Des milliers de retraités pourraient toucher une pension qu’ils n’ont jamais réclamée. L’Union retraite a envoyé 227 000 courriers aux personnes nées entre 1949 et 1954 pour les alerter sur leurs droits oubliés.
Retraite : vérifiez ce courrier, une pension oubliée peut vous attendre

Vous êtes né(e) entre 1949 et 1954 ? Vous avez peut-être reçu un courrier de l’Union Retraite, le groupement d’intérêt public (GIP) qui représente les 35 principaux régimes français de retraite sur les 42 existants. Ce document n’est pas une publicité, ni une simple information administrative : il peut signaler qu’une somme vous est due au titre d’une retraite jamais demandée.
Selon le média en ligne MoneyVox, 227 000 courriers ont été envoyés entre l’automne 2025 et la fin du premier trimestre 2026. Ils concernent des retraités susceptibles d’avoir oublié une partie de leurs droits.
Pourquoi autant de pensions restent non réclamées
Le phénomène n’est pas anodin. Environ un million de retraités n’auraient pas demandé une pension de base et/ou une pension complémentaire auxquelles ils peuvent pourtant prétendre. Dans certains cas, les personnes concernées ignorent tout simplement que ces droits à la retraite existent.
Ces oublis peuvent venir de périodes de travail anciennes, courtes ou mal identifiées, comme un job étudiant, une activité indépendante, un mandat local, ou encore quelques années passées dans un régime particulier. Les personnes étrangères ayant travaillé en France peuvent aussi être concernées.
Des droits parfois modestes, mais bien réels
L’Union retraite cible notamment les assurés dont les droits oubliés dépassent 150 euros en versement forfaitaire unique (VFU), ou 12 euros par mois. Cela peut sembler limité, mais sur plusieurs dizaines d’années, le manque à gagner est conséquent.
Pour repérer ces pensions non réclamées, l’Union Retraite croise les données des différents régimes. Sont notamment concernés certains anciens affiliés de la Cavec (régime de retraite des experts-comptables), des auto-entrepreneurs dépendant de la Cipav (régime de retraite des professions libérales non réglementées), des bénéficiaires du minimum garanti du Service des retraites de l’État (régime de retraite des fonctionnaires d’État, des militaires et des magistrats) ou encore des élus locaux relevant de l’Ircantec (régime de retraite complémentaire des agents publics non titularisés).
Le GIP travaille ensuite avec les caisses de retraite pour retrouver les adresses postales les plus récentes. Ce travail avait déjà permis l’envoi de 160 000 courriers en 2024.
Le bon réflexe : vérifier votre carrière
Même sans courrier, vous pouvez contrôler vos droits sur info-retraite.fr. Le site, édité par l’Union Retraite, permet de consulter gratuitement l’ensemble de votre vie professionnelle et de repérer d’éventuelles périodes de cotisation manquantes.
Si vous avez eu plusieurs statuts professionnels, des emplois courts ou une carrière « hachée », mieux vaut vérifier. Ce serait dommage que vous passiez à côté d’une retraite potentielle.
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Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite











