Les revenus des Français baissent finalement peu à la retraite

Par Jean-Philippe Dubosc
Temps de lecture : 2 minutes
Deux retraités regardent leurs comptes

Contrairement aux idées reçues, le passage à la retraite se traduit par une diminution modérée du niveau de vie, pointe une étude récente de la Drees.

Contrairement aux craintes fréquentes, le passage à la retraite entraîne une baisse modérée du niveau de vie en France. Une étude de la Drees publiée le 26 mars 2026 révèle que le taux de remplacement médian atteint 75 %, soit une perte de revenus limitée à 25 % pour la moitié des nouveaux retraités.

  • En cumulant emploi et retraite, le taux de remplacement médian grimpe à 80 %, et atteint 86 % en incluant les revenus financiers et ceux du conjoint.
  • Après prise en compte des prestations sociales et de la fiscalité allégée, le taux de remplacement médian tutoie 91 %, soit une baisse de niveau de vie très modérée.
  • Plus d’un tiers (35 %) des néo-retraités voient leur niveau de vie augmenter à la retraite, notamment les anciens demandeurs d’emploi et personnes invalides.
  • Seuls 8,3 % des nouveaux retraités vivent sous le seuil de pauvreté, contre 12,4 % l’année précédant leur départ, soit une baisse de 4,1 points.

La majorité des Français craignent une chute brutale de leurs revenus à la retraite. Qu’ils se rassurent : la réalité est nettement moins sombre, comme le montre une enquête de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) – un organisme qui dépend des ministères de l’Économie, de la Santé et des Solidarités – rendue publique le 26 mars 2026.

La valeur médiane du taux de remplacement (le ratio entre la retraite reçue et le dernier salaire perçu) se situe à 75% en France. Dit autrement, la moitié des Français connaissent une baisse inférieure de leurs revenus de 25% à la retraite, et l’autre moitié une baisse supérieure à 25%. Pour 50% des nouveaux retraités, la perte de pouvoir d’achat est comprise entre 6% et 38%.

Moins d’impôts à payer

Le taux médian de remplacement atteint 80% lorsque le retraité reprend une activité professionnelle, via le dispositif de cumul emploi-retraite. Il grimpe même à 86% si les revenus financiers du retraité et les revenus de son éventuel conjoint sont pris en compte.

Mieux : en intégrant les prestations sociales et les impôts (généralement moins élevés qu’en période d’activité), le taux médian de remplacement tutoie les 91%. « Cette valeur assez proche de 100% signifie que, parmi les personnes qui étaient encore en emploi juste avant leur départ à la retraite, la baisse du niveau de vie après le départ reste généralement d’ampleur modérée », résume la Drees.

Moins de pauvreté

Plus d’un tiers (35 %) des néo-retraités voient même leur niveau de vie augmenter à la retraite. C’est le cas pour les demandeurs d’emploi et les personnes invalides. Autre donnée à rebours des idées reçues : 8,3% des nouveaux retraités sont sous le seuil de pauvreté, soit 4,1 points de pourcentage de moins qu’au cours de l’année précédant leur départ à la retraite (12,4%).

Avis de la rédaction

 

 

Jean-Philippe Dubosc

Jean-Philippe Dubosc

Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite

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