Selon l’étude Panorabanques 2026, nos compatriotes délaissent peu à peu les espèces et le chèque au profit du virement instantané et du paiement mobile, tandis que le paiement sans contact s’impose durablement. La fréquentation des agences bancaires poursuit son recul.
Paiement mobile, virement instantané : les Français changent leurs habitudes bancaires

Les usages bancaires des Français continuent d’évoluer. Le paiement mobile et le virement instantané deviennent des réflexes, tandis que les retraits d’espèces, l’usage du chèque et les déplacements en agence perdent du terrain. C’est ce que révèle la dernière étude du comparateur de banques Panorabanques, réalisée avec l’institut d’étude Discurv(*) et publiée le 26 juin 2026.
Les espèces en repli
Les distributeurs automatiques d’espèces sont de moins en moins utilisés. En 2026, 52% des particuliers retirent de l’argent moins d’une fois par mois, contre 49% en 2025. En moyenne, ils effectuent 1,4 retrait mensuel pour un montant moyen de 52 euros.
Toutefois, les espèces demeurent incontournables dans certains cas. Elles restent privilégiées chez les petits commerçants (55%), sur les marchés (51%), dans les brocantes ainsi que pour les pourboires (38%).
Le virement instantané explose
Les nouveaux moyens de paiement continuent de séduire. Le virement instantané est désormais adopté par 84% des Français, contre 76% en 2025 et 68% en 2024. Sa gratuité depuis janvier 2025 a largement favorisé son adoption.
Autre évolution marquante : le smartphone devient le support privilégié pour réaliser des virements. Désormais, 56% de nos compatriotes utilisent l’application mobile de leur banque, contre 52% qui passent par leur espace client sur Internet. Seuls 6% se rendent encore en agence pour effectuer un virement, une opération facturée 5,40 euros en moyenne.
Le paiement mobile (Apple Pay, Google Pay ou Samsung Pay) poursuit également sa progression avec 36% d’utilisateurs, contre 27% en 2025. Quant à la carte bancaire virtuelle (numéro de carte dématérialisé pour les paiements en ligne), elle équipe aujourd’hui 26% des Français.
Le chèque boudé par les jeunes
Malgré son recul, le chèque n’a pas disparu. Près d’un Français sur deux (49%) continue d’y recourir plusieurs fois par an, soit 4,5 chèques par an en moyenne. Il sert principalement à régler un professionnel de santé (40%) ou une association (37%).
En revanche, les jeunes s’en détournent nettement. Près d’un tiers des 18-34 ans (31%) ne possèdent plus de chéquier, contre seulement 4% des plus de 66 ans. Plus largement, 14% des Français ne possèdent plus de chéquier, contre 11% en 2025.
Le conseil maintient les agences à flot
La digitalisation s’accompagne d’une baisse de fréquentation des agences bancaires. Près de quatre Français sur dix (38%) ne s’y rendent jamais ou moins d’une fois par an. Lorsqu’ils se déplacent, c’est avant tout pour obtenir des conseils personnalisés (51%), effectuer un dépôt d’espèces ou de chèques (38%) ou récupérer un chéquier (20%).
Même tendance pour les conseillers bancaires : 39% des Français ne les contactent jamais ou moins d’une fois par an. Ceux qui le font recherchent principalement un avis personnalisé sur leur situation bancaire (40%), une aide en cas d’incident sur leur compte (38%) ou la souscription d’un produit bancaire (33%).
L’IA bancaire peine encore à convaincre
Si les usages bancaires se numérisent rapidement, l’intelligence artificielle (IA) ne convainc pas encore. Près des deux tiers des Français interrogés (62%) déclarent ne souhaiter faire appel à aucun des services d’IA proposés par leur banque.
Les plus jeunes apparaissent toutefois beaucoup plus ouverts. Parmi les 18-34 ans, 59% se disent prêts à solliciter l’IA pour gérer plusieurs comptes bancaires, quand seuls 7% des 50-65 ans se montrent favorables à cet usage.
(*) Méthodologie : sondage réalisé par Discurv pour Panorabanques, par questionnaire auto-administré du 15 avril au 23 avril 2025 et du 9 mars au 13 mars 2026, auprès d’un échantillon de 2 000 Français représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué avec la méthode des quotas.
Journaliste spécialisé immobilier












