Le prix repère du gaz en hausse de 15,4% au 1er mai

Par Loic Farge
Temps de lecture : 2 minutes
10,34 millions de ménages disposent d’un contrat de gaz naturel

Près des trois quarts des abonnés vont voir leur facture mensuelle grimper de plus de 6 euros en moyenne, selon la Commission de régulation de l’énergie.

Le prix repère du gaz (PRVG) augmente de 15,4 % au 1er mai 2026, passant à 160,54 €/MWh TTC. Cette hausse, annoncée par la Commission de régulation de l’énergie le 8 avril, concerne environ 7,5 millions de foyers dont le contrat est indexé sur ce tarif. La facture mensuelle moyenne grimpe de 6,19 € TTC, un impact limité par la baisse saisonnière des besoins de chauffage.

  • Le PRVG sert de référence pour les offres indexées depuis la disparition des tarifs réglementés en 2023.
  • Les 27 % des abonnés ayant souscrit une offre à prix fixe ne subissent pas cette augmentation pendant la durée de leur contrat.
  • La hausse résulte de la part « approvisionnement », les taxes et les coûts d'acheminement restant inchangés.
  • Un cessez-le-feu en Iran a détendu les cours mondiaux, mais les prix des contrats indexés sont décalés de deux mois par rapport aux marchés.

La facture de gaz va de nouveau augmenter. Dans un communiqué diffusé le 8 avril 2026, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé une hausse de 15,4% du prix repère de vente de gaz (PRVG) à compter du 1er mai. Le PRVG, qui sert de référence pour les offres indexées depuis la disparition des tarifs réglementés en 2023, passe en moyenne à 160,54 euros par mégawattheure (MWh) TTC, contre 139,12 euros/MWh au 1er avril.

Plus de 7 millions de foyers concernés

Cette augmentation concerne directement les ménages dont le contrat est indexé sur ce prix de référence, soit environ 7,5 millions de foyers (près de 73% des 10,34 millions d’abonnés résidentiels). À l’inverse, les 27% de clients ayant opté pour une offre à prix fixe ne subiront pas les répercussions de la hausse annoncée des tarifs pendant la durée de leur contrat.

Dans les faits, l’impact immédiat restera limité. La CRE estime que les abonnés résidentiels verront leur facture mensuelle de gaz augmenter de 6,19 euros TTC en moyenne en mai. Une progression contenue par la saison printanière, période durant laquelle les besoins de chauffage sont plus faibles.

Mauvais timing

Cette nouvelle augmentation est la « conséquence de la hausse des prix sur les marchés du gaz qui ont ponctuellement doublé », en raison de la guerre au Moyen-Orient, ce qui a fait évoluer la part « approvisionnement ». Les deux autres composantes (les taxes et les coûts d’acheminement) demeurent, elles, inchangées.

Ironie de l’histoire : l’annonce de la hausse du prix repère du gaz est survenue quelques heures après l’annonce d’un cessez-le-feu en Iran qui a détendu les cours mondiaux de l’énergie. Ceci s’explique par le fait que, pour les ménages dont le contrat est indexé sur les cours mondiaux, les prix sont décalés de deux mois par rapport aux marchés, car les fournisseurs achètent le gaz en avance.

Loic Farge

Loic Farge

Journaliste spécialisé immobilier

SOMMAIRE
Lire aussi

Nos offres sélectionnées pour vous :