Crédit immobilier : près de deux Français sur trois se croient à tort liés à leur banque

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Selon une enquête, seuls 17% des Français savent qu’un crédit immobilier ne les oblige pas à conserver leur compte principal dans la banque prêteuse. Cette contrainte a pourtant été supprimée en 2019.

Souscrire un prêt immobilier n’oblige pas, en principe, à rester dans la banque qui l’a accordé. Près de deux Français sur trois l’ignorent, selon une enquête de Bricks.co, plateforme française de financement participatif immobilier (crowdfunding), menée du 28 août au 4 septembre 2026 auprès d’un échantillon représentatif de la population française composé de 4 663 personnes. À peine un sondé sur cinq (17%) sait qu’il est libre de partir.

L’idée reçue traverse toutes les générations, mais s’accentue avec l’âge. D’après l’étude, 60% des 18-29 ans (génération Z) pensent devoir rester dans la banque prêteuse, contre 66% des 30-45 ans (génération Y), 67% des 46-61 ans (génération X) et 68% des 62 ans et plus (baby-boomers). Chez ces derniers, 41% sont même convaincus que cette fidélité est obligatoire, contre 27% des 18-29 ans.

Or la loi du 22 mai 2019 relative à la croissance et à la transformation des entreprises, plus connue sous l’appellation de « loi Pacte », a supprimé la possibilité, pour une banque, de conditionner un prêt immobilier au versement du salaire sur un compte ouvert chez elle. Bricks.co, qui prépare son entrée sur le marché du crédit immobilier, rappelle une seule exception : les offres signées entre janvier 2018 et mai 2019, assorties d’une clause de domiciliation pendant dix ans, qui peuvent courir jusqu’en 2029 au plus tard.

Pour tous les autres emprunteurs, changer d’établissement n’entraîne pas la remise en cause du prêt. Le contrat suit son cours, et les mensualités continuent d’être versées à la banque prêteuse, y compris depuis un compte ouvert dans un autre établissement. Gratuit, le mandat de mobilité bancaire permet de transférer les prélèvements et virements récurrents vers la nouvelle banque.

La domiciliation demeure toutefois un argument de négociation : rien n’interdit à une banque de la proposer en échange d’un taux d’emprunt plus bas ou de frais réduits, à condition que la contrepartie figure dans l’offre de prêt.

LF/OBT

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