Inflation : les prix grimperaient de 2,9% en décembre, anticipe l’Insee

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L’Insee a ajusté en hausse sa prévision d’inflation pour 2026 en France, de 2% à 2,1% en moyenne sur l’année. La faute à la flambée des prix du gaz, des carburants et des légumes frais.

L'Insee prévoit une hausse des prix à la consommation de 2,9 % en décembre 2026, contre 2,4 % en août, selon sa note de conjoncture du 10 septembre. La flambée du gaz, des carburants et des légumes frais, affectés par les canicules estivales, tire l'inflation vers le haut. La prévision moyenne pour l'année 2026 est relevée à 2,1 %.

  • La hausse des prix des carburants n'est pas la seule cause : les coûts des intrants énergétiques se diffusent aux produits agroalimentaires et manufacturés.
  • Les épisodes caniculaires de l'été contribuent à réchauffer le prix des légumes frais, selon l'Insee.
  • L'inflation en France reste plus faible que dans le reste de l'Europe, les salaires et les prix des services y étant moins dynamiques.
  • L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) de la zone euro est attendu à +3,7 % au quatrième trimestre, contre +3,1 % en France.

L’inflation s’installe en France. Les prix à la consommation devraient grimper de 2,9% au mois de décembre, contre 2,4% en août, selon la note de conjoncture de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée le 10 septembre 2026.

La hausse des prix des carburants ne serait pas la seule explication. L’inflation serait « tirée à la hausse par les prix du gaz, ainsi que par la diffusion progressive des coûts des intrants énergétiques aux prix de vente de différents produits (agroalimentaires, produits manufacturés, transport aérien) ». Autre facteur : les effets des vagues de chaleur sur la production agricole. « Les épisodes caniculaires de l’été contribueraient à réchauffer le prix des produits frais, notamment ceux des légumes », estime l’Insee.

La prévision d’inflation moyenne pour 2026 a été ajustée en hausse de 0,1 point de pourcentage par rapport à juin, à 2,1%.

Cependant, l’inflation en France « resterait toutefois plus faible que dans le reste de l’Europe car les salaires et les prix des services y sont bien moins dynamiques ». Le hausse de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH, basé sur un panier où le poids de l’énergie est plus important) d’ensemble de la zone euro est attendue à + 3,7% au quatrième trimestre, contre + 3,1% en France.

OB/LF

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