Avant de souscrire un produit financier, 11% des personnes interrogées consultent un agent d’intelligence artificielle. Le pourcentage grimpe à 19% chez les jeunes.
Placement : plus d’un Français sur dix utilisent l’IA

L’intelligence artificielle (IA) est entrée dans les mœurs des épargnants français. Selon une étude de l’Autorité des marchés financiers (AMF) publiée le 8 juin 2026 et réalisée auprès d’un panel de 2 000 individus représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, 11% des personnes interrogées utilisent l’IA avant d’effectuer un placement.
L’écart entre les femmes (9% recourent à un agent conversationnel) et les hommes (13%) est « modérée » d’après l’AMF. Les différences sont, en revanche, plus marquées en fonction des âges. Seuls 4% des 55 ans et plus consultent ChatGPT, Claude ou Gemini avant de souscrire un produit financier, contre 14% des 35-54 ans et 19% des moins de 35 ans.
Des écarts de diplôme et de CSP
Mais le fossé se creuse surtout en fonction du diplôme. Les titulaires du brevet du collège ou les non diplômés sont 5% à s’informer auprès d’un agent IA avant de réaliser un placement, versus 7% des diplômés du CAP ou du BEP, 12% du baccalauréat à Bac + 2 et 17% d’un Bac + 3 et plus.
La classe socio-professionnelle (CSP) compte également. À peine 6% des retraités et des inactifs utilisent l’IA avant de souscrire un produit financier, contre 12% des CSP – et 17% des CSP +.
Une utilisation liée à la prise de risque
Les épargnants les plus prudents sont eux aussi ceux qui ont le moins recours à l’intelligence artificielle. Seulement 7% des personnes qui refusent tout risque de perte financière dans leurs placements s’informent auprès des robots conversationnels. Elles sont deux fois plus (15%) lorsqu’elles prennent un peu de risque et plus de quatre fois plus (24%) lorsqu’elles prennent beaucoup de risques.
Plus précisément, 19% des investisseurs en Bourse utilisent l’IA comme source d’information. Le pourcentage grimpe à 24% auprès des investisseurs en crowdfunding (financement participatif), et même à 33% pour les investisseurs en crypto-actifs (bitcoin, ethereum…).
Mais chez les utilisateurs de l’IA, rares sont ceux qui font confiance uniquement à ces outils. Parmi eux, 41% les utilisent en complément d’informations fournies par leur banque, leur conseiller bancaire ou un conseiller financier. Plus de la moitié (54%) effectuent en parallèle des recherches sur Internet. En réalité, à peine 5% des aficionados de l’IA utilisent exclusivement les agents conversationnels pour prendre leurs décisions d’investissement.
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Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite











