Crédit immobilier : les taux à 4% se rapprochent après la décision de la BCE

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La Banque centrale européenne a relevé ce jeudi ses taux directeurs d’un quart de point. De quoi raboter encore un peu plus la capacité financière des emprunteurs.

Deuxième tour de vis en trois mois. La Banque centrale européenne (BCE) a relevé son taux de dépôt d’un quart de point, à 2,5%, au terme d’une réunion tenue à Berlin le 10 septembre 2026. C’est son plus haut niveau depuis mars 2025. L’institution cherche à contenir l’inflation, remontée à 3,3% en août dans la zone euro sous l’effet de la flambée des prix de l’énergie, et n’exclut pas un troisième relèvement en décembre si les tensions persistent.

La décision de l’institution monétaire n’agit pas mécaniquement sur les taux immobiliers. Elle alourdit le coût auquel les banques se refinancent, à charge pour elles de le transmettre ou non à leurs clients. Le mouvement était largement anticipé, et la plupart avaient déjà relevé leurs grilles de 0,10 à 0,20 point début septembre. Les taux moyens constatés par les courtiers vont de 3,23% sur 15 ans à 3,61% sur 25 ans, hors assurance.

Surtout, l’OAT 10 ans – indicateur de référence du coût du crédit immobilier – est proche des 4,20% actuellement, soit environ 60 points de base de plus qu’en janvier. Si ce niveau se maintient à ce niveau, et plus encore en cas de nouveau tour de vis en décembre, les barèmes pourraient, d’après certains courtiers en crédit, gagner 0,30 à 0,50 point d’ici la fin de l’année, portant la moyenne sur 20 ans entre 3,7% et 4%.

Selon SeLoger, pour 250 000 euros empruntés sur 20 ans, passer de 3,65% à 4% alourdit la mensualité d’une cinquantaine d’euros, à 1 515 euros hors assurance. Le portail d’annonces immobilières écarte toutefois la répétition du choc de 2023 : les prix ont depuis reculé jusqu’à 10% dans plusieurs grandes villes et les banques, en quête de clients, gardent le robinet du crédit ouvert. « L’impact de cette hausse sera plus progressif et mieux absorbable », estime son directeur général Baptiste Capron, qui rappelle que la maîtrise de son pouvoir d’achat immobilier peut aussi passer par une négociation du prix du bien.

LF/OB

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