Coup de pouce pour deux tiers des bénéficiaires la prime d’activité

Par Olivier Brunet
Temps de lecture : 2 minutes
50 € de gain moyen pour 3 millions de bénéficiaires de la prime d'activité

En complément de la revalorisation annuelle au 1er avril, la prime d’activité est réformée pour procurer un montant supplémentaire de 50 euros en moyenne, à près de 3 millions de bénéficiaires.

Double revalorisation pour la prime d’activité. Outre son augmentation annuelle au 1er avril, cette aide versée par la CAF et la MSA, qui vise à encourager l’exercice d’une activité professionnelle rémunérée, fait l’objet d’une revalorisation exceptionnelle pour les bénéficiaires dont les revenus professionnels sont supérieurs à un Smic. La mesure vise à faire en sorte que le travail paye davantage que le bénéfice exclusif des prestations sociales. Elle a été décidée dans le cadre du compromis trouvé en début d’année entre le gouvernement et le Parlement pour faire adopter la loi de finances pour 2026.

Un bonus majoré et étendu

La réforme doit procurer un supplément de prime d’activité de 50 euros en moyenne à près de 3 millions de foyers bénéficiaires, soit deux tiers des 4,5 millions d’allocataires recensés. La revalorisation porte sur l’un des paramètres de calcul (la bonification individuelle), dont la modification va bénéficier à un plus grand nombre de travailleurs et pour un montant plus élevé qu’auparavant.

La revalorisation habituelle au 1er avril porte le montant de base de la prime d’activité, le principal paramètre de calcul,  à 638,28 euros, contre 633,21 euros au 1er avril 2025, soit une augmentation de 0,8%. Elle correspond à l’inflation moyenne annuelle hors tabac constatée à fin février. Les deux augmentations seront visibles au moment du versement des prestations sociales le 5 mai 2026, au titre du mois d’avril.

La prime d’activité bénéficie aux personnes exerçant une activité professionnelle, salariée ou indépendante, disposant de revenus modestes à moyens. Son montant dépend du niveau de revenus, de la composition du foyer et des conditions de logement. Elle cesse d’être versée au-delà d’environ 2 000 euros de rémunération nette mensuelle pour une personne seule ou 3 450 euros pour un couple avec deux enfants dont un seul membre travaille.

Olivier Brunet

Olivier Brunet

Rédacteur en chef spécialisé placements et fiscalité

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