Au premier semestre 2026, les entreprises ont versé 6,7 milliards d’euros de primes d’intéressement, selon l’Association française de la gestion financière. De quoi doper les versements d’épargne salariale.
Pour la première fois, les sommes détenues par les salariés sur leurs plans d’épargne salariale et d’épargne retraite collective (PEE, Perco et PER collectif) ont dépassé 250 milliards d’euros. Elles se sont élevées précisément 250,8 milliards à fin juin 2026, en hausse de 13,6% sur un an, selon l’enquête semestrielle publiée jeudi 15 octobre par l’Association française de la gestion financière (AFG), qui représente les sociétés de gestion implantées en France. « Une progression tirée par des flux nets et un effet de marché positifs », précise l’association.
Au premier semestre, 17,2 milliards d’euros ont été versés sur ces plans, toutes sources confondues, soit 5,6% de plus qu’un an auparavant.
L’intéressement arrive en tête avec 6,7 milliards d’euros, en hausse de 10,4% par rapport au premier semestre 2025. Il devance la participation (5,2 milliards, + 0,5%), l’abondement des employeurs (3 milliards, + 6,3%) et les versements volontaires des salariés (2,1 milliards, + 2,4%). La hausse de l’intéressement, d’environ 600 millions d’euros sur un an, représente ainsi près de 70% de l’augmentation totale des versements (+ 900 millions d’euros).
Le fonctionnement de l’intéressement se distingue de celui de la participation. Cette dernière est liée aux bénéfices. L’intéressement, lui, est une prime facultative qui peut dépendre d’objectifs financiers, opérationnels ou extrafinanciers, comme la performance environnementale.
Près de 4,8 millions de salariés ont effectué des versements sur leur épargne salariale ou retraite collective au premier semestre 2026, pour un montant moyen de 3 600 euros. Dans les entreprises équipées, environ trois salariés sur quatre détiennent des avoirs sur un dispositif d’épargne salariale ou de retraite collective, pour un montant moyen de 17 700 euros, note l’AFG.
LF/JPD





