes isolées de plus de 80 ans qui bénéficient de la prestation Sortir Plus ont à leur disposition un accompagnateur véhiculé pour faire leurs courses, se rendre chez le coiffeur ou à la banque. Le demandeur de ce dispositif, créé par le régime Agirc-Arrco, bénéficie (moyennant une participation financière) de trois chéquiers par année civile d’une valeur unitaire de 150 euros.

Crédits et réductions d’impôts

Crédit d’impôt pour l’équipement de son logement

Un crédit d’impôt peut être octroyé pour des dépenses d’équipements réalisées au bénéfice de l’aide aux personnes âgées. Pour en bénéficier, les travaux doivent être effectués dans la résidence principale et entrer dans une liste précise établie par le gouvernement. Le senior qui réalise les travaux bénéficie d’un crédit d'impôt de 25% du montant des dépenses engagées. La limite est fixée à 5.000 euros pour une personne seule et à 10.000 euros pour un couple.

Crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile

Depuis la loi de finances pour 2017, les personnes âgées peuvent profiter d’un crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile. Les bénéficiaires peuvent déduire de leur impôt sur le revenu 50% du montant des dépenses engagées dans la limite de 12.000 euros de dépenses annuelles.

Réduction d’impôt en établissement d’hébergement

Les frais d'hébergement en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou en résidence autonomie ouvrent droit à un avantage fiscal. Vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôt à hauteur de 25% des sommes payées pour l’hébergement et la dépendance durant l’année dans la limite de 10.000 euros par personne hébergée.

Aides pour la santé

Les personnes âgées ayant de faibles ressources sont en droit de demander les aides de l’Assurance maladie : la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS). La CMU-C est une complémentaire santé gratuite tandis que l’ACS est versée sous forme de chèque pour aider au paiement d’un contrat de complémentaire santé.

Pour y faire face aux poids du poste santé, les organismes de complémentaires santé proposent des aides à leurs adhérents modestes dans le cadre de leur fonds d’action sociale. Elles sont accordées sous conditions de ressources.

IMPORTANT : les collectivités locales peuvent attribuer des aides dites extralégales, qui vont plus loin que l’aide sociale légale et obligatoire. Ainsi, une mairie peut accorder une aide financière pour payer des factures d’électricité ou participer à des frais de téléassistance.

Aides financières pour le logement

Des étudiants aux primo-accédants aux passant par ceux qui veulent réaliser des travaux de rénovation énergétique, tous peuvent profiter d’aides financières ou fiscales pour leur logement.

APL, ALS, ALF : trois types d’allocations logement

L’aide personnalisée au logement (APL), l’allocation de logement familiale (ALF) et l’allocation de logement sociale (ALS) sont des aides financières accordées sous conditions de ressources. Elles sont versées par la Caisse d’allocation familiales (CAF) et ne sont pas cumulables entre elles.

IMPORTANT : pour les années 2019 et 2020, le gouvernement a décidé d'augmenter les aides au logement de seulement 0,3%, soit beaucoup moins fortement que l'inflation attendue. Cette désindexation intervient après le gel de l’APL intervenu au 1er octobre 2018.

PLAI, PLUS, PLS : les aides au logement locatif social

Les différents types de logement social sont nommés d’après le prêt utilisé pour financer le logement. Le prêt locatif aidé d'intégration (PLAI) concerne les logements destinés aux ménages les plus démunis. Le prêt locatif à usage social (PLUS) est destiné aux classes moyennes. Enfin le prêt locatif social (PLS) concerne les ménages les plus aisés parmi ceux pouvant prétendre au logement social.

Les prêts à l’accession

Les locataires aux ressources modestes qui souhaitent accéder à la propriété se trouvent souvent confrontés au problème de financement. Plusieurs solutions existent pour franchir le pas, soumis à des conditions de ressources.

Le prêt à l’accession sociale (PAS) facilite le financement d’un achat immobilier en permettant notamment aux emprunteurs de limiter le montant des frais de dossiers et de percevoir une aide personnalisée au logement (APL) pour les aider à rembourser la banque.

Le prêt social de location-accession (PSLA) permet notamment aux locataires de devenir propriétaires, tout en bénéficiant d'un prix de vente du logement respectant certains plafonds.

De son côté, le prêt à taux zéro (PTZ), réservé aux primo-accédants, doit servir à financer l'achat de votre résidence principale, dans le neuf ou l'ancien. Le PTZ est cumulable avec le PSLA.

Les aides à la rénovation énergétique

Pour encourager les Français à rénover leurs logements, il est possible de bénéficier de l'éco-prêt à taux zéro (ou éco-PTZ). Accordé sous condition de ressources, il finance les travaux d'amélioration de la performance énergétique des logements existants, jusqu’à 30.000 euros.

Enfin, l’éco-prêt logement social, ou éco-PLS, permet aux bailleurs de logements sociaux de financer la rénovation énergétique des 800.000 logements sociaux les plus consommateurs en énergie d’ici à 2020.

Les aides fiscales

Le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) est un avantage fiscal à destination des particuliers qui réalisent certains travaux de rénovation énergétique dans leur logement. Cette aide est attribuée sans condition de ressources aux propriétaires occupants, aux locataires et aux personnes qui habitent gratuitement le logement. Les propriétaires bailleurs (qui louent leur logement) ne peuvent prétendre au CITE.

Par ailleurs, plusieurs dispositifs permettent de réduire la facture fiscale des propriétaire-bailleurs qui investissent dans l’immobilier locatif. C’est le cas du dispositif Pinel, associé à l'immobilier neuf, et du dispositif "Louer abordable" (dit loi Cosse).

Le taux réduit de TVA de 5,5 % s’applique aux travaux de rénovation énergétique éligibles au CITE. Pour les travaux de rénovation dans le parc privé, un taux réduit de TVA de 10% peut s’appliquer.

Mes-aides.gouv.fr pour vérifier l’éligibilité aux aides financières

À quelles aides financières pouvez-vous réellement prétendre ? Mes-aides.gouv.fr, un simulateur en ligne gratuit, vous permet d’évaluer rapidement vos droits à 28 aides nationales et locales, au regard de votre situation.