Les frais des PER individuels sont en repli en 2025 selon le 2ème rapport de l’Observatoire des produits d’épargne financière (OPEF). Ils restent supérieurs à ceux de l’assurance vie, tant sur les versements que sur les encours.
PER : des frais en baisse en 2025, mais toujours plus chers que l’assurance vie

Les frais prélevés sur les plans d’épargne retraite individuel (PERin) diminuent. Mais ils demeurent supérieurs à ceux de l’assurance vie. C’est l’un des enseignements de l’Observatoire des produits d’épargne financière (OPEF), créé au sein du Comité consultatif du secteur financier (CCSF), dans son deuxième rapport annuel, publié le 25 juin 2026.
Des frais sur versements en repli, sauf sur deux supports
Les frais sur versements, aussi appelés frais d’entrée, sont passés de 1,16% en 2024 à 1,09% en 2025 sur le fonds en euros, à capital garanti, soit un recul de 7 points de base, d’après des données issues de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) – le régulateur des banques et des assureurs -, couvrant uniquement les PERin assurantiels (gérés par des compagnies d’assurance), hors PER à points.
Sur les supports en unités de compte (UC) hors produits structurés, ils diminuent de 1,62% à 1,51% en moyenne : dans le détail, ils atteignent 1,22% en gestion libre, contre 1,28% en 2024, et 1,69% pour les autres modes de gestion (pilotée, profilée ou sous mandat), contre 1,81% un an plus tôt.
Deux types de placements échappent à ce mouvement : les frais sur versements sur les fonds eurocroissance (à capital garanti à une échéance d’au moins 8 ans) ont progressé de 1,86% à 1,91%, et ceux sur des produits structurés – également connus sous l’appellation de fonds à formules – de 1,52% à 1,76%.
Frais de gestion quasi-stables
Les frais de gestion annuels, aussi appelés frais sur encours, sont, quant à eux, restés quasi stables : ils ont été ramenés à 0,76% sur le fonds en euros en moyenne en 2025, contre 0,77% en 2024, et sont demeurés à 0,91% en moyenne sur les unités de compte hors produits structurés. Dans le détail, ces frais de gestion ont reculé en gestion libre, de 0,93% à 0,89%, mais ont progressé pour les autres modes de gestion, de 0,90% à 0,92%.
Les frais d’arbitrage, prélevés lors d’un changement de composition du contrat, ont été réduits de 0,08% en 2024 à 0,07% en 2025. Les frais retenus sur les sommes versées en cas de sortie de rente (appelées arrérages), font le chemin inverse, passant de 2,19% en 2024 à 2,20% en 2025.
Un écart avec l’assurance vie qui reste marqué
Malgré ces frais globalement en repli, le PER individuel reste plus coûteux que l’assurance vie. Les prélèvements sur les versements sont deux fois plus élevés, pour le fonds en euros, et 2,6 fois, pour les unités de compte, que ceux de l’assurance vie. Sur cette dernière, les frais sur versements du fonds en euros s’établissent à 0,55% en 2025 et ceux des unités de compte hors produits structurés à 0,57%, dont 0,54% en gestion libre. Les frais de gestion de l’assurance vie sont également plus bas, à 0,67% sur le fonds en euros et à 0,88% sur les UC.
Rédacteur en chef spécialisé placements et fiscalité











