La hausse des prix devrait rebondir en 2026

Par Olivier Brunet
Temps de lecture : 2 minutes
La hausse du pétrole va peser sur l'inflation.

Le conflit au Moyen-Orient a conduit la Banque de France à dégrader ses projections d’évolution des prix à la consommation à 1,7% pour cette année, contre 1,3% auparavant. Un scénario plus défavorable n’est pas exclu.

La relative accalmie sur les prix observée en France aura été de courte durée. Dans ses projections intermédiaires publiées le 25 mars 2026, la Banque de France a revu sensiblement à la hausse ses prévisions d’inflation pour cette année, en raison du conflit au Moyen-Orient déclenché fin février par la coalition américano-israélienne.

Pour 2026, dans son scénario de base, la Banque de France anticipe désormais une inflation, mesurée par l’IPCH (indice des prix à la consommation harmonisé), à 1,7%, soit 0,4 point de pourcentage de plus que ce qu’elle prévoyait en décembre 2025 (1,3%). En 2025, l’IPCH avait atteint un point bas à 0,9% en moyenne annuelle, contrastant avec le pic constaté en 2022 (+ 5,9%) dans le sillage du début de la guerre en Ukraine.

Ce bond s’explique principalement par la flambée des prix du pétrole et du gaz consécutive au blocage du détroit d’Ormuz, par où transite un baril de pétrole sur cinq produit dans le monde.

Pour 2027, la Banque de France anticipe une baisse de l’inflation à 1,4%, dans l’hypothèse d’une détente des prix de l’énergie, contre 1,3% auparavant.

Un scénario très défavorable à 3,3% d’inflation

En plus de ce scénario central, la Banque de France présente deux trajectoires alternatives, plus sombres. Dans le scénario « défavorable », qui se fonde sur une diminution de 40% des flux de pétrole et de gaz transitant par le détroit d’Ormuz au deuxième trimestre, l’inflation pourrait atteindre 2,5% en 2026. Dans le scénario « très défavorable », reposant sur une chute de 60% des flux d’hydrocarbures dans le détroit et des infrastructures durablement endommagées, elle grimperait jusqu’à 3,3%.

Ces niveaux restent cependant bien inférieurs à la flambée des prix de 2022-2023, grâce à une inflation de départ plus faible et à la reprise de la production de l’électricité, dont la France est désormais exportatrice nette.

Cette reprise de la hausse des prix va entamer le pouvoir d’achat des Français, qui devrait rester stable en 2026, selon la Banque de France. Initialement, il aurait dû augmenter.

Olivier Brunet

Olivier Brunet

Rédacteur en chef spécialisé placements et fiscalité

Lire aussi

Nos offres sélectionnées pour vous :