Impôts 2014 : toutes les informations sur la déclaration des revenus de 2013


Après le passage de la date limite de déclaration des revenus de 2013 sur formulaire papier, les contribuables peuvent encore remplir leurs obligations déclaratives sur Internet et leurs smartphones. Le point sur les informations à connaître pour éviter les erreurs et se faciliter la tâche en 2014.  

Enveloppe et déclaration 2014 des revenus de 2013

 

Dois-je remplir une déclaration de revenus en 2014 ? Quels revenus mentionner dans le formulaire ? Ma situation familiale a-t-elle un impact sur ma déclaration ? Quelles sont les hausses d’impôts effectives dès cette année ? Autant de questions qui appellent des réponses précises pour déclarer au mieux vos revenus de 2013. La rédaction de Toutsurmesfinances.com a listé les principales informations à retenir pour vous faciliter la déclaration 2014.

EDIT : Retrouvez notre dossier complet sur la déclaration 2015 des revenus de 2014

Sommaire

  1. Devez-vous déclarer vos revenus en 2014 ?
  2. Le calendrier de la déclaration
  3. Vos revenus à déclarer en 2014
  4. Comment déclarer vos revenus ?
  5. Quels formulaires utiliser pour déclarer vos revenus 2013 ?
  6. Comment vos revenus sont-ils imposés ?
  7. Réductions, crédits, abattements… Disposez-vous d’avantages fiscaux ?
  8. Moins de justificatifs à fournir en 2014
  9. Les principales hausses d’impôt en vigueur cette année
  10. Les aides pour bien déclarer vos revenus
  11. Posez vos questions

 

Devez-vous déclarer vos revenus en 2014 ?

C’est la première interrogation à laquelle vous devez répondre : avez-vous ou non l’obligation de remplir une déclaration de revenus propre ? Plusieurs cas de figure peuvent se produire. Vous pouvez ainsi ne pas entrer dans la catégorie des personnes imposables en France. Vos revenus peuvent également être intégrés au foyer fiscal de vos parents.

Etes-vous imposable en France ?

Si vous êtes majeur et que vous avez résidé plus de 6 mois dans l’Hexagone en 2013, vous possédez votre domicile fiscal en France et êtes à ce titre imposable en France. De même, le fait d’exercer votre activité professionnelle principale en France ou d’y posséder le centre de vos intérêts économiques (vous avez effectué vos principaux investissements en France, vous y gagnez la majeure partie de vos revenus) vous rend imposable. Les non-résidents sont également appelés à déclarer leurs revenus de source française.

Pouvez-vous être rattaché au foyer fiscal de vos parents ?

Vous aviez moins de 21 ans ou moins de 25 ans tout en poursuivant vos études le 1er janvier 2013 ? A l’instar des enfants mineurs à cette date, vous pouvez demander le rattachement au foyer fiscal de vos parents. Attention, si opter pour ce mode de déclaration entraîne généralement un avantage fiscal par le biais du quotient familial, ce n’est peut-être pas la meilleure solution. Il peut être intéressant dans certains cas de déclarer ses revenus séparément ou de choisir plutôt le versement d’une pension alimentaire, déduite dans certaines limites du revenu imposable des parents.

Quel est l’impact de votre situation familiale ?

De manière générale, les couples mariés n’ont d’autre choix que de déclarer communément leurs revenus de l’année passée. Même mariés sous le régime de la séparation de biens, vous êtes imposés en commun sur vos revenus. Inversement, les couples vivant en union libre doivent déclarer leurs revenus de 2013 distinctement. Cependant, les personnes mariées le 1er janvier 2013 ont la possibilité de déroger à la règle dans plusieurs situations. Vous êtes ainsi autorisé à déclarer vos revenus distinctement si :
– Vous vous êtes marié en 2013 et vous optez pour une déclaration propre
– Vous êtes, vous et votre conjoint, séparés de biens et ne vivez pas sous le même toit
– Vous avez divorcé en 2013
– Vous êtes en instance de divorce et résidez séparément
– Vous êtes séparés mais pas divorcés, disposez de revenus distincts et ne vivez pas sous le même toit

Votre situation personnelle a donc une importance primordiale sur votre déclaration de revenus. Son évolution également : si votre statut civil a changé en 2013, que vous vous êtes marié ou pacsé l’an passé, vous bénéficiez donc du choix de déclarer vos revenus de manière commune ou séparée. Même constat si votre conjoint ou partenaire de pacs est décédé en 2013. Ces faits de vie ont un impact sur votre déclaration puisque dans ce cas précis, vous devez remplir une déclaration commune sur les revenus du défunt et les vôtres jusqu’à la date de son décès et une déclaration qui porte uniquement sur vos revenus perçus après cette date.

Les modifications de votre situation familiale intéressent l’administration fiscale à ce titre. Elles doivent être reportées dans votre déclaration en cochant la case correspondante à un mariage, un pacs, un divorce ou une séparation et enfin le veuvage. Ces informations doivent être accompagnées de la date à laquelle a pris effet le changement de votre situation familiale.

Le calendrier de la déclaration

En 2014, les délais imposés pour déclarer ses revenus ont été légèrement raccourcis par rapport à 2013. Les déclarations papier étaient à renvoyer avant le mardi 20 mai à minuit à votre centre des impôts, soit une semaine plus tôt qu’en 2013. Désormais, vous pouvez uniquement déclarer vos revenus sur le portail Internet impots.gouv.fr ou par l’application Impots.gouv sur votre smartphone.

Les dates butoirs de la déclaration en ligne sont les :
– Mardi 27 mai minuit pour les départements 01 (Ain) à 19 (Corrèze)
– Mardi 3 juin minuit pour les départements 20 (Corse-du-Sud) à 49 (Maine-et-Loire)
– Mardi 10 juin minuit pour les départements 50 (Manche) à 976 (Mayotte)

> Retrouver votre dernier délai parmi plus de 340 villes de France

Les Français résidant à l’étranger ne sont pas soumis à ces dates limites. La déclaration de revenus, sur papier ou sur Internet, doit être renvoyée d’ici le lundi 16 juin minuit si vous résidez en Europe, dans les pays du littoral méditerranéen, en Amérique du Nord et en Afrique. Pour les autres non-résidents, la date butoir est fixée au lundi 30 juin minuit.

A quelle date allez-vous recevoir votre avis d’impôt sur le revenu ?

L’administration fiscale diffuse depuis cette année un calendrier vous permettant de savoir à quelle date vous allez recevoir votre avis d’impôt 2014. Votre impôt sur le revenu, ou son solde le cas échéant, devra être acquitté avant le lundi 15 septembre 2014 minuit ou le samedi 20 septembre minuit si vous payez vos impôts sur Internet ou avec votre smartphone.

Vous connaîtrez la somme à payer durant le mois d’août ou au plus tard début septembre. Les avis d’impôt sur le revenu 2014 seront accessibles sur votre espace personnel sur impots.gouv.fr dès le 11 août pour les contribuables non imposables (ou bénéficiaires d’une restitution) et les imposables non mensualisés. Si vous êtes imposable et mensualisé, votre avis d’imposition sera disponible en ligne dès le 25 août.

Les envois par courrier des avis papier seront effectués au plus tard à cette même date pour les imposables non mensualisés. Ils arriveront d’ici le 5 septembre dans les boîtes aux lettres des non imposables et d’ici le 9 septembre si vous êtes imposable et avez opté pour le paiement par prélèvement mensuel.

Quelles sont les pénalités si je suis en retard ?

Si vous renvoyez votre déclaration, papier ou digitale, après la date limite, vous aurez une pénalité égale à 10% du montant de l’impôt à payer. Attention à ne pas trop tarder puisque la pénalité s’élève à 40% au-delà de 30 jours après la réception d’une mise en demeure du fisc.

Vos revenus à déclarer en 2014

La plupart de vos revenus de 2013 doivent être déclarés cette année. Ils se divisent en plusieurs catégories en fonction de leur nature. Vous devez ainsi renseigner le montant de :
– Vos traitements, salaires, pensions, retraites et rentes,
– Vos revenus issus de placements financiers comme les intérêts de livrets fiscalisés,
– Vos éventuelles plus-values mobilières comme sur la vente d’actions,
– Vos bénéfices industriels et commerciaux,
– Vos bénéfices non commerciaux des professions libérales et assimilées si vous êtes travailleur indépendant,
– Vos revenus agricoles,
– Vos revenus fonciers.

Certains revenus sont en revanche exonérés d’impôt et n’ont, à ce titre, pas à être déclarés. Il s’agit plus particulièrement :
– Des intérêts de livrets non fiscalisés (Livret A, LDD, PEL, …),
– Des prestations familiales légales comme les allocations familiales, logement ou de rentrée scolaire, versées par la CAF,
– Des aides à la famille, pour l’emploi d’une assistance maternelle agréée par exemple.

Enfin, dans certains cas de figure, une partie seulement de vos revenus est imposée, l’autre étant exonérée d’impôt sur le revenu. C’est notamment le cas des apprentis qui bénéficient d’une exonération partielle sur leurs revenus, ou des indemnités d’accident du travail, de maladie professionnelle imposées sur 50% de leur montant.

Comment déclarer vos revenus ?

Pour remplir votre déclaration, vous avez l’embarras du choix entre la traditionnelle déclaration sur formulaire papier, la « télédéclaration » sur Internet via le site impots.gouv.fr ou encore la validation de votre déclaration préremplie sur smartphone avec l’application Impots.gouv.

Déclaration préremplie (formulaire 2042 K)

A l’exception des primo-déclarants, vous allez recevoir un formulaire de déclaration préalablement rempli par l’administration fiscale sur la base des informations à sa disposition. Vous devez donc vérifier ces informations afin de vous assurer que les salaires, traitements, pensions de retraites et autres revenus tirés de capitaux mobiliers correspondent bien à la réalité de vos revenus perçus en 2013. De même, vous devez vérifier que les informations relatives à votre état civil sont bien à jour.

En cas d’erreur ou de manquement, vous pouvez directement corriger ou ajouter les informations nécessaires.

Impots.gouv.fr

En vous connectant à votre espace personnel sur impots.gouv.fr, vous pouvez déclarer vos revenus ou valider la déclaration préremplie par l’administration fiscale. Nouveauté en 2014, vous devez vous connecter en utilisant ou en créant un mot de passe unique associé à votre numéro fiscal. Si vous n’avez pas encore de mot de passe unique, vous devez vous connecter une dernière fois en utilisant les trois identifiants suivants : numéro fiscal, numéro de télédéclarant et revenu fiscal de référence. Vous pouvez les retrouver sur la déclaration remplie en 2013 et votre dernier avis d’impôt sur le revenu.

Si vous ne l’avez pas encore fait, vous pouvez créer un compte sur mon.service-public.fr et le lier à votre espace personnel sur impots.gouv.fr. De la sorte, vous pourrez accéder à votre espace de télédéclaration sur mon.service-public.fr sans avoir à vous connecter sur impots.gouv.fr.

L’application iPhone et Android

Pour les plus pressés, il est possible de valider sa déclaration de revenus préremplie par smartphone avec l’application officielle et gratuite Impots.gouv, à télécharger sur l’App store de l’iPhone (compatible iPad) et Google Play pour Android. Une fois installée, l’application vous permet de photographier un flashcode afin de valider les informations recueillies par l’administration fiscale. Pour vous connecter, vous devez utiliser votre mot de passe unique crée pour l’accès à vos informations personnelles sur le site impots.gouv.fr. Le cas échéant, vous pouvez créer votre mot de passe unique et opter pour la déclaration 100% en ligne avec votre smartphone ou votre tablette.

Si vous avez des informations préremplies à corriger, vous devrez utiliser votre accès sur le portail internet de l’administration fiscale : il n’est pas possible de changer vos informations sur l’application pour smartphone.

Quels formulaires utiliser pour déclarer vos revenus 2013 ?

Si vous souhaitez remplir vous-même votre déclaration, vous pouvez vous rendre sur le site de l’administration fiscale, impots.gouv.fr. Le fisc met à votre disposition les différents formulaires de déclaration de revenus. Figurent notamment sur ce portail internet :
– Le formulaire de déclaration classique des revenus (2042 K)
– La déclaration de patrimoine pour les contribuables assujettis à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF)
– La déclaration des plus ou moins-values mobilières
– La déclaration des revenus fonciers

Ces documents sont progressivement mis en ligne par l’administration fiscale au fil de l’eau, jusqu’à la fin de la période déclarative.

Barème, calcul : comment vos revenus sont-ils imposés ?

Le revenu imposable de votre foyer fiscal est taxé, après abattement de 10% pour frais professionnels si vous n’avez pas opté pour la déduction des frais réels, selon un barème progressif. Ce barème comprend six tranches marginales d’imposition, dont la tranche inférieure est de 0% pour la fraction des revenus comprise entre 0 et 6.011 euros et 45% pour la part supérieure à 151.200 euros. Contrairement aux deux dernières années, ce barème progressif a été revalorisé pour l’imposition des revenus de 2013 au niveau de l’inflation anticipée pour 2013, soit de 0,8%.

 

Barème 2014 de l’impôt sur le revenu
Tranches de revenu net imposable Taux d’imposition
0 à 6.011 euros 0%
6.012 à 11.991 euros 5,50%
11.992 à 26.631 euros 14%
26.632 à 71.397 euros 30%
71.398 à 151.200 euros 41%
Au-delà de 151.200 euros 45%
Source : Journal Officiel du 30 décembre 2013

 

Ces 6 tranches marginales d’imposition (TMI) s’appliquent progressivement sur vos revenus. Ainsi, pour un revenu imposable de 22.200 euros, le revenu net imposable (après abattement de 10%) se monte à 20.000 euros. La partie comprise entre 0 et 6.011 euros est imposée au taux de 0%, celle allant de 6.012 à 11.991 euros est taxée au taux de 5,5% et la fraction comprise entre 11.992 et 20.000 euros est imposée au taux de 14%, pour un impôt sur le revenu total de 1.450 euros (0 + 328,85 + 1121,12). Le taux d’imposition moyen est ici de 7,25%.

Les effets du quotient familial

Comme chaque année, vous pouvez bénéficier d’un avantage fiscal à travers le mécanisme du quotient familial. Si vous avez par exemple des enfants à charge dans votre foyer fiscal, vous profitez d’une demi-part supplémentaire par enfant et d’une part de plus à compter du troisième enfant à charge. Ainsi, pour un couple avec deux personnes mariées et trois enfants à charge, le nombre de parts fiscales se montera à 4, soit 1 pour chacun des parents, 0,5 pour chacun des deux premiers enfants et 1 part pour le troisième. Traduction concrète : si vous êtes dans cette situation, que votre foyer déclare des revenus de 70.000 euros au titre de l’année 2013, votre impôt sur le revenu s’élèvera à 3.421 euros. Dans cet exemple, le bénéfice de la dernière part de quotient familial, correspondant au troisième enfant, se monte à 1.349 euros puisque l’impôt acquitté avec une part de moins aurait grimpé à 4.770 euros.

L’avantage fiscal du quotient familial sur les revenus de 2013 a toutefois été raboté par la loi de finances pour 2014, passant de 2.000 à 1.500 euros par demi-part fiscale. Les foyers fiscaux aisés seront touchés par cette mesure selon des seuils dépendant du nombre d’enfants et des revenus.

Demi-parts supplémentaires

Les parents isolés

Au titre des avantages fiscaux accordés aux contribuables, les parents ayant des enfants à leur charge (mineurs ou majeurs) ne sont pas les seuls à bénéficier d’une demi-part fiscale supplémentaire. Ainsi, les parents vivant seuls au 1er janvier 2013, ayant un enfant imposé distinctement de leur foyer fiscal ou décédé après 16 ans ou suite à des faits de guerre, ont la possibilité d’obtenir une demi-part fiscale supplémentaire. Toutefois, il convient également pour bénéficier de cet avantage d’avoir eu à charge un enfant au moins 5 années, consécutives ou non, au cours desquelles le parent isolé a vécu séparé du deuxième parent. Jusqu’à l’imposition des revenus de 2012, en 2013, les personnes ne remplissant pas cette dernière condition profitaient encore d’un avantage fiscal limité à 120 euros. Mais depuis cette année, cette mesure transitoire est supprimée. Seuls les parents isolés respectant ce critère disposent désormais d’une demi-part supplémentaire dont l’avantage est plafonné à 897 euros, comme en 2013.

Les invalides et anciens combattants

Vous pouvez également bénéficier d’une demi-part fiscale supplémentaire si vous remplissez les conditions suivantes :
– Vous ou votre conjoint êtes invalide et à ce titre titulaire d’une carte d’invalidité
– Vous ou votre conjoint bénéficiez d’une pension militaire ou pour accident du travail d’au moins 40% ou êtes titulaire d’une pension militaire à titre de veuve
– Vous ou votre conjoint êtes titulaire de la carte d’ancien combattant et âgé de plus de 75 ans au 31 décembre 2013

Réductions, crédits, abattements… Disposez-vous d’avantages fiscaux ?

Chaque foyer fiscal bénéficie automatiquement d’un abattement, c’est-à-dire d’une déduction de son revenu imposable, de 10% de ses revenus de 2013, sauf lorsqu’il opte pour la déduction forfaitaire des frais réels. Si le contribuable choisit cette dernière, il peut déduire directement les frais engagés pour son activité professionnelle, en appliquant notamment le barème kilométrique ou celui des frais de carburant.

En plus de cet avantage fiscal accordé à tous, un contribuable peut voir son impôt diminuer dans de nombreuses situations. C’est notamment le cas lorsqu’il a procédé à des dons à un organisme à but non lucratif œuvrant dans l’intérêt général. L’activité de ces organismes peut avoir un caractère philanthropique, social, éducatif, sportif ou encore culturel. Les associations présentant des spectacles vivants (théâtre, concert, chorégraphies…) sont également concernées. La liste des organismes concernés est longue et disponible ici. Les dons à ces organismes permettent aux généreux contributeurs de disposer d’une réduction de leur impôt sur le revenu à hauteur de 66% des sommes versées dans la limite de 20% de leur revenu imposable. Cet avantage fiscal peut même grimper à 75% pour les versements effectués au profit d’organismes sans but lucratif venant en aide à des personnes en difficulté (fourniture de nourriture, d’un logement, de soins), comme les Restos du Cœur, dans la limite de 526 euros de versements, soit une réduction maximale de 394 euros. Si le total des sommes données excède 20% de vos revenus, le solde peut être reporté sur les 5 déclarations suivantes.

Les dons aux partis politiques sont également éligibles à une réduction d’impôt de 66% des montants versés dans la limite de 15.000 euros.

L’investissement au capital de petites et moyennes entreprises (PME) est également récompensé par un avantage fiscal : une réduction d’impôt de 18% est ainsi accordée dans la limite de 50.000 euros de versements (100.000 euros pour un couple) pour la souscription au capital d’une PME, de parts de fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) ou de fonds d’investissement de proximité (FIP). Pour un investissement dans une société pour le financement du cinéma et de l’audiovisuel (Sofica), le taux de la réduction d’impôt peut monter à 36%. L’investissement dans une Sofica, à la différence de la souscription de parts de FIP ou FCPI et de l’investissement direct au capital de PME, n’entre pas dans le plafonnement global des niches fiscales, de 10.000 euros pour les investissements réalisés en 2013, mais dans un plafond de 18.000 euros.

Le dispositif d’incitation à l’investissement immobilier locatif, le Duflot, qui offre une réduction d’impôt de 18% de l’investissement, dans la limite de 300.000 euros par an et répartie sur 9 ans, entre également dans le plafonnement global des niches fiscales à 10.000 euros.

Les parents peuvent enfin bénéficier d’un crédit d’impôt pour les frais de garde de leurs enfants ou petits-enfants à charge âgés de moins de 6 ans. Cet avantage fiscal atteint 50% des sommes versées dans la limite de 2.300 euros de dépense (1.150 euros dans le cas d’une garde alternée).

Moins de justificatifs à fournir en 2014

L’administration ne vous demande pas obligatoirement de joindre des justificatifs pour bénéficier d’avantages fiscaux (réduction ou crédit d’impôt, déduction du revenu imposable). Déjà, depuis l’an dernier, il n’est plus nécessaire de joindre la plupart des justificatifs à votre déclaration de revenus.

La loi de finances rectificative pour 2013 a détaillé le champ de cette dispense. Vous n’avez pas à envoyer de justificatifs pour bénéficier des avantages fiscaux suivants :
– Crédit d’impôt pour les cotisations versées aux organisations syndicales,
Réduction ou crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile,
– Réductions d’impôt liées aux dons à des associations reconnues d’utilité publique,
– Crédit d’impôt développement durable pour des travaux d’amélioration de la performance énergétique de la résidence principale (CIDD)
– Crédit d’impôt pour les dépenses d’équipements de la résidence principale en faveur de l’aide aux personnes âgées ou handicapées et de la prévention des risques technologiques (diagnostics et travaux)
– Réduction d’impôt pour cotisations versées aux associations syndicales chargées du défrichement forestier

A noter : S’il n’est pas nécessaire d’envoyer les justificatifs, vous devez cependant les conserver précieusement pendant au moins trois ans. L’administration fiscale peut vous demander d’apporter les preuves justifiant le bénéfice de l’avantage fiscal sur cette période.

Dans certains cas, il vous est toujours demandé de joindre les justificatifs. C’est notamment le cas si vous optez pour la déclaration de vos frais professionnels réels en lieu et place de l’abattement forfaitaire de 10%.

De plus, si vous avez investi dans l’immobilier sous le régime de défiscalisation Duflot, Duflot Outre-Mer, Malraux ou sous un précédent régime d’incitation fiscale comme le Scellier, vous devez toujours envoyer les preuves nécessaires à l’éligibilité à l’avantage fiscal. Il en va de même pour l’investissement dans des PME, dans l’économie des DOM COM (Girardin, Girardin industriel) ou encore dans le secteur forestier.

Les principales hausses d’impôt en vigueur cette année

Baisse du plafond des niches fiscales

Le plafonnement global des niches fiscales, abaissé de 18.000 euros plus 4% du revenu imposable pour les investissements réalisés en 2012 à 10.000 euros pour ceux effectués en 2013, constitue une des mesures effectives dans la déclaration des revenus de 2013. Si certains avantages fiscaux ne sont pas inclus dans ce plafonnement (Sofica et Girardin notamment), la plupart d’entre eux sont concernés par ce coup de rabot. Résultat : votre revenu imposable pourrait augmenter cette année.

Fiscalisation des majorations de retraite

Accordées aux retraités parents de trois enfants ou plus, les majorations de pensions sont intégrées dans leur revenu imposable. Les contribuables concernés subissent du coup une hausse d’impôt de 320 euros en moyenne. Les personnes retirées de la vie active ayant encore des enfants à charge sont également touchées par cette mesure, prévue dans la loi de finances pour 2014.

Participation des employeurs à la mutuelle santé imposée

Autre disposition, autre public visé mais effets similaires pour les salariés. La partie des couvertures complémentaires santé financée par les employeurs entre cette année dans les revenus imposables des personnes bénéficiant d’un contrat santé collectif à adhésion obligatoire. Si vous êtes concerné, votre impôt sur le revenu pourrait augmenter de 90 à 150 euros en 2014.

L’avantage du quotient familial raboté

Si vous avez des enfants à charge, mineurs ou majeurs, intégrés dans votre foyer fiscal, l’avantage procuré par ce mécanisme est réduit pour l’imposition de vos revenus de 2013. Il peut au maximum atteindre 1.500 euros par demi-part d’enfant à charge, contre 2.000 euros en pour l’imposition des revenus de 2012. Le ressaut d’imposition sera en moyenne de 780 euros par foyer concerné selon le gouvernement.

Suppression du prélèvement forfaitaire libératoire

Depuis le 1er janvier 2013, les intérêts de livrets et comptes imposables ainsi que les dividendes d’actions sont plus lourdement taxés. L’imposition des revenus de 2013 acte en effet la suppression du prélèvement forfaitaire libératoire (21% pour les dividendes et 24% pour les intérêts). Ces gains sont désormais intégrés à votre revenu imposable, sauf pour les intérêts, lorsque ceux-ci ont été inférieurs à 2.000 euros l’an passé.

Les aides pour bien déclarer vos revenus

Pour déclarer vos revenus en toute quiétude, vous pouvez solliciter de nombreuses aides.

Contacter l’administration fiscale

Le centre « Impôts-Service » de la Direction générale des Finances publiques est joignable :
– par téléphone, au 0810.467.687 (prix d’un appel local),
– par mail, en contactant votre Service des Impôts des Particuliers (SIP), dont l’adresse figure sur votre déclaration préremplie,
– directement sur place, à votre centre des impôts dont l’adresse est indiquée sur votre déclaration
– sur la page Facebook de la Direction générale des finances publiques ou sur son compte twitter @dgfip_officiel. Le compte You Tube du fisc (DGFiP Media) peut également vous aider à déclarer vos revenus en 2014.

Vous faire conseiller par des professionnels

Chaque année, les avocats fiscalistes, experts comptables, ou encore notaires organisent des consultations gratuites pour vous aider à y voir plus clair dans votre déclaration. Ces évènements seront relayés par la rédaction de Toutsurmesfinances.com dès leur annonce.

Les liens utiles en 2014

Rechercher un formulaire
Le site internet de l’administration fiscale
Le simulateur de votre impôt sur le revenu
La notice explicative de la déclaration de revenus
La brochure pratique de la déclaration