Fraude bancaire : un guide pour éviter les arnaques et savoir comment se faire rembourser

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Faux conseiller, deepfake, fraude au RIB : la Fédération bancaire française a mis en ligne un guide gratuit pour aider les clients à déjouer les pièges et à faire valoir leurs droits.

Votre banque vous appelle pour bloquer un virement suspect ? C’est peut-être une arnaque. Faux conseillers, SMS piégés, voix imitées par l’intelligence artificielle (IA) : les escrocs redoublent d’ingéniosité pour vider les comptes. Pour les contrer, la Fédération bancaire française (FBF) publie sur Les clés de la banque un guide gratuit d’une quarantaine de pages (accessible en version PDF), intitulé « Fraudes aux opérations bancaires : comprendre, éviter, réagir ».

L’enjeu est de taille : la fraude par manipulation a atteint 516 millions d’euros en 2025. Le guide décrypte une quinzaine d’arnaques (faux numéro d’opposition, fraude au relevé d’identité bancaire, détournement de votre numéro de téléphone…) et les signaux qui doivent vous alerter.

Le document insiste sur un point : une validation sert toujours à autoriser une opération, jamais à l’annuler. En cas de doute ou d’erreur, il faut contacter sans attendre sa banque à ses coordonnées habituelles et garder une trace de chaque échange.

Les faits peuvent aussi être signalés en ligne. Si votre carte a été utilisée à votre insu alors que vous l’avez toujours, rendez-vous sur Perceval, la plateforme du ministère de l’Intérieur. Un SMS ou un appel suspect se signale au 33700. Pour certaines escroqueries sur Internet, une plainte peut être déposée en ligne sur la plateforme Thésée (pour « Traitement harmonisé des enquêtes et signalements pour les e-escroqueries »).

Côté remboursement, en cas d’opération non autorisée, la banque doit en principe rembourser au plus tard à J +1, sauf exceptions, avec une reprise possible sous 30 jours. Une authentification forte ne ferme pas pour autant la porte au remboursement, et la plainte n’est pas obligatoire pour le demander.

Le délai de contestation peut aller jusqu’à 13 mois dans certains cas, mais chaque jour de retard joue contre vous. En cas de refus, une réclamation puis la saisine du médiateur restent possibles.

LF/JPD

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