Frais de garde : 28% des parents, surtout des mères, réduisent ou arrêtent leur activité

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Selon une étude de l’Unaf, plus d’un quart des parents interrogés ont réduit ou arrêté de travailler pour limiter les frais de garde de leurs enfants. Les mères sont davantage concernées : 34%, contre 20% des pères.

Une étude de l’Unaf révèle que 28% des parents ont réduit ou arrêté leur activité professionnelle pour faire face aux frais de garde. Les mères sont bien plus touchées que les pères, et la contrainte financière freine également les projets d’agrandissement de la famille.

  • 34% des mères ont réduit ou cessé leur travail contre 20% des pères, selon l’enquête menée auprès de 2 583 parents.
  • 48% des parents ont aménagé leur vie professionnelle (horaires, poste, entreprise) pour être plus disponibles pour leurs enfants.
  • 78% des parents estiment que les impôts et aides publiques ne compensent pas suffisamment la charge financière liée aux enfants.
  • 67% des parents déclarent ne pas avoir les moyens financiers d’avoir un enfant supplémentaire, dont 78% des familles monoparentales.

Faute de pouvoir absorber le coût de la garde de leurs enfants, des parents arbitrent au détriment de leur carrière. Publiée le 16 septembre 2026, la 4ème édition de l’Observatoire des familles de l’Union nationale des associations familiales (Unaf), menée par l’institut OpinionWay auprès de 2 583 parents, montre que 28% des répondants ont arrêté ou réduit leur activité professionnelle pour alléger la facture. Les mères sont nettement plus concernées : 34%, contre 20% des pères. La proportion atteint également 34% chez les parents au faible niveau de vie, contre 20% pour un niveau moyen et 18% pour un niveau élevé.

Réduire son temps de travail n’est pas le seul levier. Près d’un parent sur deux (48%) a aménagé sa vie professionnelle pour être davantage disponible pour ses enfants, en changeant d’horaires, de poste ou d’entreprise. D’autres sollicitent leur entourage : 29% ont organisé la garde avec leurs proches. Au total, 77% des parents ont adopté au moins une de ces stratégies.

Dans le même temps, les attentes envers les pouvoirs publics restent fortes : 56% jugent trop chers les tarifs des crèches, des cantines et des centres de loisirs, et 78% estiment que les impôts et les aides publiques ne prennent pas suffisamment en compte la charge financière liée aux enfants.

La contrainte financière pèse aussi sur les projets de naissance. Selon l’étude de l’Unaf, 67% des parents déclarent ne pas disposer des moyens financiers nécessaires pour avoir un enfant de plus. La proportion atteint 73% chez les femmes et 78% dans les familles monoparentales.

Lire aussi : Un congé supplémentaire de naissance pour les nouveaux pères et mères

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