Inflation 2026 en France : la Banque de France relève ses prévisions à 2,5%

Par Olivier Brunet
Temps de lecture : 2 minutes
L'inflation sera plus forte qu'initialement prévu en 2026

Face à la flambée du prix du pétrole et ses effets induits, la Banque de France a rehaussé ses projections d’évolution des prix à la consommation de 0,8 point de pourcentage.

Les prix à la consommation devraient grimper de 2,5% en 2026. Telle est la nouvelle prévision d’inflation dans l’Hexagone établie par la Banque de France dans ses projections macroéconomiques publiées le 16 juin. Elle correspond à une correction à la hausse de 0,8 point de pourcentage, par rapport à précédente prévision établie en mars (+ 1,7%). Une révision due à la flambée des prix des hydrocarbures provoquée par le conflit au Moyen-Orient déclenché le 28 février dernier.

Hypothèses entachées d’incertitudes

L’institution monétaire précise que cette prévision est celle de son scénario de base, calqué sur les hypothèses de la Banque centrale européenne (BCE), laquelle repose sur une hausse « provisoire » des prix du pétrole et du gaz. Elles ne tiennent pas compte de la signature électronique, le 15 juin, d’un protocole d’accord entre les États‑Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre.

L’accélération de la hausse des prix s’explique par le renchérissement de l’énergie et sa diffusion à d’autres secteurs. Elle correspond à l’un des scénarios défavorables échafaudés en mars, qui se fondait sur une chute du transit d’hydrocarbures par le détroit d’Ormuz au deuxième trimestre, qui s’est matérialisée. Dans ces conditions, le pouvoir d’achat des ménages devrait reculer « temporairement » cette année, avant de rebondir en 2027.

Selon son nouveau scénario de référence, basé sur l’hypothèse d’une réouverture prochaine du détroit et une « cessation complète des hostilités cet été », la surchauffe des prix devrait s’avérer transitoire, avec un reflux de l’inflation à 1,7% en 2027 comme en 2028.

Des scénarios alternatifs très contrastés selon l’issue du conflit

Consciente de l’issue incertaine du conflit entre l’Iran et les États-Unis, la Banque de France propose trois autres trajectoires alternatives. Un scénario plus favorable repose sur une baisse plus rapide et plus prononcée des prix des hydrocarbures, ce qui permettrait de ramener l’inflation à 2,3% cette année et à 1,5% en 2027.

À l’inverse, deux scénarios plus défavorables, fondés sur une poursuite des hostilités entraînant une aggravation de la crise énergétique, provoqueraient le maintien d’une inflation plus élevée (+2,7% en 2026 dans le scénario défavorable et +4% dans le scénario très défavorable), pénalisant davantage l’économie française.

En parallèle de cette poussée des prix, la Banque de France a réduit sa prévision de croissance du PIB pour 2026 de 0,9% à 0,5% dans son scénario de base, tandis que le taux de chômage devrait légèrement remonter à 8,1%, contre 8% initialement et 7,7% en 2025.

Olivier Brunet

Olivier Brunet

Rédacteur en chef spécialisé placements et fiscalité

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