Selon une récente étude, les futurs propriétaires raisonnent d’abord en fonction de leur capacité financière avant d’engager un achat immobilier. Le choix entre une maison ou un appartement est désormais un critère secondaire, tandis qu’une mauvaise étiquette énergétique devient éliminatoire.
Immobilier : le budget et le DPE comptent désormais plus que le type de bien

Les acheteurs immobiliers changent de logiciel. En 2026, le budget et la performance énergétique passent avant le type de logement recherché. C’est le principal enseignement d’une étude publiée le 21 mai 2026 par la plateforme d’annonces immobilières Jinka, à partir de l’analyse de plus de 711 000 alertes d’acquéreurs actifs sur les quatre premiers mois de cette année.
Le budget, critère central de recherche
Premier constat : les futurs propriétaires raisonnent d’abord en fonction de leur capacité financière. Maison ou appartement ? La question n’est plus prioritaire : 46% des alertes créées ne précisent aucune typologie de bien à leur création. Autrement dit, c’est désormais le budget qui structure le projet.
La maison reste toutefois le bien favori. Elle apparaît dans 37% des alertes, contre seulement 16% pour les appartements. Ce qui fait dire à Jinka que « le type de bien n’apparaît donc plus comme essentiel mais intervient davantage comme une variable d’ajustement ».
Les vendeurs pénalisés par les seuils de prix
L’étude met aussi en évidence un puissant « effet de seuil » psychologique. Les acheteurs privilégient massivement les montants ronds. Six seuils mentaux (150 000 euros, 200 000 euros, 250 000 euros, 300 000 euros, 350 000 euros et 400 000 euros) représentent à eux seuls 43% des demandes exprimées sur Jinka. Conséquence pour les vendeurs : un bien affiché à 512 000 euros perd environ 30% de visibilité face à un logement proposé à 500 000 euros.
Le budget médian maximal des acquéreurs s’établit désormais à 300 000 euros. Ce montant pèse à lui seul 12% des intentions d’achat, signe que les acheteurs se concentrent fortement autour d’un même plafond budgétaire.
Une mauvaise étiquette énergétique fait fuir les acheteurs
Autre critère devenu incontournable : le diagnostic de performance énergétique (DPE). L’étiquette énergétique figure explicitement dans 30% des alertes analysées, devenant le premier levier de sélection immobilière. La rupture se joue entre deux lettres : un bien classé E perd en moyenne 15% de visibilité par rapport à un autre classé D.
Quant aux « passoires thermiques », les biens classés G restent marginaux pour tous les acquéreurs, avec 6% de présence dans les alertes. Seuls les investisseurs et les acheteurs en quête de travaux recherchent ces logements négociés à prix fortement décoté.
Enfin, les critères de confort extérieur restent très recherchés. Le balcon ou la terrasse sont mentionnés dans près d’un quart des alertes, aussi bien en province (24%) qu’en Île-de-France (22%). Le jardin reste davantage recherché hors Île-de-France, tandis que l’ascenseur et la cave demeurent des priorités franciliennes.
Journaliste spécialisé immobilier











