Sous l’effet conjugué de la reprise du conflit au Moyen-Orient et des difficultés d’approvisionnement en Russie, les prix de l’essence et du diesel repassent la barre symbolique des 2 euros le litre. Une mauvaise nouvelle à la veille des grands départs en vacances.
Carburants : les prix à la pompe dépassent les 2 euros

Le reflux aura été de courte durée. Le 20 juillet 2026, les prix des carburants en France ont franchi, de nouveau, le seuil des 2 euros le litre. Et le mouvement haussier ne semble pas se tarir.
Selon Roole Data, la plateforme de données du club automobile Roole, le sans-plomb 95 (E10) se vendait, en moyenne, 2,010 euros le litre ce 21 juillet à 8 heures. Toujours ce matin, le sans-plomb 98 (E5) s’écoulait à 2,098 euros le litre. Le gasoil tutoyait même 2,116 euros le litre.
Une crise aux causes multiples
Cette nouvelle flambée des prix à la pompe résulte de la reprise du conflit au Moyen-Orient. À la suite du décès de trois soldats américains, les États-Unis ont repris les frappes aériennes en Iran. La République islamique a, en représailles, fermé à nouveau le détroit d’Ormuz par lequel transite un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) vendus dans le monde.
Cette reprise des hostilités dans le Golfe persique intervient alors que la Russie, l’un des plus importants producteurs de pétrole, connait actuellement des difficultés d’approvisionnement. Des drones ukrainiens ont endommagé des raffineries dans le pays. Ce qui provoque d’importantes pénuries de carburants en Russie. Au point que Moscou a annoncé, le 8 juillet dernier, l’interdiction de ses exportations de gazole.
L’offre mondiale de diesel s’est ainsi réduite d’environ 10%. De quoi là aussi tirer les prix des carburants vers le haut. Résultat : le cours de Brent de la mer du Nord, la référence mondiale, a dépassé hier les 90 dollars le baril. D’où les prix des carburants au-delà de 2 euros le litre en France.
Lever le pied pour économiser
Cette explosion des tarifs a lieu alors que se profilent les grands départs en vacances du mois d’août. De quoi faire un peu plus mal au portefeuille des vacanciers, déjà malmené par le regain de l’inflation. Il existe, toutefois, une solution pour réduire la douloureuse : lever le pied.
D’après l’Agence de la transition écologique (Ademe), rouler à 110 km/h au lieu de 130 km/h réduit la consommation de carburant d’environ 17% à 23%. Le simulateur Bip&Go a calculé que, sur un trajet de 500 km en berline essence, passer de 130 km/h à 120 km/h permettait d’économiser 7 euros à la pompe. Soit l’équivalent de trois glaces dégustées sur la plage.
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Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite












