Sur longue période, une étude de l’Observatoire de l’épargne européenne (OEE) confirme que les placements en actions contribuent à booster la performance de l’épargne des ménages.
Au quatrième trimestre 2025, les placements des Français ont rapporté 3,44% en moyenne par rapport au quatrième trimestre 2024, selon l’indice de performance de l’épargne financière des ménages, calculé par l’Observatoire de l’Épargne Européenne (OEE, association sans but lucratif). Celle-ci ressort en hausse par rapport au trimestre précédent (+ 3,17%) grâce « à la reprise constatée sur les marchés d’actions » sur la période.
En termes réels (après prise en compte de l’inflation), la performance s’apprécie pour atteindre 2,78%, contre 2,1% au cours du trimestre précédent, grâce au ralentissement de la hausse du coût de la vie. Net d’inflation, l’indice affiche une performance positive pour le huitième trimestre consécutif.
Performance annuelle de 2,34% sur 13 ans
Selon l’indice de performance de l’OEE, le portefeuille des épargnants affiche une performance annuelle de 3,5% sur l’ensemble de l’année 2025. Depuis le 31 décembre 2012, le portefeuille des épargnants français affiche une performance annualisée de 2,34% à fin 2025, à comparer à une inflation moyenne d’environ 2%.
Sur ces 13 ans, l’OEE souligne qu’avec un gain annuel moyen de 5,4%, les produits de fonds propres ont contribué à près de la moitié de la performance globale de l’indice (46%), alors que leur poids dans l’indice n’est que de 20% en moyenne. Les produits de fonds propres englobent les actions cotées détenues directement et indirectement, les supports en unités de compte (non garantis) détenus en assurance vie et en épargne retraite, ainsi que les fonds actions, mixtes, immobiliers, de capital-investissement (non coté) et fonds à formule.
Sur la même période, la performance annuelle moyenne des produits de taux s’élève à 1,58%. Ceux-ci incluent les fonds en euros des contrats d’assurance vie et d’épargne retraite (PER et anciennes générations de contrats de type Perp et Madelin), les fonds monétaires, les obligations détenues directement et indirectement, ainsi que les dépôts bancaires, qu’ils soient rémunérés (livrets) ou non (dépôts à vue, cash). Or ces supports à risque nul, faible ou modéré ont un poids prépondérant dans la composition du patrimoine financier des ménages.
À propos de l'auteur
Olivier Brunet est cofondateur de ToutSurMesFinances.com et rédacteur en chef spécialisé en placements et fiscalité des particuliers. Présent au sein du média depuis sa création, il en est l’un des piliers éditoriaux. Il analyse les stratégies d’investissement, suit les évolutions fiscales et les problématiques patrimoniales avec une vision long terme, forgée par des années de pratique et de suivi des marchés.












