Le montant total de taxe foncière sur les propriétés bâties a atteint un nouveau record de 55,1 milliards d’euros en 2025, en hausse de 2,8%, selon une note de l’administration fiscale publiée le 5 mai 2026. La progression est presque deux fois moins forte qu’en 2024 (+ 5,4%) et près de quatre fois moindre qu’en 2023 (+ 9,7%).
Taxe foncière : la hausse ralentit nettement en 2025, 1 117 euros en moyenne pour un particulier

La taxe foncière augmente encore et toujours, mais moins vite. Les propriétaires de biens immobiliers ont versé 55,1 milliards d’euros de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) au titre de l’année 2025, frais de gestion perçus par l’État et taxes annexes inclus, contre 53,6 milliards d’euros en 2024, d’après les données publiées par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) le 5 mai 2026. La hausse s’établit à 2,8% sur un an, son rythme le plus modéré depuis 2021.
Lors des deux dernières années, la taxe foncière avait flambé, de 5,4% en 2024 et de 9,7% en 2023, principalement en raison de l’indexation des bases d’imposition sur l’inflation.
35 euros de plus en moyenne pour un propriétaire particulier
Les 31 millions de propriétaires particuliers (hors sociétés civiles immobilières) ont payé en moyenne 1 117 euros de taxe foncière en 2025, contre 1 082 euros un an plus tôt, soit 35 euros de plus (+ 3,2%). Les particuliers représentent à eux seuls 63% du produit de la TFPB, avec 34,7 milliards d’euros versés (+ 2,6% par rapport à 2024).
Tous propriétaires confondus (entreprises, SCI, copropriétés, offices HLM), la cotisation moyenne s’élève à 1 669 euros, contre 1 617 euros en 2024 (+ 3,2%).
L’inflation principal moteur de l’augmentation
Le ralentissement de 2025 s’explique par une moindre revalorisation des bases d’imposition (+1,7%) et surtout, dans un contexte préélectoral, par une modération des taux votés par les communes et intercommunalités. Leur évolution n’ayant contribué qu’à hauteur de 0,2 point de pourcentage à la hausse des sommes perçues en 2025. À l’approche des élections municipales de 2026, peu d’élus ont relevé les taux d’imposition, un phénomène déjà observé en 2019.
Enfin, la hausse est due à l’augmentation du nombre de biens taxables et/ou à leur agrandissement (+ 0,9 point).
Des hausses à anticiper après les municipales
Le répit pourrait être de courte durée dans un contexte de regain d’inflation. En 2026, les bases d’imposition vont augmenter de 0,8%. Les avis d’imposition reçus à l’automne 2026 reflèteront les premiers arbitrages des nouveaux conseils municipaux.
L’expérience des précédents mandats municipaux montre que les élus relèvent fréquemment leurs taux après les élections : en 2023, à mi-mandat, l’effet taux avait ajouté 3,4 points de pourcentage à la hausse de la taxe foncière, d’après les statistiques de la DGFiP.
Rédacteur en chef spécialisé placements et fiscalité











