Résultats T2 2026 de TotalEnergies : les cours du baril dopent le bénéfice et le dividende

Par Olivier Brunet
Temps de lecture : 3 minutes
Bond des résultats de TotalEnergies au T2 2026

Grâce à un baril de Brent au-dessus de 100 dollars, TotalEnergies enregistre un bond de ses profits au deuxième trimestre et renouvelle la majoration de son acompte de dividende, malgré les pertes de production au Moyen-Orient.

Sous l’effet du conflit au Moyen Orient et d’un baril au dessus des 100 dollars, TotalEnergies affiche des résultats en nette hausse au deuxième trimestre 2026. Sans surprise, les comptes trimestriels du groupe pétrolier et gazier français publiés le 23 juillet sont portés par la remontée des cours des hydrocarbures.

Un bénéfice en forte hausse sur un an

Sur un an, le cours moyen du Brent progresse de 53% (103,8 dollars en moyenne au deuxième trimestre 2026 contre 67,9 dollars au deuxième trimestre 2025), ce qui soutient nettement les résultats du groupe. Le bénéfice net ajusté atteint 6,03 milliards de dollars, soit un bond de 68% sur un an et de 12% par rapport au trimestre précédent. Le résultat net part du groupe a plus que doublé sur un an (+102%) à 5,4 milliards de dollars (4,7 milliards d’euros), mais recule de 6% par rapport au trimestre précédent.

Les flux de trésorerie générés par l’activité s’élèvent à 9,8 milliards de dollars, en augmentation de 48% sur un an et de 14% sur un trimestre.

Des performances contrastées selon les activités

Les activités amont bénéficient pleinement de cette remontée des cours. Le résultat opérationnel de l’Exploration Production progresse de 64% sur un an et de 25% par rapport au trimestre précédent. La production totale s’établit à 2,395 millions de barils équivalent pétrole par jour, en recul de 4% sur un an (et de 6% par rapport aux trois premiers mois de l’année), pénalisée par un une perte de production estimée à 210 000 barils par jour en raison du conflit au Moyen Orient. En excluant cet effet, la production serait en hausse de plus de 4% sur un an.

Le segment GNL (gaz naturel liquéfié) accuse un trimestre plus difficile : son résultat opérationnel ajusté diminue de 22% sur un an et de 39% par rapport au premier trimestre 2026, affecté par une contreperformance du négoce dans un marché européen atone. À l’opposé, l’Aval (raffinage, pétrochimie, marketing) affiche un résultat opérationnel ajusté, en quasi-triplement sur un an (+ 187%) et en progression de 24% sur un trimestre, porté par la progression des marges de raffinage et la bonne tenue du négoce de brut.

Dividende relevé et endettement en baisse

La génération de cash-flow permet au conseil d’administration, comme au trimestre précédent, de relever le deuxième acompte sur dividende à 0,90 euro par action, soit une augmentation de 5,9% par rapport à la même 2025 (0,85 euro). Il sera détaché le 31 décembre et payé le 5 janvier 2027, pour les titulaires d’actions cotées sur Euronext, l’opérateur de la Bourse de Paris. Le programme de rachats d’actions se poursuit, autorisé jusqu’à 1,5 milliard de dollars pour le troisième trimestre, ce niveau ayant déjà été atteint au deuxième trimestre.

La dette nette reflue grâce à la génération de trésorerie : le ratio d’endettement recule à 13,1% hors dette locative, contre 15,5% fin mars, après une réduction de 3,3 milliards de dollars sur le trimestre.

En raison de la reprise du conflit entre les États-Unis et l’Iran, le groupe a décidé de relancer son offre de plafonnement des prix des carburants en France.

Olivier Brunet

Olivier Brunet

Rédacteur en chef spécialisé placements et fiscalité

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