Seulement un peu plus de deux salariés sur dix prévoient de demander à leur employeur d’être augmentés en septembre. Parmi les personnes interrogées, 17% envisagent même de ne jamais aborder le sujet.
À peine 21% des Français comptent réclamer une augmentation à la rentrée

Les vacances sont souvent l’occasion de faire le point sur ses revenus. C’est particulièrement le cas à la fin du congé estival où les dépenses de scolarité des enfants et la taxe foncière se profilent. Pour autant, les Français ne sont pas si nombreux à demander une augmentation salariale à leur retour au travail.
Selon un sondage diffusé le 17 août 2026 et réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 4 128 actifs pour le compte du cabinet de conseil en rémunération How Much, 21% des personnes interrogées envisagent de réclamer une hausse de leur salaire à la rentrée. Parmi ces dernières, 7% prévoient de le faire dans les premières semaines de septembre, et 14% dans le courant du mois.
Moins de deux sur dix savent combien demander
Quelque 12% des sondés pensent passer à l’action en octobre ou en novembre. Près de deux sur dix (19%) préfèrent patienter jusqu’à leur entretien annuel d’évaluation. Presqu’un répondant sur dix (9%) attend que son employeur aborde la question. Et quasiment deux salariés sur dix (17%) ne comptent jamais évoquer le sujet.
Il faut dire que seulement 19% des déclarants savent précisément la somme qu’ils vont réclamer. Parmi eux, 11% prévoient d’exprimer un montant en euros, tandis que 8% vont utiliser un pourcentage.
Ils sont 16% à opter pour une fourchette approximative. Toujours parmi les sondés, 13% n’ont pas fixé un chiffre en particulier et 18% vont demander une augmentation, mais sans avancer de montant.
Une négociation basée sur les résultats personnels et l’inflation
Sachant qu’il était possible de donner plusieurs réponses, 67% des personnes interrogées prévoient de négocier en s’appuyant sur leurs résultats et réalisations, 43% sur les offres d’emploi qu’elles ont consultées, 41% sur l’inflation, 39% sur leurs charges (loyer, crédit, enfants…), 30% sur la grille de salaires de l’entreprise ou de la convention collective, 24% sur la rémunération d’un collègue au même poste.
Les répondants sont 28% à prévoir de réclamer en fonction de ce que leur entreprise « peut se permettre », et 17% selon leur « feeling ». À noter : le tiers des déclarants (33%) comptent utiliser Internet ou l’intelligence artificielle (IA) pour déterminer le montant à demander.
Plus de 80% ont renoncé par le passé
Reste que plus de huit salariés sur dix (82%) ont renoncé, par le passé, à une augmentation, sans même la réclamer. Les raisons de cette reculade sont multiples (plusieurs réponses également possibles) : 39% parce qu’ils pensaient qu’elle allait être refusée, 37% parce qu’ils ne savaient pas quel montant demander, 35% par peur d’être mal vu par leur manager, 29% parce que la situation économique de l’entreprise ne s’y prêtait pas, et 27% parce qu’ils ne sentaient pas légitime. Enfin, 18% des sondés ont renoncé parce qu’ils ne savaient pas quand agir, et 6% parce qu’ils ignoraient à qui s’adresser.
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Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite












