Un budget de 250 000 euros (frais de notaire et d’agence inclus) permet d’acquérir un bien immobilier de 95 mètres carrés en moyenne en France, selon SeLoger. Mais la surface qu’il est possible d’acheter varie énormément selon l’adresse.
Immobilier : où acheter le plus grand logement avec 250 000 euros ?

Combien de mètres carrés peut-on acquérir actuellement avec un budget de 250 000 euros en poche ? Avec cette somme, qui inclut les frais d’agence et les frais de notaire, il est encore possible de devenir propriétaire d’un grand logement en France. Mais tout dépend de la ville choisie… Dans une étude publiée le mardi 19 mai 2026, la plateforme de recherches de biens immobiliers à vendre ou à louer SeLoger révèle qu’une telle enveloppe financière permet d’acheter en moyenne 95 mètres carrés (m²) dans l’Hexagone, soit l’équivalent d’un quatre-pièces.
Dans neuf communes étudiées sur dix, ce budget permet même d’acquérir 80 m² ou plus. Mais cette moyenne cache de fortes disparités. Seuls 58,5% des Français vivent dans ces communes, la population étant fortement concentrée dans les grandes agglomérations, où les prix sont les plus élevés. À l’inverse, 14,2% des Français résident dans une commune où 250 000 euros ne suffisent pas à acheter 50 m². Un écart qui s’explique, selon SeLoger, « par la concentration de la population dans les grandes agglomérations, où les prix au m2 sont les plus élevés, là où justement se trouvent les emplois, les services et les infrastructures ».
De 23 m² à Paris à plus de 180 m² à Mulhouse et Saint-Étienne
Les contrastes sont saisissants d’une commune à l’autre. À Paris, où le mètre carré atteint 9 692 euros, ce budget se limite à 23 m². À Boulogne-Billancourt, où le prix du mètre carré grimpe encore à 8 262 euros, la surface achetable avec 250 000 euros ne dépasse pas 27 m2. Même constat dans certaines grandes villes comme Nice, où l’enveloppe permet d’acheter moins de 45 m².
À l’inverse, plusieurs villes de plus de 100 000 habitants offrent encore des surfaces très confortables. Mulhouse arrive en tête avec 186 m² accessibles pour ce budget, devant Saint-Étienne avec 182 m² et Limoges avec 141 m².
Le Havre et Perpignan dépassent aussi les 115 m². Les villes moyennes offrent également de fortes opportunités. À Saint-Quentin, dans l’Aisne, 250 000 euros permettent d’acheter une maison de 194 m². À Roubaix et Calais, les acquéreurs peuvent viser plus de 140 m², tandis que Bourges et Troyes restent au-dessus des 110 m².
La Bourgogne-Franche-Comté offre les plus grandes surfaces
La Bourgogne-Franche-Comté est la région la plus accessible, avec 119 m² pour un appartement et 141 m² pour une maison. Le Centre-Val de Loire arrive juste derrière, avec respectivement 109 m² et 130 m², tandis que le Grand Est permet encore d’acquérir 104 m² en appartement et 119 m² en maison. À l’opposé, l’Île-de-France ferme la marche, avec seulement 35 m² en appartement et 64 m² en maison.
Autre enseignement de l’étude SeLoger : s’éloigner légèrement des grandes métropoles peut faire gagner des dizaines de mètres carrés. Située près de Lyon, Saint-Fons permet d’acheter 96 m² en appartement contre 49 m² dans la métropole lyonnaise. Le même phénomène se vérifie autour de Lille, de Bordeaux ou de Strasbourg.
Le vrai levier n’est donc pas seulement de changer de région, mais d’élargir son périmètre autour des grandes villes pour gagner en surface sans sortir du bassin d’emploi.
Journaliste spécialisé immobilier











