Les taux de crédit immobilier restent globalement stables en ce début d’août 2026, alors que les banques poursuivent leurs efforts pour attirer de nouveaux emprunteurs. Les ménages qui préparent un achat conservent ainsi un réel pouvoir de négociation pour financer leur projet.
Crédit immobilier : les banques maintiennent leurs taux en août

Les établissements bancaires reconduisent leurs barèmes en ce début d’août. Les derniers baromètres publiés fin juillet par les principaux courtiers montrent que les banques poursuivent leurs efforts commerciaux pour capter de nouveaux emprunteurs.
Une stabilité portée par la concurrence entre banques
Les trois grands baromètres publiés fin juillet convergent autour de 3,40% sur 20 ans en moyenne (hors assurance), avec des barèmes reconduits pour le deuxième mois consécutif chez Empruntis. Selon Pretto, cette stabilité traduit la volonté des banques de rester compétitives. Vousfinancer souligne qu’elles n’ont pas répercuté les tensions obligataires (voir plus bas, NDLR), pour ne pas casser la dynamique de la demande.
Actuellement, emprunter 250 000 euros sur 20 ans à 3,44% revient à 1 442 euros d’échéance par mois hors assurance, pour un coût total du crédit de 96 080 euros, selon le simulateur de Pretto.
Jusqu’à 0,60 point d’écart selon le dossier et la région
Les meilleurs profils empruntent autour de 3% sur 20 ans, contre 3,60% pour les ménages déclarant moins de 40 000 euros de revenus nets annuels, selon Pretto. D’une région à l’autre, un bon dossier décroche 3,10% sur 25 ans en Île-de-France, contre 3,60% en Corse et en Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca). Meilleurtaux signale toutefois que le retrait d’offres promotionnelles pour les primo-accédants renchérit de 5 à 10 points de base les prêts réellement émis.
Les candidats à l’accession peuvent encore faire jouer la concurrence. Les meilleurs profils continuent d’obtenir des conditions plus avantageuses que les taux moyens affichés, les établissements restant disposés à consentir des décotes pour attirer les emprunteurs les plus solides.
Les primo-accédants bénéficient également d’offres ciblées. Selon Vousfinancer, un grand établissement vient ainsi de lancer un prêt à 1,99%, réservé à cette clientèle sur une partie du financement et cumulable, sous conditions, avec le prêt à taux zéro.
Ce qui peut faire bouger les taux à la rentrée
Pour fixer leurs barèmes, les banques suivent surtout l’OAT à 10 ans (le taux de référence de la dette française, NDLR). Il est monté de 3,65% à 3,95% au fil du mois de juillet, selon l’Agence France Trésor, franchissant même à plusieurs reprises la barre symbolique des 4%.
La Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux directeurs en juin, une première depuis 2023, puis s’est abstenue en juillet,. Les banques n’ont répercuté ni l’un ni l’autre, préférant continuer à attirer des clients.
Si les coûts de financement de l’État restent élevés, les établissements bancaires pourraient être conduits à remonter leurs taux à l’automne. D’où le conseil des courtiers : mieux vaut boucler son projet en septembre plutôt qu’attendre une fin d’année plus incertaine.
Journaliste spécialisé immobilier












