À compter de ce 1er avril, les 150 premiers euros d’une formation financée par le compte personnel de formation doivent être pris en charge par le titulaire du compte.
Formation : la participation forfaitaire du CPF portée à 150 euros

Les titulaires d’un compte personnel de formation (CPF) doivent débourser davantage de leur poche pour financer une formation. Depuis le 1er avril 2026, la participation forfaitaire obligatoire est passée de 103,20 euros à 150 euros.
En d’autres termes, les 150 premiers euros d’une formation financée par le CPF doivent désormais être pris en charge par le titulaire du compte. Cette hausse s’applique uniquement sur les formations souscrites à partir du 1er avril 2026.
Un reste à charge indexé sur l’inflation
Depuis le 2 mai 2024, une participation forfaitaire a été mise en place sur les CPF pour en réduire le coût pour l’État, ainsi que les abus. D’un montant de 100 euros à l’origine, ce reste à charge est indexé, chaque année, sur l’inflation. Il a ainsi été porté à 102,23 euros le 1er janvier 2025, puis à 103,20 euros le 5 janvier 2026.
De nouvelles règles restrictives pour le permis
L’augmentation de la participation forfaitaire à 150 euros s’ajoute aux nouvelles règles d’utilisation du CPF instaurées par la loi de finances (LF) pour 2026. Les salariés et fonctionnaires ne peuvent dorénavant plus utiliser leur CPF pour financer leur formation au permis auto ou moto. Les formations préparant aux permis pour conduire des poids lourds, des bus ou des cars peuvent, elles, encore être financées par le CPF.
Toutefois, les demandeurs d’emploi et les salariés qui bénéficient d’un financement d’un tiers (Opco, Région…) pour préparer le permis auto ou moto peuvent continuer à utiliser leur CPF pour financer leur formation. Le financement ne peut, cependant, excéder 900 euros.
Un plafonnement du financement du bilan de compétences
Autre restriction mise en place par la LF 2026 : le financement d’un bilan de compétences par le CPF est désormais plafonné à 1 600 euros. En outre, le stagiaire ne doit pas avoir bénéficié d’un financement de bilan de compétences (par France Travail, l’État, une Région, un Opco…) au cours des cinq années précédant sa demande.
Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite











