Le montant brut du salaire minimum sera porté à 1 867,02 euros, soit 1 477,93 euros en net. La revalorisation a été officialisée par un communiqué du ministère du Travail.
Le Smic augmentera de 2,41% dès le 1er juin 2026. Le mécanisme de revalorisation anticipée du salaire minimum, prévu par le Code du travail (à l’article L. 3231-5) va se déclencher, les prix à la consommation ayant cru de 2,2 % en avril sur un an, d’après les statistiques d’inflation publiées par l’Insee.
Smic net en hausse de près de 35 euros
« Le Smic va augmenter autour de 2,4 % dès le 1er juin », a déclaré le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou sur franceinfo, le 13 mai 2026. Précisément, sur la base du Smic mensuel brut actuel de 1 823,03 euros pour 35 heures hebdomadaires, le Smic mensuel passera à 1867,02 euros, selon un communiqué du ministère du Travail diffusé le même jour, pour un Smic brut horaire porté de 12,02 à 12,31 euros, soit une revalorisation de 2,41%. Son montant sera définitivement acté par décret.
Le Smic net mensuel va ainsi s’apprécier de 34,82 euros par mois, passant de 1 443,11 à 1477,93 euros.
Revalorisation sans coup de pouce
Le Code du travail prévoit un relèvement automatique du Smic en cours d’année dès que l’indice des prix à la consommation hors tabac mesuré sur les 20% de ménages les plus modestes progresse d’au moins 2 % par rapport à son niveau lors de la dernière revalorisation. Le salaire minimum est alors relevé dans la même proportion, à compter du 1er jour du mois suivant la publication de l’indice par l’Insee.
La revalorisation annuelle du Smic, fixée au 1er janvier, repose quant à elle sur une formule légale combinant deux composantes : l’évolution de l’indice des prix hors tabac des ménages les plus modestes (dits du « premier quintile »), et la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base des ouvriers et employés (SHBOE). En cours d’année, seule la composante prix peut déclencher un relèvement anticipé, sous condition de franchissement du seuil de 2%.
Le gouvernement conserve la faculté d’accorder un coup de pouce au-delà du minimum légal. Une option que l’exécutif n’a pas souhaité retenir. La présente hausse « n’est pas un coup de pouce » mais « une revalorisation mécanique [….] liée à notre système social », a convenu le ministre.
Rédacteur en chef spécialisé placements et fiscalité












