Un congé supplémentaire de naissance pour les nouveaux pères et mères

Par Jean-Philippe Dubosc
Temps de lecture : 3 minutes
De jeunes parents tiennent leur nouveau-né dans les bras

À partir du 1er juillet, chaque jeune parent en activité aura droit à un congé d’un ou de deux mois, en plus du congé de maternité et du congé de paternité.

Les jeunes parents vont pouvoir davantage profiter de leur nouveau-né.  À compter du 1er juillet 2026, ils vont bénéficier d’un congé supplémentaire de naissance d’un ou de deux mois. Plusieurs décrets, publiés au Journal officiel daté du 31 mai 2026, ont détaillé les modalités de ce congé instauré par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026.

Le congé supplémentaire de naissance indemnisé s’adresse aux mères comme aux pères, à condition qu’ils soient en activité (il n’est pas accessible aux parents au foyer). Facultatif, il s’ajoute au congé de maternité (16 semaines), au congé de paternité (28 jours) ou au congé d’adoption (16 semaines). Le père et/ou la mère peut choisir de prendre un congé d’un ou de deux mois, en une seule fois ou fractionné en deux périodes d’un mois.

70% ou 60% de la rémunération pour les salariés et fonctionnaires

Les parents peuvent prendre leur congé supplémentaire de naissance simultanément ou séparément. Il doit être pris dans les neuf mois suivant l’arrivée de l’enfant et après le congé de maternité, de paternité ou d’adoption. Pour les parents d’enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 (ou nés avant le 1er janvier mais dont la naissance était prévue à partir de cette date), ce délai de neuf mois est décompté, non pas à compter de la naissance de l’enfant ou de son arrivée au foyer (pour les adoptions), mais du 1er juillet 2026.

Le congé supplémentaire de naissance donne droit à une indemnisation versée par l’Assurance maladie. Pour les salariés du privé, les fonctionnaires et les contractuels de la fonction publique, elle correspond à 70% du salaire ou du traitement indiciel pour le premier mois et à 60% pour le second mois, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS) en vigueur. Avec un PMSS fixé à 4 005 euros en 2026, elle ne peut excéder, cette année, 2 803,50 euros le premier mois et 2 403 euros le second mois.

46 euros par jour ou 39,50 euros par jour pour les indépendants

Les travailleurs non-salariés (artisans, commerçants, chefs d’entreprise non-salariés, agriculteurs et professionnels libéraux) perçoivent, eux, une indemnité forfaitaire. Elle équivaut à 70% (pour le premier mois) ou à 60% (pour le second) de l’indemnité journalière (IJ) versée aux indépendants au titre du congé de maternité, du congé de paternité ou du congé d’adoption. Cette IJ représente 1/730 du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), soit 65,84 euros par jour en 2026. Les travailleurs non-salariés (TNS) vont ainsi toucher cette année, dans le cadre du congé supplémentaire de naissance, 46 euros par jour le premier mois et 39,50 euros par jour le second.

Cette indemnité ne peut se cumuler aux IJ versées dans le cadre d’un arrêt de travail à la suite d’un accident ou d’une maladie, ainsi qu’aux allocations chômage. Elle ne peut pas non plus s’ajouter à la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) servie aux parents qui cessent ou réduisent leur activité pour s’occuper de leur enfant de moins de trois ans. Il n’est pas non plus possible de cumuler le congé supplémentaire de naissance avec le complément de libre choix du mode de garde (CMG) destiné à financer une partie des dépenses liées à la garde d’un enfant de moins de six ans.

Demande au moins un mois avant

Les salariés et fonctionnaires doivent prévenir leur employeur qu’ils prennent leur congé supplémentaire de naissance au moins un mois avant. Ce délai est ramené à 15 jours à l’issue d’un congé de maternité, de paternité ou d’adoption.

Le salarié ou agent public doit indiquer par écrit s’il compte prendre un ou deux mois, à la suite ou de manière fractionnée. La demande doit être remise en main propre (contre récépissé) ou envoyée en lettre recommandée avec accusé de réception (AR).

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Jean-Philippe Dubosc

Jean-Philippe Dubosc

Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite

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