Abattement de 10% sur les retraites : la réforme rejetée par les députés en commission

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Premier revers pour le budget 2027 : les députés ont rejeté en commission, le 7 octobre, le rabot de l’abattement de 10% sur les retraites. Un vote négatif sans incidence sur le sort de la mesure.

Les retraités imposables peuvent souffler… mais pour combien de temps ? Mercredi 7 octobre 2026, les députés de la commission des finances ont adopté plusieurs amendements supprimant la réforme de l’abattement fiscal de 10% sur les pensions, l’une des mesures du gouvernement pour redresser les comptes publics. L’article 3 du projet de loi de finances (PLF) pour 2027 prévoit de ramener son plafond de 4 439 à 3 000 euros.

Cette réforme a suscité une levée de boucliers. Philippe Brun (PS) l’a jugée « antisociale », tandis qu’Éric Coquerel (LFI), président de la commission, a mis en garde contre un coup porté à la consommation, les retraités restant l’une des rares catégories dont le pouvoir d’achat progresse encore légèrement. De son côté, Nicolas Rey (Droite républicaine) y a vu une hausse d’impôt pour 4,6 millions de foyers. À rebours, Guillaume Kasbarian (EPR) a dénoncé un « électoralisme primaire », reprochant aux députés de demander des efforts à tous, sauf aux retraités, au détriment des actifs et des jeunes.

Rien ne change à ce stade. L’abattement reste égal à 10% des pensions déclarées, dans la limite de 4 439 euros pour l’ensemble du foyer fiscal. Pour entrer en vigueur en 2027 au titre des revenus 2026, la disposition dit figurer dans une loi de finances publiée au plus tard le 31 décembre 2026 au Journal officiel.

Le rabot toucherait les foyers déclarant plus de 30 000 euros de pensions par an, dont le revenu imposable aurait mécaniquement augmenté. Pour l’État, renoncer à la mesure représente un coût de 1,4 milliard d’euros, a rappelé le rapporteur général du budget, Philippe Juvin (LR).

Dès le 13 octobre, les députés repartiront du texte initial du gouvernement pour examiner la mesure en séance publique. De nouveaux amendements de suppression devront être adoptés pour la faire tomber, avant le vote solennel prévu le 20 octobre.

LF / OBT

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