Location meublée : des loyers 10% plus chers en moyenne, plus de 1 000 euros de surcoût par an à Paris

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Les logements meublés représentent 46 % des annonces de location en 2025, contre 34 % en 2022. Un essor qui pourrait renchérir les loyers, selon l’Anil.

La location meublée gagne du terrain. Selon une étude de l’Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil), publiée mercredi 28 octobre, le nombre de logements meublés a plus que doublé entre 2006 et 2022. Il dépassait alors un million, soit près de 14% du parc locatif privé. Ces logements sont bien plus présents dans les annonces que dans le parc, notamment parce que leurs locataires déménagent plus souvent.

À surface et nombre de pièces comparables, un logement meublé se loue en moyenne 10% plus cher qu’un logement vide, constate l’Anil. L’écart dépasse 15% dans plusieurs grandes villes. À Paris, il représente plus de 1 000 euros par an pour un studio.

Les étudiants sont surreprésentés parmi les utilisateurs de meublés : ils représentent 23% des locataires de ce type de logement, contre 4% dans la location vide.

Pour les bailleurs, la fiscalité reste avantageuse, souligne l’Anil. Avec le régime simplifié des loueurs en meublé, dit micro-BIC, un abattement de 50% s’applique aux recettes locatives : seule la moitié est donc retenue pour le calcul de l’impôt. Il faut, pour cela, que ces recettes ne dépassent pas 83 600 euros par an, sauf pour les meublés de tourisme non classés (seuil de 15 000 euros et abattement de 30%).

En location vide, le régime équivalent, appelé micro-foncier, applique un abattement de 30%, pour des revenus locatifs ne dépassant pas 15 000 euros par an.

Au régime réel, les loueurs peuvent déduire les amortissements de leurs recettes locatives, afin de diminuer leur base imposable. Le projet de loi de finances pour 2027, en cours d’examen au Parlement, vise à plafonner cette déductibilité.

LF/OB

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