Dès le 1er octobre 2026, les plafonds des taux d’usure des crédits immobiliers augmenteront sur toutes les durées, de 0,02 à 0,24 point. Un coup de pouce pour les emprunteurs recalés en raison d’un TAEG trop élevé.
Un petit bol d’air pour les candidats à l’emprunt. À compter du 1er octobre 2026, les taux d’usure applicables aux crédits immobiliers progressent de nouveau. Selon l’avis publié au Journal officiel du 26 septembre, pour les prêts à taux fixe d’une durée de 20 ans et plus, le plafond passe de 5,29% au troisième trimestre à 5,40% au quatrième. Il s’établissait à 5,19% au deuxième trimestre 2026 et à 5,09% en octobre 2025.
Les autres catégories suivent la même tendance. Pour les prêts immobiliers accordés au quatrième trimestre 2026, le plafond passe de 4,57% à 4,68% entre 10 et moins de 20 ans, et de 4,07% à 4,09% sous 10 ans.
Pour les prêts à taux variable, le taux est plafonné à 5,52%. Pour les prêts relais (un crédit immobilier de courte durée qui permet de financer l’achat d’un nouveau logement avant d’avoir vendu l’ancien), il est fixé à 6,49%, contre 6,39% précédemment. Cette progression reflète celle des taux moyens pratiqués par les banques au troisième trimestre : 3,51% sur 10 à 20 ans et 4,05% sur 20 ans et plus.
Le taux d’usure encadre le taux annuel effectif global (TAEG), qui intègre intérêts, assurance emprunteur, frais de dossier et de garantie. Quelques centièmes peuvent donc suffire à faire repasser sous le plafond un dossier refusé en septembre. Un emprunteur recalé pour dépassement du taux d’usure pourra ainsi demander à sa banque un nouvel examen de son dossier dès le 1er octobre.
LF/OB





