Selon l’enquête annuelle de l’Unef, le coût de la vie étudiante progresse de 1,66% en France en 2026, soit 888 euros supplémentaires par an. Pour la première fois, le reste à charge mensuel, à 1 300 euros, dépasse le seuil de pauvreté.
Coût de la vie étudiante : 888 euros de plus en 2026, selon l’Unef

À quelques semaines de la rentrée universitaire, l’Union nationale des étudiants de France (Unef) a publié, le 17 août 2026, sa 22ème enquête sur le coût de la vie étudiante(*). Elle y mesure une hausse de 1,66% sur un an, soit 74 euros de reste à charge supplémentaire par mois (888 euros sur l’année). La progression est cependant moins forte qu’en 2025 (+ 4,12%) et en 2024 (+ 2,25%).
Ce reste à charge s’établit à 1 300 euros par mois, contre un seuil de pauvreté fixé à 1 288 euros dans le dossier de l’Unef. Depuis 2017, le coût de la vie étudiante a progressé de 35,84% selon l’indicateur du syndicat étudiant.
Le logement, premier poste de dépense
Dans le parc privé, le loyer moyen atteint 627,11 euros par mois, en hausse de 2,87% sur un an. Stable à 857 euros en Île-de-France, il grimpe de 4,68% en province, à 537 euros. Dans les résidences Crous, la progression est limitée à 1,04%, pour un montant moyen de 426,36 euros par mois.
Les transports renchérissent également : leur coût annuel atteint 254,14 euros pour un étudiant boursier (+ 3,07%) et 278,59 euros pour un non-boursier (+ 2,29%).
Autre dépense obligatoire pour une grande partie des étudiants : la contribution de vie étudiante et de campus (CVEC). Son montant s’élève à 105 euros pour l’année universitaire 2026-2027, contre 90 euros lors de sa création en 2018, soit une hausse de 16,67% sur la période. L’Unef réclame une fois encore sa suppression.
Alimentation : viande et poisson augmentent fortement
Les prix alimentaires progressent en moyenne de 0,87% sur un an, selon l’étude. Les écarts sont toutefois importants selon les produits : + 1,04% pour les fruits et + 0,59% pour les légumes, contre + 6,08% pour la viande et + 5,34% pour le poisson.
L’enquête met enfin en avant le décalage entre dépenses et aides : 74,22% des étudiants ne bénéficient pas des bourses sur critères sociaux. L’Unef estime que cette situation favorise le recours au salariat étudiant, qu’elle identifie comme l’une des premières causes d’échec dans l’enseignement supérieur.
(*) Méthodologie : pour établir son indicateur, l’Unef construit plusieurs profils types selon les conditions de logement et le statut de boursier. Pour chaque profil, les aides perçues, notamment les bourses sur critères sociaux et les APL, sont déduites des dépenses. La moyenne pondérée des différents restes à charge permet de mesurer l’évolution annuelle du coût de la vie étudiante.
Journaliste spécialisé immobilier












