Loyer, crédit, énergie : et si rester chez soi devenait un luxe ? Le dixième Baromètre Qualitel, publié mercredi 14 octobre, mesure la pression sur les ménages.
Garder son logement n’est plus une évidence pour tous. Selon les résultats du dixième Baromètre de l’Association Qualitel (*), structure indépendante œuvrant pour la qualité de l’habitat, près de deux Français sur trois (63%) estiment que ce poste de dépenses a augmenté dans leur budget en cinq ans. Plus inquiétant, 19% des répondants redoutent de devoir quitter leur domicile pour des raisons financières.
Trouver un toit se complique aussi. L’enquête révèle que 54% des sondés ayant cherché un logement ces cinq dernières années ont rencontré des difficultés, contre 36% de ceux dont la recherche remonte à plus de dix ans.
Les jeunes paient le prix fort : 61% des 18-24 ans et 70% des étudiants ont eu du mal à se loger. Les locataires sont tout aussi exposés : parmi ceux qui ont cherché leur logement au cours des cinq dernières années, 63% ont rencontré des difficultés. Le manque de biens disponibles ou adaptés à leurs besoins est en cause pour 82% des personnes concernées, et les contraintes financières pour 69%.
Ces obstacles pèsent aussi sur les projets familiaux. Près d’un quart des 18-35 ans (24%) qui ont eu du mal à se loger ont dû reporter ou abandonner un projet d’enfant. Chez les moins de 25 ans concernés, six sur dix (60%) disent subir une cohabitation qu’ils n’ont pas choisie.
Pour être mieux logés dans vingt ans, la moitié des Français interrogés (50%) placent une offre de logements financièrement accessibles parmi leurs trois priorités. Suivent l’accélération de la rénovation du parc existant, citée par 45% d’entre eux, et l’adaptation des habitations au vieillissement de la population, pour 33%.
(*) Méthodologie : enquête Ipsos pour l’Association Qualitel menée auprès de 3 300 personnes de 18 ans et plus, via un questionnaire en ligne du 6 au 24 avril 2026. Résultats publiés le 14 octobre 2026.
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LF/JPD





