La déclaration des revenus professionnels d’un enfant de 18 ans et plus dépend s’il reste rattaché ou non au foyer fiscal de ses parents, souligne une note des services du premier ministre.
Impôts : faut-il déclarer les revenus de son enfant majeur ?

Stage, « petit boulot », contrat en alternance… de plus en plus de jeunes perçoivent des revenus professionnels. Dans ces conditions, leurs parents peuvent légitimement se poser la question s’ils doivent ou non intégrer ces revenus à leur déclaration d’impôts.
C’est pour cette raison que service-public.fr, le site Internet édité par la Direction d’information légale et administrative (DILA) placée sous l’autorité de Matignon, a publié, le 13 avril 2026, une note sur la déclaration des revenus des enfants majeurs.
Rattachement possible jusqu’aux 21 ou 25 ans de l’enfant
Première chose à savoir : les enfants sont rattachés fiscalement à leurs parents jusqu’à leur majorité. Chacun d’entre eux représente une demi-part fiscale ou une part fiscale entière (à partir du 3ème enfant). À compter de leurs 18 ans, ils doivent théoriquement remplir une déclaration de leurs revenus. Les parents perdent alors la demi-part ou la part fiscale.
Toutefois, les enfants majeurs peuvent continuer à être rattachés au foyer fiscal de leurs parents jusqu’à leurs 21 ans et même jusqu’à leurs 25 ans s’ils poursuivent des études supérieures. Il n’existe pas de limite d’âge si l’enfant souffre d’un handicap.
Les stages et apprentissages pas imposables
En cas de rattachement fiscal, les parents doivent déclarer les revenus de leurs enfants. À savoir : les indemnités de stage et les salaires des apprentis ne doivent pas être déclarés, car non imposables dans la limite du Smic annuel (21 622 euros pour la déclaration 2026 sur les revenus de 2025). Seule la fraction supérieure à cette somme doit être déclarée.
De la même manière, les « jobs d’étudiants » ne doivent pas être déclarés, dans la limite cette fois-ci de trois fois le Smic mensuel (5 405 euros pour la déclaration 2026). La fraction supérieure est là aussi à déclarer, car imposable.
Réduction d’impôt pour frais de scolarité
Les parents peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt au titre des frais de scolarité de leurs enfants à charge. Leur impôt sur leurs revenus perçus en 2025 sera réduit de 153 euros si leur enfant est lycéen ou de 183 euros s’il est étudiant. Pour profiter de cet avantage fiscal, les parents doivent cocher la case 7EC (lycée) ou la case 7EF (enseignement supérieur) de leur déclaration de revenus.
Différents abattements
Si l’enfant majeur rattaché au foyer fiscal de ses parents est marié, pacsé ou lui-même parent, ses parents bénéficient d’un abattement fiscal de 6 855 euros. Cette franchise d’impôt s’applique par personne rattachée, c’est-à-dire l’enfant, son conjoint ou partenaire de Pacs, et éventuellement son ou ses enfants.
Si l’enfant n’est plus rattaché fiscalement à ses parents, ces derniers peuvent lui verser une pension alimentaire qu’ils peuvent déduire de leurs revenus à déclarer au fisc. La déduction fiscale est plafonnée à 4 039 euros si l’enfant continue à vivre chez eux (8 079 euros s’il est marié ou pacsé) ou à 6 855 euros s’il réside ailleurs (13 710 euros s’il est marié ou pacsé). L’enfant doit, bien sûr, déclarer la pension alimentaire versée par ses parents.
Pour en savoir plus : Impôts, les nouveautés de la déclaration des revenus 2025 en 2026
Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite











