Les Français prévoient de dépenser 1 530 euros en moyenne pour leurs vacances cet été 2026, soit 150 euros de moins qu’en 2025, selon une étude Ifop pour Alliance France Tourisme. En cause : l’inflation et les tensions internationales.
Vacances d’été 2026 : les Français rognent leur budget de 150 euros

Le rêve d’évasion estivale des Français s’érode. À peine plus des deux tiers (68%) d’entre eux prévoient de partir une semaine cet été, contre plus des trois quarts (77%) l’an dernier, selon une étude de l’Ifop pour Alliance France Tourisme – un groupe de réflexion qui réunit des grands acteurs du secteur du tourisme, comme Accor, Air France ou encore la Compagnie des Alpes – publiée mardi 28 avril. Surtout, seuls 37% se disent « certains » de boucler leurs valises, contre 50% l’an passé.
Un budget vacances en chute libre
D’après l’étude, le budget vacances moyen tombe cette année à 1 530 euros, soit 150 euros de moins qu’en 2025. Plus d’un tiers des personnes interrogées (35%) prévoient de dépenser moins de 1 000 euros, et seuls 11% envisagent de dépasser les 3 000 euros (contre 15% l’an dernier). Pour financer le séjour, 86% planifient de puiser dans leur épargne. Conséquence : un Français sur deux (51%) compte rogner ses dépenses, en raccourcissant la durée du séjour (61%), en limitant les dépenses sur place (60%) ou en chassant les bonnes affaires (47%).
Sans surprise, le contexte géopolitique lié au conflit entre l’Iran et la coalition israélo-américaines – associé à la hausse des prix, en particulier énergétiques – pèse directement sur les arbitrages. Ainsi, 41% des sondés déclarent modifier leurs projets en raison de la situation internationale, notamment au Moyen-Orient. Près de trois quarts jugent certaines zones dissuasives. Les réactions vont de l’attentisme (12% repoussent leurs réservations) au changement de destination (8%), les annulations sèches restant marginales (7%).
La France, grande gagnante des arbitrages
Dans ce contexte, le tourisme intérieur devient une valeur refuge. Le sondage révèle que 71% des vacanciers séjourneront en France cette année, soit trois points de plus qu’en 2025. En revanche, seuls 23% visent l’Europe et 9% une destination lointaine. La voiture personnelle reste le mode de transport dominant (68%), loin devant l’avion (24%) et le train (18%).
Côté hébergement, les arbitrages traduisent une volonté de maîtrise du budget vacances. Le recours aux plateformes type Airbnb recule de quatre points sur un an, tandis que l’hébergement gratuit (famille, amis) bondit de 22% à 32% pour les courts séjours, plus modulables. Le camping progresse aussi nettement, de 17% à 27%. Autre constat : l’incertitude pousse les Français à garder une marge de manœuvre, quitte à arbitrer au dernier moment.
En définitive, l’été 2026 ne sera pas celui du renoncement, mais celui de l’ajustement. Les Français continueront de partir, mais différemment : plus près, plus prudemment et avec davantage de flexibilité.
Journaliste spécialisé immobilier











