Près de quatre Français sur dix aident financièrement un proche

Par Jean-Philippe Dubosc
Temps de lecture : 2 minutes
Près de 4 Français sur 10 ont aidé ou été aidés financièrement par un proche ces cinq dernières

À trois jours de la Journée nationale de solidarité, une étude montre qu’un peu moins de 40% de nos compatriotes a donné de l’argent à un enfant ou à un petit-enfant, ou en a reçu de la part d’un parent ou d’un grand-parent au cours des cinq dernières années.

Le Lundi de Pentecôte tombe cette année le 25 mai. Depuis 2004, il correspond également à la Journée nationale de solidarité, destinée à financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou en situation de handicap.

C’est en prévision de ce jour particulier qu’a été dévoilée, le 21 mai 2026, la troisième édition de l’Observatoire des solidarités intergénérationnelle de l’Asac-Fapès, un rassemblement d’associations d’épargnants bénévoles. Elle a été menée par l’institut de sondages Ifop auprès d’un panel de 1 000 personnes majeures représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Une aide d’urgence avant tout

On y découvre notamment que près de quatre Français sur dix ont aidé ou ont été aidés financièrement par un proche au cours de cinq dernières années. Plus précisément, 37% des parents et grands-parents interrogés déclarent avoir versé de l’argent à au moins un de leurs descendants durant cette période. À l’inverse, 38% des enfants et petits-enfants sondés disent avoir reçu une somme de la part d’au moins un de leurs ascendants.

Si cette solidarité intergénérationnelle peut apporter un soutien financier au projet de vie d’un proche, comme le financement des études supérieures ou l’achat du logement, elle intervient le plus souvent en urgence. Plus du tiers des parents et grands-parents (35%) ont aidé leur enfant ou petit-enfant parce que ce dernier rencontrait des difficultés financières. Et 21% des enfants et petits-enfants ont apporté une aide financière à leur parent ou grand-parent parce qu’il était dans le besoin.

Des écarts importants

Ce coup de main financier s’élève, en moyenne, à 6 514 euros pour les aides reçues et à 9 748 euros pour les aides versées. Si ces montants semblent élevés, ils sont en réalité trompeurs. Plus de la moitié des aides reçues (56%) et des aides versées (54%) sont inférieures à 2 500 euros.

Les écarts sont donc importants. Ils s’expliquent par les différences de marges de manœuvre financières des aidants financiers. Ainsi, 25% des retraités aisés déclarent avoir versé au moins 20 000 euros à leurs descendants, tandis que 54% des ascendants modestes ont donné moins de 500 euros à leur enfant ou petit-enfant.

À lire également : Les familles monoparentales consacrent 37% de leur budget aux enfants

Jean-Philippe Dubosc

Jean-Philippe Dubosc

Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite

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