Depuis le 1er août 2026, les nouveaux tarifs réglementés de vente de l’électricité alourdissent de 2,5% TTC en moyenne la facture des ménages concernés. Soit 26 euros de plus par an pour un foyer type.
Prix de l’électricité : + 26 euros par an avec les nouveaux tarifs réglementés

Les nouveaux barèmes des tarifs réglementés de vente (TRVE) de l’électricité, commercialisés par EDF sous le nom de Tarif Bleu, sont entrés en vigueur le 1er août 2026, après la publication des arrêtés au Journal officiel du 29 juillet. Conformément à la proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), ils relèvent en moyenne de 2,5% TTC le coût de l’électricité au tarif réglementé.
La mesure rattrape les 19,37 millions de clients résidentiels encore au TRVE au 31 mars 2026, mais aussi les consommateurs dont le contrat de marché est indexé sur ce tarif. Avant la publication des barèmes définitifs, les premières estimations faisaient état d’une augmentation d’environ 1% au 1er août.
Le kilowattheure à 20,01 centimes en option Base
En option Base, où le prix du kilowattheure (kWh) est identique toute la journée, il est désormais facturé 20,01 centimes TTC pour les contrats de 3 et 6 kilovoltampères (kVA), qui correspondent à la puissance souscrite. Avant le 1er août, il s’élevait à 19,40 centimes TTC, soit une hausse de 0,61 centime par kWh.
Pour les compteurs de 9 à 36 kVA, le kilowattheure est facturé 19,85 centimes TTC (contre 19,40 centimes auparavant, soit + 0,45 centime), ces puissances n’étant plus commercialisées. L’abonnement mensuel s’élève à 12,13 euros TTC en 3 kVA et 15,86 euros TTC en 6 kVA, puis varie de 19,88 euros à 53,88 euros TTC selon la puissance souscrite.
En option Heures pleines/Heures creuses (HP/HC), le prix du kWh est désormais fixé à 21,42 centimes TTC en heures pleines (+ 0,59 centime) et à 15,89 centimes TTC en heures creuses (+ 0,50 centime), avec un abonnement identique à celui de l’option Base.
Les clients de l’option Tempo, où le prix varie selon la couleur du jour (bleu, blanc ou rouge) et les plages horaires, ont également vu leurs tarifs évoluer au 1er août. Pour eux, l’abonnement 6 kVA s’établit à 15,80 euros par mois et le prix du kWh oscille entre 13,56 centimes (jour bleu, heures creuses) et 72,95 centimes (jour rouge, heures pleines).
1 072 euros par an pour un foyer type
Selon la CRE, cette revalorisation représente en moyenne 26 euros TTC supplémentaires par an pour un foyer de référence consommant 4,5 mégawattheures (MWh) d’électricité. Le régulateur de l’énergie évalue la dépense annuelle à 1 072 euros TTC, contre 1 046 euros avant le 1er août, soit un peu plus de 2 euros par mois. L’impact réel varie toutefois selon la puissance du compteur, l’option tarifaire choisie (Base, HP/HC ou Tempo) et les habitudes de consommation.
Les foyers dépourvus de compteur communicant Linky acquittent, en outre, une majoration d’abonnement de 40,08 euros HT par an, portée à 65,70 euros HT lorsqu’aucun index de consommation n’a été transmis depuis plus de douze mois.
Le réseau et la capacité en cause, pas l’énergie
Cette évolution ne provient pas d’un relèvement du prix de l’électricité elle-même, dont la prochaine révision est prévue au 1er février 2027. Elle s’explique principalement par deux facteurs.
D’abord, la revalorisation annuelle des tarifs d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE), qui financent l’acheminement de l’électricité et ajoutent à eux seuls près d’un point de pourcentage au coût final. Ensuite, l’intégration du nouveau mécanisme de capacité, à hauteur de 1,73% TTC.
Seule la légère baisse de l’accise sur l’électricité (un impôt indirect prélevé par l’État sur chaque kilowattheure consommé, NDLR), ramenée de 30,85 à 30,62 euros par MWh, atténue une partie de la hausse.
Journaliste spécialisé immobilier












