Près des trois quarts des Français ont déjà renoncé à des soins

Par Jean-Philippe Dubosc
Temps de lecture : 2 minutes

Selon un récent sondage de la Fédération hospitalière de France, 73% de nos compatriotes ont renoncé à un acte de soin dans les cinq dernières années, dont 40% pour des raisons financières.

Le renoncement aux soins s’aggrave d’année en année. D’après un sondage dévoilé le 17 mars 2026 et réalisé par l’institut Ipsos auprès de 2 500 individus représentatifs de la population française pour le compte de la Fédération hospitalière de France (FHF), 73% des personnes interrogées déclarent avoir renoncé à au moins un acte de soin ces cinq dernières années. Soit cinq points de pourcentage de plus par rapport à 2025 (68%) et même dix points de plus comparé à 2023 (63%).

Consultation, médicaments et analyses trop chers

Parmi eux, 40% ont renoncé pour des questions de budget. Ils ont estimé que la consultation, les médicaments et/ou l’analyse médicale étaient trop chers. Une proportion quasi équivalente (38%) – les raisons peuvent se cumuler – ont renoncé à cause de la distance (cabinet médical et/ou laboratoire d’analyses jugés trop éloignés). Mais c’est le délai d’obtention du rendez-vous jugé trop long qui constitue le premier motif de renoncement aux soins, avec 59% des réponses.

Des délais qui s’allongent

Il faut, en moyenne, attendre 12 jours pour consulter un médecin généraliste, contre 10 jours en 2024 et seulement 4 jours en 2019. Le temps d’attente se situe à 3 semaines et 2 jours pour un pédiatre, 2 mois pour un gynécologue ou un psychiatre, 2 mois et 10 jours pour un ORL, 2 mois et 3 semaines pour un ophtalmologiste, 3 mois et 2 jours pour un cardiologue. La palme revient aux dermatologues avec un temps moyen de 4 mois et 2 semaines, contre 3 mois et 1 semaine en 2024 et 2 mois et 2 jours en 2019.

Jean-Philippe Dubosc

Jean-Philippe Dubosc

Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite

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