Une fois qu’on leur a expliqué leur fonctionnement, un peu plus de sept personnes sur dix se disent intéressées par les produits d’épargne destinés à la préparation à la retraite.
Épargne retraite : les Français seraient prêts à souscrire

Les Français ne sont pas si rétifs à la retraite par capitalisation dès lors que l’on leur en présente les caractéristiques. C’est ce qui ressort d’une étude du cabinet de conseil en stratégie BCG (ex-Boston Consulting Group) dévoilée le 2 septembre 2026 et réalisée auprès de 6 000 ressortissants des quatre pays les plus peuplés d’Europe (l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne).
En France, 74% des personnes interrogées se déclarent intéressées par les produits leur permettant de se constituer un revenu de complément pour leur retraite, une fois qu’ils en connaissent les caractéristiques. Les sondés seraient même prêts à y allouer un supplément d’épargne de 9%. Ainsi, la part des contrats de retraite, comme le plan d’épargne retraite (PER), représenterait, en moyenne, 22% de leurs actifs, contre 13% actuellement.
Une méconnaissance française et européenne
Si les Français détiennent aujourd’hui peu de produits d’épargne retraite, c’est donc notamment parce qu’ils en ignorent le fonctionnement, voire même l’existence, nous apprend l’étude du BCG. Ils sont seulement 48% à connaitre les contrats individuels (souscrits directement par les particuliers) et, preuve d’un manque de pédagogie de la part des entreprises, 32% pour les contrats collectifs (souscrits par le biais de l’employeur).
Cette méconnaissance n’est pas l’apanage des Français. Les Européens interrogés sont 55% à connaître les produits individuels d’épargne retraite, et 30% en ce qui concerne les produits collectifs. Ils sont d’ailleurs à peine 17% à détenir les seconds (35% pour les premiers), alors que 44% des Américains adhérent à un contrat de retraite d’entreprise.
Un manque de préparation
Cette situation est d’autant plus regrettable que 80% des Européens (et des Français) de moins de 65 ans sondés possédant moins de 250 000 euros de patrimoine (actifs financiers et immobiliers confondus) se sentent mal préparés à la retraite. Le pourcentage tombe, toutefois, à 49% chez les Européens détenant plus de 250 000 euros d’actifs (le ratio est également identique chez les Français).
Conscients de leurs lacunes, 66% des Européens recherchent des informations sur la retraite sur Internet ou par le biais de l’intelligence artificielle, et 40% sollicitent leurs proches. Neuf répondants sur dix se disent prêts à consulter des conseillers spécialisés dans la planification de la retraite.
Un potentiel de croissance inexploité
En France, seuls 17% des déclarants expliquent que leur réflexion sur la préparation à la retraite résulte de leur rencontre avec un conseiller bancaire, un courtier en assurance ou un conseiller en gestion de Patrimoine (CGP). BCG exhorte donc les professionnels de la finance (banques, assureurs, courtiers…) à davantage aborder le thème de l’après-vie professionnelle avec leurs clients. Le cabinet estime le potentiel de croissance de l’épargne retraite en France à 7% par an jusqu’en 2035.
Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite






