Selon une étude du courtier WTW, 46% des entreprises interrogées ne sont pas équipées d’un régime de retraite supplémentaire à l’attention de leurs collaborateurs. Ces contrats collectifs facultatifs viennent en complément des régimes de retraite obligatoires.
La retraite a beau être l’une des préoccupations des Français, elles n’intéressent pas beaucoup leurs employeurs. D’après une étude, présentée le 4 novembre 2026 par le cabinet de courtage et de conseil en ressources humaines WTW et menée auprès de 79 entreprises clientes, 46% d’entre elles reconnaissent ne pas avoir mis en place un dispositif d’épargne retraite collective au bénéfice de leurs salariés.
Plus les entreprises sont petites et moins elles sont équipées d’un régime facultatif de retraite supplémentaire qui vient s’ajouter aux régimes de retraite de base et de retraite complémentaire obligatoires. Si seuls 26% des groupes employant plus de 2 500 salariés ne proposent pas d’épargne retraite collective, le pourcentage monte à 42% pour les entreprises de 1 000 à 2 500 salariés, à 47% pour celles de 500 à 1 000 salariés et culmine même à 67% pour celle de moins de 500 salariés.
Le faible équipement des petites et moyennes entreprises (PME) et des très petites entreprises (TPE) en retraite supplémentaire n’est pas nouveau. « Les TPE-PME ne disposent pas, bien sûr, des mêmes moyens que les grands groupes. Mais il n’y a pas que le frein financier. Elles ont tendance à appréhender les dispositifs d’épargne retraite avant tout comme un coût et non comme un moyen de fidéliser leurs collaborateurs », analyse Valéry Bassong, directeur du département épargne entreprise chez WTW France.
Pour le dirigeant, il faudrait mettre en place une épargne retraite collective obligatoire dans l’ensemble des entreprises françaises, quelle que soit leur taille, sur le modèle de la complémentaire santé. Dès lors qu’une entreprise emploie un salarié, elle doit proposer, depuis le 1er janvier 2016, une « mutuelle » à ses collaborateurs, dont elle doit prendre en charge au moins 50% de la cotisation.
Parmi les 54% d’entreprises équipées, 41% proposent un dispositif de retraite supplémentaire, deux dispositifs pour 9% d’entre elles, trois dispositifs pour 1%, quatre dispositifs ou plus pour 3%. Il s’agit dans 47% des cas d’un plan d’épargne retraite obligatoire (PERO), à 24% d’une retraite supplémentaire à cotisations définies (ou « article 83 »), à 17% d’une retraite supplémentaire à prestations définies (« article 39 ») et à 7% d’un sursalaire (« article 82 »).
À savoir : ces données ne prennent pas en compte l’épargne salariale, dont le plan d’épargne retraite collectif (PERCOL).
JP / LF





